Toponymie de Trazegnies

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28
jan 2007
Posté dans Les rues E et F par toponymiedetrazegnies à 8:16 | Pas de réponses »

3ème partie :  - E et F

Eglise. ecclesia de Trasineis (1179). Barbier.Op. cit. t. II., n° 54. – t le moustier (1504) S² – t eglise de monsieur st martin (1678) G. – leglise de Trazegnies (1739) P¹ – campagne dessus l’église (1813) - Eglise paroissiale, dédiée à Saint Martin. Analectes pour servir l’histoire ecclésiastique.T. VII, p. 379. L’autel avait été donné à l’abbaye de Floreffe après 1161. Barbier. Op. cit. T. II., n° 24. – V. Fontaines : Marais.  

Europe - Avenue de – Cette avenue qui prend son départ dans la rue Rectem et qui longe le stade communal fut créée dans la seconde moitié du XXème siècle.

  Europe 1   L’avenue de l’Europe fait partie du contour de la cité Saint-Joseph.  Elle relie la rue du Stade à la rue des Roses.

Europe 2 Une autre vue de cette avenue.

Europe 3 L’avenue de l’Europe.

Espinette. l. lespinette du corbeau (1670) C. – espinette ou passe le chemin du corbeau (1787) P³. – Situation : du côté de Courcelles. // 2. lespinette de la chapelle (1694) G. – Lespinette (1891) A. P. -  Situation : du côté de Chapelle lez Herlaimont, à l’autre bout de la localité. – // 3. t proche lespine deseure le viviere (1699) G. – 4. Espinette = spina + suffixe – etum, lieu où se trouvent des espines. A ces endroits se voyaient donc de gros buissons épineux ou des aubépines.

Epine - Rue de – Cette rue prend son départ au bout de la rue de Gosselies, à la limite de Trazegnies-Courcelles. Elle se dirige vers la rue de Pont-à-Celles (partie dans les champs. Elle a une intersection avec la rue de Corbeau  (Section n° 27 et 20). Elle présente la particularité c’est d’avoir sur tout un côté une rangée de maisons de cité ouvrière. Cette cité ouvrière fut créée pour les ouvriers, à la fin du XIXème siècle, du fait de la proximité du charbonnage de Courcelles-Nord.

Ultérieurement, on y a joint un appendice autour du château d’eau qui a pris comme dénomination : Cité Achille Delattre (Voir Delattre) (Section n° 27).

  Epine 1 La rue de l’Epine vue depuis la rue de Gosselies.

 La rue de l'Epine La sortie de la rue de l’Epine. Celle-ci se dirige ensuite à travers champs pour rejoindre la rue des Corbeaux.

Rue de l'Epine 3 C’est ici à cet embranchement avec la rue des Corbeaux que se situe le point culminant de la localité. 

Etangs. l. desseur les étangs du seigneur (1725) G. – au dessus des étangs de trazegnies (1787) P³ – au lieu dit les étangs (1891) A. P. – (son B, n° 97 du cadastre) – lès-étangs. – Ces étangs seigneuriaux n’existent plus. Ils sont comblés par un terril de charbonnage. Le grand étang, oblong, précédé d’un autre, plus petit et irrégulier, touchait au vieux chemin de Chapelle. // 2. Les petits étangs qui se trouvent dans le Petit Bois, sont appelés les étangs du mayeur, parce que Rodolphe Delval, bourgmestre de Trazegnies, les tenait en location (1920). Ils sont constitués par trois réservoirs rectangulaires et par un étang à trois branches, alimenté, quant à lui, par deux sources sorties du Bois des Garennes. – V. Viviers. 

Evrart. Tenant à la voielette des – pres. (1427) G. – Situation imprécise ; vers les viviers. – « Euerardi pratum. – voielette,. « petite voie », sentier.

Fastrimont (1427) G. – le pachij de robiermont deseur fastoumont (1682) G. – desseur fastomont (1728) N¹ – Fastoumont (1802) A. P. – Fastoûmont. – « -Fastadi mons. « la colline de Fastré ».

Fastoumont - Rue de – Cette rue prend son départ dans la rue de Chapelle pour aboutir dans la rue du Butia (section n° 25).

Fastoumont 1 La rue Fastoumont vue depuis la rue du Butia.

Fastoumont – Cité – Cette cité fut créée pour les ouvriers du charbonnage n° 5 de Mariemont-Bascoup (SEction n° 25).

Faux rieu. Le – au bastin pré (1782) G. – Ruisseau artificiel, près du Grand Bois, à la limite de Trazegnies. – V. Bastin pré.

Ferrer. RueActuellement: rue de Prusse. – Elle relie la rue de Courcelles à la route de Gosselies. – Francesco Ferrer, anarchiste espagnol, que vient-il faire ici ? Voir rue de Prusse

Fief. – l.au fief Jean Barbier (1794) P³ deseur l’église. // 2. t au fief Jehan Gollissart (1544) S² – en la coulture des cortoises hayes, tenant au chemin allant au basty hannon (1544) // 3. t au fief Delbruyère (1768) N¹ – s’identifie au fief de la (grande) Potte. // 4. t au fief jan de Lamy (1600) deseur le chasteau // 5. t au fief Lankart (1794) P³ – près du jardin du seigneur. // 6. t au fief medart Motte (1744) – situé entre le château et le Petit Bois, parait s’identifier au fief de la (petite) Potte. // 7. t fief de la Potte. V. Potte. //8. t pièce que l’on dict le fief dele tenre, gisant et tenant au trilz du bois, contenant 1 Bonnier et 25 verges de terre (1534) – près du Grand Bois de Trazegnies. // Ces fiefs étaient des terrains d’origine féodale dont les propriétaires devaient foi et hommage au seigneur de Trazegnies et lui payaient un droit particulier de mutation, dit de relief. 

Fonds.V. Corbeau 

 

 

Les Fonds de Corbeaux: Point culminant de Trazegnies. Au fond, on voit très bien le village de Trazegnies.

Cette vue nous montre l’intersection avec la rue des Corbeaux et la rue de l’Epine.

Fonds de Corbeau Les campagnes des Fonds de Corbeaux. Ici, continue la rue de l’Epine vers la chaussée Brunehaut. C’est au croissement des deux rues que se situe le point culminant de la localité.

Fontaine. chemin de – (1670) G. – chemin de fontaine leveque a gouys (1788) N¹ – chemin de Fontaine (1891) A. P. – Chemin formé actuellement par la Grand-Rue et la rue du 11 Novembre, reliant, par Trazegnies, Fontaine l’Evêque à Nivelles. 

Fontaines. l. Descendant la cimetiere par la fontaine (1701) P¹ – fontaine dessous leglise (1750) P¹ – fontaine d’embas (1771) N¹ – fontaine d’En bas (1833). Vander Maelen. Dictionnaire du Hainaut, p. 485. – fontène d’in bas.- Primitivement elle jaillissait au pied de la montée de l’église. Vers 1860, elle sortait, abondante, sous une voûte arrondie, au milieu de la place de l’église et elle possédait alors un long lavoir avec éclusette commode. Sa bouche est actuellement reportée au fond de la place. // 2. Fontaine de la place (1833). Vander Maelen. Op. cit. p. 485. Dite aussi fontaine du château, était autrefois très rapprochée de l’enclos du château. // 3. Fontaine du Bois Colau (1833). Vander Maelen. Op. cit. p. 485. C’était une jolie source, bien fraîche, à l’orée du bois, sortant en cascade sur un lit de cailloux. Elle a été captée, vers 1935, pour alimenter un château d’eau et l’ombreux berceau de charmille, son voisin, a été ravagé. V. Claires fontaines. 

Fontenelle.V. Closières.

Forge. La voye del forge (1707) N¹ – voye des forge (1721) G. – la piessente Delforge (1758) vôye dèl fôrdje. Sentier qui, à l’intérieur du village, menait à la forge d’un maréchal ferrant où d’un cloutier. La clouterie locale qui fut florissante durant les XVII e et XVIII e siècles, était à son complet déclin vers 1887.

Fosse. l.  terre as (aux) fosse (1291). Analectes. T. VII. p. 379 – demi journal a fosse (1685) N¹ – a les  fosses (1706) S¹ – prêt à fosse (1733) S¹ – la clossurette de fosse (1751) N¹ – au maret des fosse (1747) N¹ – tris des fosses  (1782) G. – Terrain vague, farci de fosses. La proximité du lieu dit marlière laisse croire que ce furent des fosses a marle. La closurette tenait au tij des fosse (1751) N¹ – Le prêt appartenait au marquis de Trazegnies. // 2. t Une mesure a la fosse jean lorent (1747) N¹ – Jean- Baptiste Martin lègue sa maison et jardin dit la vieille maison avec une pièce de terre de 31 ares, située au dessus de l’église a la fosse Jean Lorent. Acte du notaire Piérard, de Thuin, 17 octobre 1814. Plusieurs Jean Lorent sont repris dans les registres locaux, l’un est mort en 1693. (Reg. Paroiss. f° 533). Il s’agit vraisemblablement d’un trou à marne. Un gisement a été exploité près de l’église. V. Ruisseaux ; V. Try.

Foulon. V. Closières ; V. Tiennes.

Foyaulx. Le batil du – (1623) G. – au faweau (1650) G. – campagne du faviau (1754) N¹ – le faiau  (1755) N¹ – campagne du faxeiau  (1772) N¹ – chemin du favial (1744) S¹ – chemin fawiau (1772) S¹ – dessous le Faweau (1818) A. P. – campagne dite fauviaux (1882) A. P. – èl fawya, fagus (hêtre) + ellum (diminutif), « petit hêtre ».

Fin de la rubrique consacrée aux rues E et F

23
jan 2007
Posté dans Les rues A et B par toponymiedetrazegnies à 5:41 | 2 réponses »

 Abbé- Chemin de l’ (1847) – ruelle Maghe (1862) – ruwe de l’abè .
L’abbé Jean Magne, dernier chapelain des marquis de Trazegnies, mort le 12 octobre 1832, avait son habitation au coin de ce chemin.

Rue de l'Abbé La rue de l’Abbé vue depuis son intersection avec la place Albert 1er

 

 Rue de l'Abbé Une section de la rue de l’Abbé

Abruvoire- L’ de ce lieu (1693) – L’abreuvoir de ce lieu (1746) – Il se trouvait au bas de la place du château. Il se dit aussi le welz – V. Welz. L’abreuvoir se trouvait à droite sur cette photo 

Agues’. L’s – Terrains caillouteux au long du Grand Bois, près de la Gloriette. Agaise,  » schiste ».

Albert 1er- Place – Ancienne dénomination : Grand Place (début du XXème siècle) – Place du Marché, Place du Château. C’est la place qui se trouve en face du château de Trazegnies. (Section n° 33). Cette place fut débaptisée en mémoire du Roi-Chevalier : Albert 1er.

Place Albert 1er  La place Albert 1er vue depuis l’entrée du château de Trazegnies.

Place Albert 1er Vue du bas de la place depuis la rue Astrid.

Amnesty International – Place – Nom donné à cette place en l’honneur de ce célèbre organisme. Cette place se situe dans la cité de l’Yser. (section 27)

André- Rue – Elle relie, près de Thiripont, la route de Chapelle à la chaussée romaine. Elle fut tracée, à la fin du XIXè siècle, sur un terrain appartenant à Joseph André (Section 34 du plan)

La rue André La rue André vue depuis la rue de Chapelle.

 La rue André La rue André vue depuis la chaussée Romaine.

  

Andrieu. Verger dit maret iean – 1787 – G – maret jean andré (1788) – marais Jean Dry (1847) marè djândri. Jean Andrieu, homme de fief du marquisat de Trazegnies en 1632. – Ce verger se trouvait près du territoire de Gouy. En 1727, il fut vendu par Anne, fille de Gillion Delbruyère de Potte, à Jean-Baptiste Larsimont, meunier de Trazegnies, et cette mutation donna lieu à un long procès. Anouard el Sadate – rue – Cette rue fut créée dans la seconde partie du XXème siècle. Elle se trouve dans la cité de l’Yser (section n° 27)

Anouard el Sadate1918 – 1981: homme politique égyptien, il succède à Nasser à la tête de l’Etat (1970). Il rompit totalement avec l’U.R.S.S. (1976). Il se rapprocha d’Israël avec qui il signa en 1979 le traité de Washington. Il fut assassiné en 1981 lors d’une parade militaire. Il avait reçu le prix Nobel de la paix en 1976. Rue Anouard el Sadate

Rue Anouard Sadate Une section de cette rue.

Almons(1427) – empres des allymonts (1603) – aux héritages des allmont (1643) – prairie de Haulimont (1713) – héritages des allimonts (1747) – closière de Zolimont (1750) – au jardin des alimonts (1755) – au jardin des olimonts (1760) – demy bonier a eaulimont (1771) – La closière tenait à la haute chaussée et fournissait la menue dîme au curé de Trazegnies. Par héritage, on entendait : maison avec jardin clos. Cet endroit, aujourd’hui inhabité, a donc jadis été bâti. A proximité, au nord de la commune, on trouve deux monts, déterminés par des noms d’homme Fastoumont (Fastré) et Robiermont (Robert). La toponymie de Trazegnies paraît aussi indiquer la possession et contenir un nom propre.

Anne- Le pachys – 1765) Prairie tenant d’occident au chemin de la briqueterie (1765). Elle contenait un bonnier et demi et appartenait au seigneur (1744)

Arbre- Bonnier proche l’ – gillette (1744) – Chemin de l’arbre Julette (1787) – Situation : près du jardin du seigneur (1787) – Ce nom fut francisé par la prononciation dialectale : Djélète. Ardjilètte.

L’ – Largilette (1858). A cet endroit, au sud de l’ancien parc seigneurial, se trouvaient les briqueteries mécaniques (Elles existaient encore au milieu du XXè siècle). Il semble bien avoir identité entre ce toponyme et le précédent. La disparition de l’arbre et l’existence d’une épaisse couche d’argile auront amené la confusion produite par la même assonance.

Argilette 2 L’entrée de la rue de l’Argilette depuis son intersection avec la rue du Château et Latéralle

Argilette 1 La rue de l’Argilette. C’est ici que se situe la limite de Trazegnies. La route conduit vers la localité voisinne : SOUVRET.

C’est à gauche de ce carrefour que se trouvait le terrain d’extraction de l’argile qui était ensuite acheminée à la briqueterie mécanique qui se trouvait à droite de l’entrée de la rue de l’Argilette.

Astrid- Rue – Cette petite rue faisait partie de la rue du Seigneur. Elle fut débaptisée en souvenir de la Reine Astrid, reine des Belges (1905 – 1935) – La Reine Astrid était la première épouse du Roi Léopold III.

Rue Astrid 1 La rue Astrid vue depuis la place Albert 1er.

Rue Astrid 2 La rue Astrid vue depuis la rue de Chapelle.

  

 La  Baille- (1746) – Dépendance d’une maison tenant au jardin du château. Mot d’origine étrangère, pakhuis – « magasin » ici mal orthographié par réminence mythologique. Rencontré dans des textes : le pacus du jardin. (Marchienne-au-Pont – 1789) le paccus (Thuin – 1823) Baille. Pâture nommée la – (1709) – courtil al baille (1713) Situation : gisant à la potte (1709) C’était une pâture close par des barrières à claire-voie. Baille « clôture » faite à la mode ancienne de pieux et de perches, à défaut de fils de fer. Balant – Voir Tiennes. – Il s’agit ici d’une section de l’actuelle rue du Château. Barbier – Voir Courtil – Voir Fief et Ruelles. Bârière. èl – Ancien bureau d’octroi situé à l’intersection de la route de Gosselies au Roeulx et du chemin de la Vierge. La route de Gosselies au Roeulx avait été décrétée en 1840 par concession de péages. Basse cour. Cense de la – (1702) la basse cour du château (1788) – cinse del’basse coûr . Ferme du château de Trazegnies, rebâtie en 1654 – En 1706, Médard Delbruyère, jeune homme, échevin et censier, reçoit à bail du marquis de Trazegnies, pour 9 ans, 29 bonniers de terres labourables dépendant de la bassecourt – En 1749, Pierre Quarez était fermier de la basse cour du château. Le nom de basse-cour est donné généralement aux annexes agricoles des châteaux et des maisons religieuses. La ferme de la Basse-cour se trouve à droite de la rue du Château.

Bastin. Aux bastinprets (1722) le Bastin pré (1782) – Baston pré (1858) – Prairie très humide (frèchau), située entre le bois de Trazegnies et Malplaquet, bornée à l’ouest par le faux rieu du Piéton – « Sebastiani pratum, le pré de Bastin, Bastien ou Sébastien. Batch. èl rî dou – Pour alimenter les viviers de leur maison magistrale, les commandeurs de Piéton avaient détourné le ruisseau provenant de l’abondante source du Bois Colot. Ils le firent couler doucement au moyen d’un fossé, en bordure du Bastin pré, jusqu’au grand étang de Piéton, dans le sens opposé à son cours naturel. Le bac en pierre, posé à la traversée du chemin de Namur à Mons, a disparu mais les traces du fossé existaient encore au début du XXème siècle. Batilz. Le grand – (1474) Obituaire . Archives du presbytère de Gouy-lez-Piéton – battils du moulin (1650) – batit (1720) – chemin du baty (1856) – terre dite bonnier du bâty tenant au Nord au chemin du Bâty Notre Dame (1891) – au bâti – Mauvais terrains, restés en friche, appartenant souvent à la commune. Le bâtis – Lieu dit situé à la droite de la rue des Bois juste à l’entrée du village en venant de Gouy-lez-Piéton. Vue de gauche : Le sentier du Bâty au départ de la rue du Butia. (Section 25) Vue de droite : Vue du village de Trazegnies prise depuis le sentier du Bâtis (Campagne des prés)

Bâty - sentier du Bâty. Il prend son départ dans la rue du Butia pour ensuite pénétrer dans les campagnes avoisinantes.

 Sentier du Bâty 2    

 

Sentier du Bâty 1 Deux vues de ce sentier qui traverse les campagnes avoissinantes au nord de la commune.

Bâty - Rue du – Cette rue à son départ dans la rue des Bois et se pert dans les campagnes pour rejoindre le sentier du Baty.

 Rue du Bâty La rue du Bâty vue depuis son entrée dans la rue des Bois.

Benoite espine- (1291) a le benoit spine (1427) – la benoiste espinne (1699) – à la bénite épine (1864) – al bènwôte èspène – Situation : à la courtoise et haye, joindant aux hayes par deseur la voie de la benoiste espinne (1672) – Aubépine dont le tronc portait (semble-t-il) une image sainte. Le lieux-dit : Benoite Epine se trouve dans les champs, enclavé entre la rue de Corbeau et la rue de l’Yser (Section 27).

Bètch - Voir Gros-bec - Bêtchu. Pachi dou – Prairie située entre la rue de la Station (actuellement Grand-Rue) et la rue Neuve (Actuellement rue des Grands Jardins – section 33). Sobriquet de son occupant (fin du XIXe siècle) dont le tempérament était sans doute assez vif. On désigne betchu un coq de combat qui frappe de préférence du bec. Betléem. Au jardin – (1720) – sur demy bonr de jardin Beetheme (1755) – Cette dernière graphie est sujette à caution; elle est due à un avocat étranger à la localité. En 1720, Baudouin Dartevelle, notaire à Trazegnies, avait annexé ce jardin à un demi bonnier de terre. Bies. Chanal du – du moulin. Version française de la charte communale de 1220 – prés dessouls le biev (1650) – desoub le bÿ (1720) – Bief du moulin banal de Trazegnies – Voir Moulin. Bois – Grand Bois . Les bois de Trazegnies (1689) – le bois du seigneur (1713) – le grand bois (1867) èl grand bos – Ce bois s’étend en bande de peu de largeur sur la rive droite du Piéton // Au bout d’une allée se dresse un arbre étonnant par sa robuste vieillesse : èl gros tchêyne (le gros chêne). Il servait, au

milieu du XIXe siècle, de rendez-vous de chasse au dernier marquis de Trazegnies et au duc de Croÿ. Vue du grand bois (section 31) %20Bois.jpg Deux vues du Grand Bois de Trazegnies – L’entrée (en venant du Gros Bec) et la sortie du bois (vers Piéton)

Petit Bois - Vers le petit bois (1750) – dit aussi bois de la marlière (1744) – Petit bois (1821) – èl pètit bos. Le petit bois cache plusieurs étangs. Il est renversé d’un côté par un terril de charbonnage et il est rogné de l’autre par des défrichements // Le grand bois (52 bonniers en 1744) et le petit bois (10 bonniers en 1744) dépendaient du domaine seigneurial. De peu d’étendue, ils ont résisté au défrichement ancien et ils sont restés comme deux îlots de verdure au milieu des champs. A l’époque romaine, la toponymie précise, au sud-est du territoire, la situation d’autres bois, des haies, là où s’étalaient déjà au XVIIème siècle des terres arables.

En arrivant à l’entrée du Petit Bois (en venant de la Drève), un chemin conduit vers un étang. Cet étang est une propriété privée et est loué à une société. De nombreux pêcheurs y viennent en été ainsi que de nombreux visiteurs. C’est un véritable havre de paix et de tranquillité. L’étang est situé au pied d’un terril. Il est alimenté par des nombreuses sources.

 L'étang Beguin Vue de l’accès à l’étang Beguin.

En pénétrant dans le Petit Bois, on descend l’allée principale en pente douce, un autre étang situé à droite apparaît. Cet étang est une propriété privée et la pêche est strictement interdite.

Le Petit Bois Vue de l’entrée du Petit-Bois de Trazegnies.

162lalledupetitbois.jpg Vue de l’allée du Petit-Bois.

 164leptboisltangpriv.jpg Vue de l’étang qui se trouve au point le plus bas du Petit-Bois.

 Après être passé devant cet étang, on remonte l’allée pour se diriger vers la sortie du Petit Bois.

La sortie du Petit-Bois La sortie du Petit-Bois.

 La cabine du Petit-Bois La sortie du Petit-Bois avec, à gauche) l’ancienne cabine électrique.

 A la sortie du Petit Bois, on aperçoit les ruines d’une ancienne cabine électrique. Cette cabine, autrefois, alimentait un signal lumineux destiné au passage d’un train qui effectuait la navette entre le puits n° 6 et le puits n° 5 des charbonnages de Mariemont-Bascoup.  Le puits n° 6 n’avait pas de terril propre, ni de centre de triage. On extrayait uniquement le charbon et de ce fait, l’acheminement de celui-ci se faisait par des petits wagonnets. Ceux-ci traversaient de part en part le Petit Bois (du nord au sud). A la sortie du Petit Bois, la vue s’étend à travers champs jusqu’au Gros Bec.

Vers le Gros-Bec

Vers le gros Bec.

Pour se diriger vers le Grand-Bois, on est obligé de parcourir la campagne jusqu’au Gros Bec, et ce, du fait que l’autoroute (R3) traverse de part en part la ville et sépare ainsi l’ancienne liaison entre les deux bois. Vers le Gros Bec (section n° 32) 

 Bois-Rue des – èl ruwe dès bos conduit de l’église de Trazegnies vers l’église de Gouy par le château de La Haye. Elle devait jadis conduire vers des lieux forestiers plus importants que les bosquets qui s’élèvent près du château (démoli après 1908) – (voir le bosquet de Gouy)

Rue des Bois 1 L’entrée de la rue des Bois (en venant de Gouy-lez-Piéton)

 

Rue des Bois 2 Une section de la rue des Bois.

Bonne-Espérance. les bonn’espèrance . Aux terres de bonne espérance tenant au chemin du seigneur (1685) – terre gisant à Trazegnies, tenant à la terre de bonne espérance (1712) – trois mesures aux bonnes espérances (1741). Ces terres, situées en bordure du vieux chemin de Nivelles, en partie sur le territoire de Gouy, en partie sur Trazegnies, appartenaient à l’abbaye de Bonne-Espérance située, près de Binche (Hainaut) Bonniers. Les trois bonniers du seigneurs (marquis de Trazegnies) (1713) – les twâ bounis. Situation : près du chemin de la Bénite-Epine – aux sept bonniers du seigneur (1759) – Situation : sur la campagne au dessus de l’église – les onze bonniers, en bordure du chemin de Forchies, près de l’Argilette – pièce dite des quatorze bonniers sur la campagne vers le Piéton (1744) – les quinzes bonniers dit le champ de l’hôtel (1744) // Les terres se mesuraient à Trazegnies au pied de Gozée. La contenance sert parfois à désigner le bien mais en général l’indication de superficie est imprécise.

Bonniers - Rue des – Cette rue se situe dans la cité Arthur   »Saint-Joseph » adjacente au stade.

Rue des Bonniers

La rue des Bonniers vue de la rue de l’Yser

Bosquet- rue du – Nom donné à cette rue pour désigner le bosquet qui longe cette rue. La rue du Bosquet (section n° 26) se trouve à la sortie du village vers Gouy-lez-Piéton.En prolongement de la rue du Bosquet, se trouve un chemin qui se dirige vers la ferme de La Haye. Celui-ci passe devant ce qui fut le château de la Haye (démoli au début du XXème siècle.)

Rue du Bosquet La rue du Bosquet. C’est ici que se situe la route qui se dirige vers la localité voisinne : Gouy-lez-Piéton.

Bosquy. Pré dit – (1733) – Ce pré appartenait au marquis de Trazegnies. Il était proche de Thiripont et confiné à un bosquet, isolé du grand bois par un défrichement. Boucher. Cense – 1697. Cense Henoch (1759) – La cense Boucher et la cense Henoch désignent la même ferme. Enocq Bouchier apparaît en qualité d’homme de fief dans un acte de 1624 – Le relief de la cense fut fait; en 1652 par son fils, Lambert Bouchier, bourgeois de Mons, puis en 1685 par la veuve de Paul Boucher et encore en 1693 par Jean-Baptiste Boucher. En 1727, le Rond, prévôt de La Buisière, vend la cense à Jean-Bernard Mathey, bailli de Trazegnies. Ce bien fief, nommé vulgairement Cense Enock, comprenait 27 bonniers de terre et 9 bonniers de prairie. En 1770, il fut saisi entre les mains de Charles-Augustin Maghe, à titre de son épouse, Marie-Thérèse Mathey, en suite à un arrêt de la Cour du Souverain Conseil de Brabant (fermier : Pierre Mattez) Boucqueau. Demy bonnier de terre – tenant au batij du moulin (1733) – Piere boucqueau, cousturier, demorant a trazegnies tenait en hommage de Jean, baron de Trazegnies, un fief ample d’un bonnier de terre labourable (1532). Boulogne – Deseur la petite bouloigne (1670) – la campagne de boulogne (1737) – le journel des boulognes (1761) -les boulôgnes – Portion sur Trazegnies d’un vaste territoire qui s’étend sur Forchies-La Marche et sur Piéton. Boulant – « sol mouvant ». Op. cit. Ce n’est pas admissible. Pourrait davantage s’interpréter par la forme refaite : « Bolonia. Bolo, nom propre germanique et – onia, suffixe latin qui est devenu – ogne et qui est la terminaison de beaucoup de noms de localités. Locution locale : au trèvi lès dès boulôgnes (variante recueillie par M. le Bourgmestre Philippe) ou t’tavô lès près dès boulôgnes – se dit d’un malade qui divague. On pourrait difficilement concevoir en ayant le sentiment des réalités, des prés sur un plateau sec des Boulognes. La première variante indique une simple traversée (au trèvi); la seconde, plus vivante et surtout plus pure, spécifie un parcours en tous sens (t’tavô) Brassine. La (1704) – la brasserie (1704) – Appartenait à Dominique Pepin. Elle était esbranlée et at poury par les fumées. Le voisin, en cours de justice, argue qu’étant enfermée entre les maisons d’autruy elle risque d’y mettre le feu et de faire un incendie de toutes les maisons de la place (1704) Brays. sur la campagne du – (1781) – Situation : sur la campagne de Trazegnies au delà du chemin qui conduit de la Benoite Epinne a la haute chaussée (1781) – Brai (vieux français) – « boue » – « marais » Bricterye. Le paischil de la – (1682) – chemin de la bricterie (1750) – chemin de la briqueterie (1847) al brèctreye la terminaison de beaucoup de noms de localités.

Briqueterie- Rue de la – Cette rue fut dénommée vraisemblablement en souvenir de la briqueterie de Trazegnies. Elle se divise en deux portions de dénominations différentes: la rue de la Briqueterie qui prend son départ dans la rue de Chapelle, face au sentier Madame pour aboutir à nouveau dans les prés et le sentier de la Briqueterie qui prend son départ au milieu de la rue de la Briqueterie et pour aboutir dans la rue Destrée.

 Rue de la Briquetterie La rue de la Briquetterie vue depuis la rue de Chapelle.

 Sentier de la Briquetterie 1 Le sentier de la Briquetterie vu depuis la rue de la Briquetterie.

Sentier de la Briquetterie 2 Le sentier de la Briquetterie vu depuis sa sortie dans la rue Destrée

Ce sentier se transforme en rue à partir du bas du sentier.

Brisè. èl – Voir Nivelles Brouwer. Terre dite le petit (1789) – p’tit browèr’. Situation : sur la campagne de la ruelle a chat. On dit à Trazegnies d’un homme petit et farceur : in p’tit browèr. Brulée. Prairie et maison dite maison (1750) – Les bâtiments qui avaient été incendiés, étaient à front du chemin conduisant à Fontaine. Bruletrée. Sentier – (1847) Brunehault – Voir chaussée Bruslé. Proche le courtil (1701) – le courtil brulé (1780) – Un contrat notarié de 1681 porte la signature de Jean Brullé.

Budapest - Rue de – (Section n° 27) – Cette rue fut créée dans la seconde partie du XXème siècle. Elle fait partie de la cité de l’Yser.

Buisson. Chemin allant au loin (1720) terre contre le bois de Trazegnies et au chemin allant à long buisson (1733) Buse. Pré a coulette ditte buze (1701) – pré a la buze (1715) preit a la buze (1780) – Dans cette prairie on avait canalisé l’écoulement des eaux et apparaissait un tuyau (buse). La citation de 1701 est suggestive : goulotte, = « rigole ». Buteau – Au chemin du (1625) – le chemin du butteau (1694) – rue du buttiau (1719) – cense du Butia (1867) au bûtia // Butia a été expliqué par le latin « bullitellum, diminutif de bullitus.  » bouillonnement ». Cette explication paraît plus sûre que la traduction par « petite butte ». Elle répond d’ailleurs, ici, à la réalité topographique. On voit une source, réputée par la qualité de son eau, en face de notre ferme du Butia. Elle donne naissance à un ruisselet éphémère qui descend, en suivant un fossé, jusqu’à la rivière du Moulin. De nos jours, cette source a été mise sous aqueduc.

Butia - Rue du  Butia vue depuis la rue de Chapelle (section n° 26) 

Rue du Butia

4ruedubutia.jpg Une section de la rue du Butia

 

 

L’impasse de la rue du Butia. Dans la rue du Butia, se trouve une impasse.

 Appendice de la rue du ButiaCette impasse fait partie de la rue du Butia.

Dans la rue du Butia, au pied de la côte (vers la rue du Seigneur) débouche un sentier dénommé « sentier du Butia ». Ce sentier relie la place Delbruyère à la rue du Butia. Autrefois, ce sentier était fortement fréquenté, en fait, il servait de « raccourci » vers le charbonnage n° 5 de Mariemont-Bascoup.

Sentier du Butia Vue de l’entrée du sentier vers la place Delbruyère.

De nos jours, le sentier est pratiquement impraticable sur une partie, et ce, du fait du manque d’entretien par l’administration de la voirie.

Fin de la rubrique consacrée aux rues A & B

 

23
jan 2007
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Cabaret. Aujoindant le courtil du curé (1672) – aux cabarets (1752) – les cabarets. Cabaret, « estaminet »

Cadè. Pachi douLa ruelle du Cadet, dite aussi rue du Pachy du Cadet, est une ancienne prairie qui appartenait à la famille Stordeur. L’Atlas de Monsieur A.C. Stordeur montre, en 1856, la parcelle dans son état primitif, avant la construction des deux rangées de maisons ouvrières. Les Stordeur portaient le sobriquet de Cadet. Anne-Marie Stordeur, dite Cadet, est désignée sous le spot familial en 1701 dans le registre paroissial de Trazegnies. // èl cinse dou Cadè, ferme des Stordeur, était située en bordure de la rue du Seigneur, au tournant vers l’église. La grange seule subsiste, à peu près vis-à-vis de la maison qui fut celle de l’apothicaire Ghislain et qui est devenue la résidence des religieuses de l’Ecole Libre.

Cadet - Rue du - Cette rue pavée  trouve son entrée dans la rue de Pont-à-Celles pour déboucher dans la rue du 11 Novembre. Ce lotissement fut créé en 1861. (Pachy d’où cadet)

Rue du Cadet La rue du Cadet vue depuis la rue du 11 Novembre.

Impasse de la rue du Cadet La rue du Cadet possède une impasse que l’on voit ici sur cette vue.

Rue du Cadet 3 La rue du Cadet vue depuis son intersection avec la rue de Pont-à-Celles et de l’Yser.

CaillouxDemi bonnier a cailloux (1787) – Cette terre était située à proximité du pré de Saust // Ruelle à Cailloux (1659) – ruelle aux cailloux (1701) – ruelle a cailliaux (1769) – ruelle a caillou (1847) - rouwelle a cayôs. Portion subsistant encore de la voie qui menait du château vers Courcelles. La déclivité de ce chemin de terre permettait aux pluies de l’éroder avec violence, mettant à nu de gros cailloux. Vers 1860, c’était encore un ravin sombre, boisé et désert. C’est maintenant une rue pavée et bordée de maisons.

    Rue à Cailloux    La rue à Cailloux vue depuis la rue de l’Abbé. 

         Rue à Caillox 2  La rue à Cailloux vue depuis la Grand-Rue

Cambe. Lede Trazegnies (1506) – Cambe, « brasserie » Maison, cambe, brasserie et les hostilz…. gisant deles le fontainez (près de la fontaine) furent arrentés pour 32 livres, le 20 juin 1506, par Jean, baron de Trazegnies, au profit de Jean Scarmur – Voir Brassine

Canal. èl – Dônat (ciréa 1860). Long bras d’eau très poissonneux, séparé des étangs du seigneur par une « drève » d’ormes. Ce chemin bordé d’arbres reliait le Petit Bois au vieux chemin de Chapelle. Tout  est disparu : canal et chemin, comblés et ensevelis sous un terril de charbonnages. Donat Quairière, le garde des étangs, avait son habitation au bord de l’eau (° 16-11-1836 + en 1907). Il était le fils de Donat Quairière (1781 – 1860) et de Marie-Catherine Roland.

Cantine. Sentier de la. (1847) – Débit de boissons à proximité des charbonnages de Courcelles-Nord (aujourd’hui disparu).

Cavalier, Ruelle du (1847) – Sobriquet de la famille Vilain, créé à la fin du XVIIIè siècle : le cavalier Vilain. et perpétué jusqu’au milieu du XXè siècle.

Cavin, èl (vers 1860) – Profonde échancrure située dans le Grand Bois, à droite du sentier (disparu) d’Herlaimont. Ce ravin était caillouteux. A l’extrémité opposée du village, existait un autre trou : Voir Marchiennes.

Cayes. Ruwe des – Désignation populaire et désuète d’une rue qui, par décision du conseil communal, s’est appelée successivement depuis le début du siècle : rue des Ecoles, rue du 11 Novembre (après 1918) et rue Adolphe Rectem (échevin de Trazegnies, + le 2 juillet 1932). Les administrations municipales ont toujours été néfastes aux vieux noms de terroir. // Suivant la plupart des gens de Trazegnies (vers 1890), la rue tirait son nom des cailles. Elle passait sur un terrain sec, très favorable à ces oiseaux. Cette opinion courante pourrait provenir d’une étymologie populaire // Une autre explication est plausible. Les premières bâtisses d’un  long tronçon de cette rue furent une file de petites maisons ouvrières construites par Félix Ghislain pour ses tisserands. Félix Ghislain, né à Trazegnies le 17 décembre 1792, fabricant de laine (étoffes), bourgmestre, mourut le 15 août 1852. L’industrie locale du tissage, prospère durant le XVIIIe siècle, disparut avec lui. Les cayes, « chiffon » déchet d’étoffe devaient désigner les tisserands occupant cette enfilade de petites maisons. Le mot s’est, avec la perte de l’industrie, échappé du vocabulaire local. Son emploi fut éphémère. Le terme péjoratif, porté sur le groupe de maisons vers 1835, dut tomber en décrépitude dès 1860. De nos jours, il ne figure plus sur aucun document écrit.

Celles. Voie de Selle (1616 ?) – a la voye de celles (1744) – grand chemin de pont-a-celles (1787)- chemin de Celles (1813) - tchèmin d’celle. Ancien chemin qui menait de Trazegnies à Pont-à-Celles. Aujourd’hui, ce chemin se perd dans la campagne après son intersection avec la rue de Corbeau. De nos jours, il porte la dénomination de rue de Pont-à-Celles. (section n° 26)

Rue de Pont-à-Celles 1 La rue de Pont-à-Celles vue depuis la rue du 11 Novembre.

Rue de Pont-à-Celles 2 La rue de Pont-à-Celles vue depuis la rue de Corbeau

Rue de Pont-à-Celles prolongée A ce croissement, la rue de Pont-à-Celles se dirige vers les campagnes pour aboutir à la chaussée Romaine.

Cense. « ferme » – exploitation rurale – Bailler à cens, bailler à ferme, « louer », concession que le propriétaire fait de ses fonds à quelqu’un sous une redevance annuelle. Les bâtiments, objet de bail, ont reçu le nom du droit.

Cerisier. Au…. du curé (1707) – la terre du cerisier (1787). Ce bien appartenait à l’abbaye de Floreffe qui désignait les curés de Trazegnies parmi ses chanoines.

Cerisiers. Rue des. Cette rue fut créée dans la seconde partie du XXè siècle. Elle se trouve dans la nouvelle cité près du stade. Elle doit son nom au fait qu’elle est bordée de cerisiers du Japon. (Section n° 26).

Rue des Cerisiers La rue des Cerisiers vue depuis l’Avenue de l’Hôtel de Ville.

 Rue des Cerisiers en fleurs Une belle vue de cette rue vue depuis la l’avenue de l’Europe.

Chabot . Closière du gros (1750) – au gros sabot (1782) – Jardin clos situé près de Malplaquet.

Champt. sur le petit …. de traizeignies (1696) – a la rue du petit champ (1782) – chemin du Petit Champ (1847) – Actuellement : Rue du Petit Champ. (Section n° 26)

ChampRue du Petit. Ce chemin, autrefois, un sentier, fut transformé en rue bordée de maisons vers la fin du XIXè siècle et début du XXè siècle et ce, du fait de l’accroissement de la population, attirée par la main-d’oeuvre demandée par les industries locales.

   Rue du petit Champ Rue du Petit Champ.

Petit CHAMP 2 La première vue  fut prise depuis la ruelle Deval tandis que la seconde fut prise depuis le sentier Dewitte (Section 26).

Rue du Petit-Champ 3

La troisième vue fut prise depuis son embouchure dans la rue Rectem.

Chapelle -  Au chemin allant de trazegnies a le chappel (1547) – a fastoumont tenant au chemin du seigneur allant a chapelle (1698) – a la roye deseure le vivier, tenant au chemin qui vat de trazegnies a chapelle (1714) – au chemin allant a la chapelle lez herlaimont (1740) – Ancien chemin de Chapelle (1858) – Chemin qui reliait Trazegnies au village  de Chapelle-lez-Herlaimont. Il partait de la Couturelle, touchait les étangs seigneuriaux et atteignait la chaussée romaine au ruisseau du Piéton. Rendu inutile par la création de la route de Gosselies au Roeulx, il a été supprimé durant la seconde moitié du XIXè siècle. // Chapelle-lez-Herlaimont. èl tchapèle . Capella ad fontem sancti audoberti (1140) – Capella juxta Herlaimont (1213) – le chapelle a Herlaimont (1310) – la chapelle a herlaymont (1562) – la chapelle lez Herlemont (1685) – Au pied de l’édifice religieux qui donna le nom au village jaillit une fontaine, dite primitivement de Saint-Aubert et par la suite de Saint-Germain, patron de la paroisse : tenue devant la chapelle et fontaine St. Germain (XVIIIe siècle).

Chapelle - Rue de – Autrefois appelée route de Gosselies au Roeulx. Sa nouvelle dénomination est due au fait que cette route conduit vers la sortie du village pour se diriger vers Chapelle-lez-Herlaimont.

Rue de Chapelle 1 La rue de Chapelle. On peut y voir à l’horizon, le ring R3

Rue de Chapelle 2 Une section de la rue de Chapelle (vers le centre du village). 

Rue de Chapelle 3 C’est ici, à cet endroit, se situe le point le plus bas de la localité.

Rue de Chapelle La fin de la rue de CHapelle (en venant de Chapelle-lez-Herlaimont).

Château. Gillo dominus castri quod Trasineheis appellatur (1155) - le castial de trazeignies (1474) – le castiau (1504) – le chasteau de Trasigny (1615) – la chastiau (1668) . Il s’agit ici de la désignation du vieux château de Trazegnies  dont les origines remontent au XIè siècle.

1155 fait référence à Gilles Ier qui est mentionné comme étant seigneur d’un castel résident à Trazegnies.

   Le château de Trazegnies Le château de Trazegnies.

Château - Rue du – le tienne Ballant (1792) – Maître Pierre Balant, chapelain castral, mort en 1722, habitait en haut de cette rampe, la maison de son bénéfice. Cette rue fut débaptisée au XIXème siècle. Elle contourne le château de Trazegnies pour se terminer à la jonction de la rue de l’Argilette et de la rue Latérale. Elle prend son départ au pied de la place Albert 1er (section n° 33).

Rue du Château 1 La rue du Château

 On remarquera à droite, l’ancienne Maison de Justice.  

 Rue du Château Une section de la rue du Château. On remarquera à droite, l’ancienne ferme qui faisait partie des dépendances du Château.

La rue du Château 2 La rue du Château à son intersection avec les rues Latérale (à droite) et la rue de l’Argilette.

Charbonnage – Place du – Cette place se situe dans la rue de Chapelle (section n° 25). Elle doit sa dénomination au fait qu’elle se trouvait près de l’entrée du charbonnage n° 5 de Mariemont-Bascoup. Elle fut rénovée à la fin du XXème siècle. A Trazegnies, il y avait 2 sièges : le n° 5 et le n° 6 de Marièmont-Bascoup. Le n° 6 se trouvait à la sortie du village vers Pièton.

Place du Charbonnage La place du Charbonnage.

Chats. Ruelle achapt (1691).  - ruelle a chat (1701). P¹  - ruelle a chapts (1754).  - ruelle a chat (1818). A. P. – ruelle achat (1847). C. – rouwelle a tchas. Actuellement : rue des Chats. Menant de la rue du Seigneur à la rue des Ecoles et prolongée par le chemin de Celles. Les vocable de 1691 et de 1754 ont subi, par analogie, sous la plume de juristes locaux, l’influence savante du latin : acquisitum, achat ; mais, c’est la désignation populaire de l’animal qui a dominé. cfr : La chat en toponymie. Jadis. T. XIV, pp. 130 – 152 (1910) – T. XV, pp. 16 – 88 (1911).  (Section n° 26)

Rue des Chats 1 La rue des Chats vue depuis la rue de Pont-à-Celles.

Rue des Chats 2 La rue à Chats vue depuis la rue Destrée.

Chaufour. Sentier de  - (1847). C. vôye dè thôfoûr’A. Bayot a noté le prononciation : tchôfou. Bulletins de Toponymie et de Dialectologie. T. IX, p. 94 (1935). La ferme de Chaufour est située sur Gouy lez Piéton. – Cauffour. (1474). Obituaire. Archives du presbytère de Gouy lez Piéton. Jean Martin, censier du chaufour a gouy (1747). – Chaufour, « four à chaud ».  

 Chaussée romaine. Viam regiam que vulgo calcia dicitur. (1179). Barbier. Op. cit. II, n° 54. – chemin roial  com apellet le cauchie (1298). Id. II, n° 420. – la chaussée (1671). G. – la haute chaussée (1750). N¹ – la chaussée Brunehault (1847). C. – la chaussée romaine (1856). Plan manuscrit. A. P. – èl’ haut’ tchôsséye. – èl tchôsséye brunô. – Chaussée romaine de Tongres a Bavai. En bordure, sur Chapelle lez Herlaimont, la cens de la chaussée (1787). – qui était une propriété de l’abbaye de Floreffe, est appelée : in grangia sivecurte de calcheya (1285). Barbier. Op. cit. II, n° 356. // Le terme « chaussée » apparaît comme mot nouveau à la fin de l’époque franque. Il correspond à un type nouveau de route carolingienne d’où la dalle est exclue et où la chaux joue un rôle primordial. A. Dauzat. Les noms de lieux. p. 134 (1926). Cette chaussée est dite « haute » parce qu’elle est surélevée, dominant encore  d’un mètre, malgré les siècles, à certains endroits, le terrain sur lequel elle repose. Même sur les points culminants, elle fut conduite en viaduc, sans doute pour la mettre à l’abri des neiges et la rendre sèche et carrossable par tous les temps. X. Stainier. de l’infrastructure de la chaussée romaine de Tongres a Bavai dans la traverse de Gembloux. Annales de la société d’archéologie de Bruxelles. T. XXII, p. 378 (1908). – L’épithète « chaussée Brunehault » est d’origine française et son implantation est tardive en Belgique. Jules Vannerus. La reine Brunehault dans la toponymie et dans la légende. Bulletin de l’académie de Belgique. Classe des Lettres, V e  série, T. XXIV, pp. 301 – 420. (1938). Sur cette voie de communication dans son parcours local, cfr : Van der Rit. Etude théorique et pratique sur les anciennes chaussées romaines. pp. 6, 23 et 25. (1852). – Van Dessel. Topographie des voies romaines de la Belgique. p. 207. (1887).

Chaussée Brunehaut. Ancienne chaussée romaine qui reliait Bavai à Cologne. Elle délimite les deux villages de Trazegnies et Gouy-lez-Piéton. Actuellement, elle sert surtout au passage des tracteurs des  riverains ce qui explique son très mauvais état  (Section n° 19).

27chaussebrunehautvuder.andr.jpg La chaussée vue depuis la rue André.

La chaussé Romaine vers Gouy La chaussé Romaine se dirigeant vers le bosquet de Gouy. Ici, elle est dans sa partie entre Chapelle (rue André) et le bosquet de Gouy.

La chaussée Romaine La chaussée Romaine vue depuis la rue du Bosquet. Cette partie est surtout empruntée par les tracteurs des fermiers, ce qui explique son état de dégradation.

 Chavée. V. Closières

 Chêne. l. le chesne nostre dame (1647). S¹ – le chêne notre domme (1772) S¹ – Le tronc de cet arbre portait une image de la Vierge. Situation : a la roye del saux mahieux (1772). S¹ – // 2. t devant le chesneau (1699). G. – le chenneau (1710). G. Situation : maison gisante sur le chenau et tenante a la ruelle au butteau (1780). N¹ – // 3. Le gros chêne. V. Coleau.

Chongris. au chemin de chongris (1764). terre proche la prairie du curé tenante au chemin chon grise (1780). - Ce nom déroute. « Gris » ne peut être regardé comme un qualificatif. Suivant la syntaxe wallonne, il aurait eu la première place.

Cimetière. l. Soubz la cimentier (1547). S² – la cimentier saint martin (1693). la cimentier de trazegnies (1699). la cimentier (1719). P¹ – èl vî cèmentiére. Ce vieux cimetière, orné de troènes taillés, est aujourd’hui désaffecté après avoir servi plus de mille ans. Il entoure, suivant l’usage, l’église paroissiale. Il est dit de Saint-Martin, parce que ce saint était le patron de la paroisse. // 2. Le nouveau cimetière s’étend à front de l’ancien chemin de Nivelles, touchant le territoire de Gouy. La première inhumation fut faite en 1881.

 Cimetière. rue du  - Voir rue de Soive.

Clabotia. Terre du clabotiau (1706). S¹ – sept mesures de terre dittes les clabottiaux (1792). G. lès clabotia. – Ce bien est situé près du Petit Bois, vers la campagne de Notre-Dame. A rapprocher : sous Piéton, prairie nommée le clabotia (1791). Protocole des notaires de Thuin. // Clabotia doit signifier petit sabot ou grelot. C’est une formation analogue à celle du lieu dit Gozée : le clicotiaz (1795), la guinguette dite clicotia (1815). Protocole des notaires de Thuin, onomatopée indiquant le bruit de choses, soit agitées par le vent, soit entrechoquées par un mouvement.

Claires fontaines. Les - (1790). G.aux clères fontènes. Rue de Claire Fontaine. Continuation sur Trazegnies de la rue de ce nom qui se trouve sur Courcelles. Relie la route de Gosselies à la rue Verte.

Rue des Claires-Fontaines L’embranchement de la rue des Claires-Fontaînes avec la rue Verte.

Cleff. Maison sceante sur la place du dit Trazegnies, appelé vulgairement la – (1680). – Clé : enseigne de la maison. Cet immeuble était loué par Maître Dominique Pepin, chirurgien à Trazegnies. (1680).

Clèr. Cinse dou – (vers 1860). Ferme située à la rue des Bois, ayant appartenu à la famille Henry. Elle a pignon sur rue. Une pierre au dessus de l’entrée du logis porte le chiffre de Charles Henry et un millésime : 1777. Dès 1769 et pendant trois générations, les Henry furent marliers ou clercs de la paroisse.

Clochers. l. La terre a – (1789). G. – Situation : sur la campagne de l’Espinette, en bordure du vieux chemin de Chapelle lez Herlaimont. // 2. Le bounî al cloke touche au nouveau cimetière de Trazegnies  mais il est situé sur le territoire de Gouy lez Piéton. La tradition veut qu’on y ait fondu une cloche pour l’église de Trazegnies. Une autre tradition assure, à son tour, que le Pachy du Curé, près de l’église, servit au même usage. L’église de Trazegnies fut dotée de cloches en 1750. L’une d’elle fut refondue, en 1752, à Trazegnies même.

Closières. l. Closière Chavée (1880). A. P. – Située à la rue des Bois. Chavée, famille du XIX e siècle. // 2. t clossierre du curé, au chemin de selle (Pont à Celles). (1745). - Elle était la propriété de l’abbaye de Floreffe et à l’usage du desservant. // 3. t Closière Dartevelle (750). P¹ – Dartevelle, famille des XVII e et XVIII e siècles. // 4. t Closière Deltenre (1783). G. – Delinte (1790) A. P. – située rue des Ecoles, près de la Chapelle de Saint-Joseph ; appartenait au marquis de Trazegnies et dépendait de sa cense dite Deltenre. V. Tenre. // 5. t Closière dustot (1750). P¹ – Elle tenait au chemin de la Briqueterie. // 6. Closière Fontenelle (1911). A. P. - Derrière l’église ; cadastrée section B, n° 213 L. – Fontenelle, famille venue au XIX e siècle dans la localité. // 7. t Closière Foulon (1750). P¹ -           Foulon, famille des XVII e et XVIII e siècles/ // 8. t Closière maître Roch (1750). P¹ – Il s’agit sans doute de Maître Roch Soon, chapelain des marquis de Trazegnies au XVII e siècle. // 9. t Closière de paboujet, tenant à la ruelle desauwez (1750). P¹ -  la closure de pasbougé contenante environ un Bonnier et demy  (1761). N¹ – Paboujè, sans doute le sobriquet d’un occupant. // 10. t Closure saint ioseph (1788). A. P. – Elle parait s’identifier à la closière Deltenre, citée ci-avant. V. Saint-Joseph. // Les closières étaient des jardins clos ou mieux des terrains entourés de hautes haies qui faisaient office de brise-vent. Elles étaient nombreuses à l’intérieur du village et servaient à cultiver le houblon, le tabac (au milieu du XVIII e siècle), parfois du chanvre et tous produits légumiers qui demandaient abri. Elles portaient presque toutes, on l’a constaté, le nom d’un ancien propriétaire ou d’un occupant.          

Cloutiers - Rue des – Cette rue fut crée dans la seconde partie du XXème siècle. Elle se trouve dans la cité Saint-Joseph (Section n° 26). Elle doit sa dénomination en souvenir des clouteries qui, à une certaine époque, étaient nombreuses dans la localité. La dernière clouterie se trouvait dans la rue de Chapelle. Cette industrie disparut totalement à Trazegnies vers 1960.

Rue des Cloutiers La rue des Cloutiers vue depuis l’Avenue de l’Hôtel de Ville.

Cocquelet. V. Ruelles.

Coquelicots - Quartier - Ce lotissement fut créé dans la seconde partie du XXème siècle. Il a son entrée dans la rue Lejuste et est situé à l’arrière de la firme Champion. Ce quartier ne possède qu’une seule rue qui finit en  cul-de-sac.

 Quartier des Coquelicots Le quartier des Coquelicots.

Colau. l. Au bois collars (1534). S² – bois de trazegnies dit Colau (1699). G. – grand bois du seigneur dit vulgairement le bois colaux (1788). G. – le bois Colot (1891). A. P. – èl bos colô. – Portion basse, située à l’extrémité sud du grand bois de Trazegnies. Vestiges de murs et de levée de terre. Une tradition veut que ce soit les restes d’un moulin. // 2. En bordure de ce bois se trouve une source, dite fontaine colau. Dans sa bouche, parmi les cailloux de sable, nous avons trouvé, en 1917, une hache polie en silex gris. // 3. Ruelle dict collot (1699). G. – pachy Colot d’un bonnier et demi (1808). A. P. -  deux bonniers de prairie dite Colo, tenante à la ruelle à chat (1818). A. P. -  rouwelle dou pachî colô. // 4. Maison nommée communément colo, tenante à la grande rue (1746). N¹ -  // 5. Colau, abréviation de Nicolas. Colau était, au XIX e siècle le sobriquet de la famille Philippe.

Colot - Sentier -  Ce sentier relie le sentier Dewitte à la rue des Chats.

    Le sentier Colot 1    Le sentier Colot vu depuis le sentier Dewitte.

     Le sentier Colot 2   Le sentier Colot – A gauche, l’Ecole Fondamentale Autonome

 Collisart. V. Fief. 

 Comkiebucq, Terre a – (1427).G. Situation inconnue. Lecture peu sûre, impossible à vérifier. Elle a été faite, jadis par un archiviste de l’Etat à Mons où le document, aujourd’hui brûlé, était déposé. On a suggéré : * Coukiebucq, tronc couché ? Cette forme picarde semble cependant insolite à Trazegnies, quoique les chirographes locaux du XVI e siècle notassent parfois des influences de ce dialecte : kien, castiau, cambre S¹ – et que plus tard, les actes notariés continssent des mots usuels sous l’influence de ce patois, par exemple, vacq (1694). N² – d’où la chuintante est exclue. On pourrait, semble-t-il, y voir un composé avec buc, bus, bois, dont le premier élément serait un nom propre à identifier. cfr, A. Vincent. Toponymie de la France. p. 172, n° 405, pp. 258, 259, n° 647 à 649.

Corbeau. l. Cens du Corbeau. Aux terres du corbeau (1632) P¹ – Chemin allant a corbeau (1672) G. – lespinette du corbeau (1694). G. chemin allant a corbeaut (1700) N¹ – sur la campagne vers la cense de corbeau (1754) N¹ – la piesente allant a corbeau fontaine (1767) N¹ -  Les cartes du XVIII e siècle indiquent au sud-est de Trazegnies, pour autant qu’on puisse en juger par leur imprécision : cab. des corbeaux, notament : Carte particulière des environs de Mons… Charleroy. Herrewijn sculo. Eugène Henry Friex. 1712. – Partie méridion. du duché de Brabant… par le sr Robert de Vaugondy, géogr. ord. du Roi. 1752. – campagne des corbeaux (1808). A. P. – chemin du petit corbeau (1847). C. fonds des corbeaux (1856). Plan manuscrit. – lès terres dè coûrbô. Les bâtiments de la ferme dépendaient de la Juridiction de Hamal (commune de Courcelles)  mais certaines de ses terres se trouvaient sur Trazegnies. En 1696, Godefroid Monoyer, censier de corbeaux, fait arpenter une coupe de raspes (taillis) sur les aulnois de la cense. N¹ – En 1791, le chemin de Corbeau avait 10 pieds de largeur. N¹ – // L’hypothèse *curtis bella, « belle ferme » (Elie Lemal. Courcelles, son histoire, p. 50. Marcinelle. 1930). Sans indication d’archive  et de date, apparaît comme un jeu de latiniste. Le sens carboufontaine (1270), « fontaine du charbon » (Abbé J. Plumet. Le hameau du Corbeau. Etymologie et explication historique. bulletin de la société d’archéologie de Charleroi. pp. 35, 36. 1938), état donné la forme orale, ne semble pas définitif. // 2. t Bois des corbeaux (1891). A. P. – èl bos d’coûrbôs. Bois, abattu peu avant 1900, situé au fond de l’ancien parc seigneurial où nichaient quantité de corbeaux. Suivant la tradition, ces oiseaux seraient arrivés à Trazegnies après Waterloo (1815), chassés des bois du Brabant par la canonnade ou des abatis d’arbres. A la fin du siècle dernier, on organisait, par invitation, un tir à corbeaux le lundi de la Pentecôte. A cause de ces volatiles qui menaient grand bruit, les habitants de Trazegnies furent spotès et reçurent le sobriquet de coûrbô. A. Harou. Notice sur quelques communes du Hainaut. Trazegnies. Bulletins de la Société Royale de Géographie. T. XVII, p. 455 (1893). – Id. Mélanges de traditionisme de la Belgique. Collection internationale de « Tradition », T. X. p. 127 (1893). – J. Th. de Raadt. Les sobriquets des communes belges. (Blason populaire). p. 246. (1903). // 3. Le mot est fort répandu. Ham sur Heure : prêt au lieu nomé le corbeau (1694). Acte du notaire Chavart, de Lille. A. P. -  Saint Vaast : au pré corbeau (1815) A. P. – Dans certains cas, ce terme a été reconnu pour un patronyme, par exemple à Chimay : chemin corbiau (1782). Bulletins de la Société de Littérature Wallonne. T. 59, p. 58 (1925). Dans d’autres cas, il s’agit clairement de l’oiseau, notamment à Chapelle lez Herlaimont : La closière a corbeaux (1771). N¹.

La rue des Corbeaux 1  La rue des Corbeaux au départ de la rue de Gouy                          

La rue des Corbeaux 2  La rue des Corbeaux à son intersection avec la rue de Pont-à-Celles.

La rue des Corbeaux La rue des Corbeaux se dirigeant vers la rue de Seneffe. Cette axe routier est une des sorties du village.

Cornette. Pachis a – (1750). P¹ – Prairie touchant la chaussée romaine. Bonnier, dit Bonnier a trois cornette (1744). S¹ – Terre de forme irrégulière en bordure du chemin de la Reine : elle s’avançait en pointe de trois cotés. – // Petit Quévy :… tenant d’une cornette a …. (1773) A. P. 

Corriau. Chemin de – (1847). C. – vôye dè coûria. La ferme de Courriaux, sur le territoire de Pont à Celles, appartenait à l’abbaye du Parc, près de Louvain. P. C. Vander Elst. Notice sur la ferme de Courriaux à Courcelles (sic). Documents et Rapports de la Société d’Archéologie de Charleroi. T. XII.p. 500 (1883). – cens de couriaux paroisse de pont a selles (1765). N¹ – cinse dè couriô (suivant M. A. Bayot). Sur Pont à Celles : bois de couriau (1804). Registre n° 4. Archives du presbytère de Gouy lez Piéton. Courriau, « coudraie », « bois de noisetiers ». A. Bayot. La forme des lieux dits sur la carte au 40.000e … Bulletin de Toponymie et Dialectologie. pp. 101, 109. (1935).

Cossons. Chemin des – (1847). C. – chemin allant de Courcelles à Gouy lez Piéton, en traversant notre territoire à l’est. Il est parfois dénommé : chemin de Requignies. – V. Requignies. – Cosson, « blatier » J. Haust. Dictionnaire liégeois. V° gosson. (1930). François Hautier, parrain lors d’un baptême célébré à Trazegnies en 1794, est qualifié cosson (revendeur). Registre paroissial. I, 340. Archives du presbytère de Trazegnies.

Cour. Matey ; V. Michaux.

Courcelles. Chemin allant a courselle (1698). G. – sur la campagne saint ioseph cinq mesures se prenant entre le chemin allant du dit s. ioseph a courcelles et le chemin henaut. (1755). G. chemin de Trazegnies au village de Courcelles. Coûrcelle. Courcelles, diminutif de cortis, corticella, « petite ferme », V. Hanon.

Courtil, « jardin clos ». t au courtil Jehan le barbier (1544). S² – Bruslé ; V. cabarets ; V. Cure; V. Godfront; V. Pajot; V. Pauvres.

Couroises hayes, en la coulture des courtoises hayes (1537) S² – a courtoise et haye, joindant aux hayes (1672) G. – courtoise haye (1716) G. – campagne de courtoishaye (1754) N¹ – un Bonnier et demi de terre situé a traizenie sur la catoire haye tenant au batti hainau et au chemin des courtois haye (1792). Registre aux messes et aux obits de l’église paroissiale de Courcelles et Souvret, p. 20. Archives du presbytère de Courcelles. – Situation : deseur la voie de la benite epine, tenant au chemin de courcelles et au batij hennau (1790) G. – Le premier élément, non isolé, doit être un nom propre suivi de haia, « bois ». A. rapprocher de Lambiert haye, « le bois de Lambert », autre lieu dit de Trazegnies. la forme adjective – oise, dérivée du nom de lieu, est très ancienne. V. Requignies. La graphie de 1792, catoire haye, est unique dans les documents consultés.

Couture. En la coulture de deseur le chasteau. (1600) S¹.  S² – en la couture deseur le château (1728) S¹ -  Couture, « terre labourable » – V. Courtoises hayes ; V. Mouchon.

Couturelle. A la – (1702). N¹ – al coûturelle. Situatio : pres du champ de lostel. (1713). G. Diminutif de cultura. « petit champ ».

Croix. Aupres la rouge – (1670). G. Pachis tenant a la rouge croix. (1780). G. – Maison bâtie en bordure de la place du château, ayant pour enseigne une croix rouge. Cfr. L. Deltenre. Histoire de la paroisse de Trazegnies. Documents et Rapports de la Société d’Archéologie de Charleroi. T. 43, p. 218 (1939). La Rouge Croix appartenait à Maître Dominique Pepin, chirurgien à Trazegnies. (1680 N¹ – 1704 G. – 1709 G.).

Croix de bourgoigne. maison portant pour enseigne la – tenant pardevant la place (1786) S¹.

Croix fleurus. (1767) N¹ – Calvaire. Situation inconnue.

 Croix Sabaut. A la -  (1699) G. Campagne proche la croix sabaut (1789) G. terre de la croix sabau (1867).  A. P. – al cwo sabô. Croix disparue qui s’élevait à l’intersection du chemin de Nivelles (rue de la Station) et du vieux chemin de Courcelles (prolongement supprimé de la rue à Cailloux). L. Deltenre. Histoire de la paroisse de Trazegnies. Op. cit. T. 43, p. 217. – Sabaut, « Isabeau ».

Croix-Sabot - rue - Prolongement en face de la rue des Cailloux à l’intersection de la Grand-Rue (anciennement : rue de la Station) Cette rue se termine en cul-de-sac.

  Rue Croix-Sabot  La rue Croix-Sabot    

Croix del sau mareu. – V. – Sau Mareu.

Cultée. l. Pré dit la – gisant dessous lebiev du moulin (1698). S¹ – dans la culée des grands prêts de dessous le moulin (1760) N¹  // 2. terre a la culée de la marlière (1720) S¹ – Ces deux biens sont situés à des endroits différents : le premier, près du moulin Purnode ; le second près du Petit Bois. – Culée, « bout », « fond ».

Culos. A lès – Quartier s’étendant du nouveau cimetière (limite de Gouy) au début de la rue de Corbeau. ces culots constituent un écart, un pâté de maison au bout du village. Ce terme, à Trazegnies, n’est pas révélé par les documents écrits mais il se retrouve dans toutes les localités voisines. Anderlues : au culot du bois (1749) N¹ – Chapelle lez Herlaimont : au culot des mottes (1759) N¹ -Courcelles : trieux de reguignies, ruelle qui mene aux culot (1771) N¹ – Gouy lez Piéton : hameau de chensée, ruelle des culot (1781) N¹ - ; les culots (Bull. de Top. et de Dialect., T. IX, p. 101 (1935).

Curé. Joidant a cureit de trazegnies (1545) S² – courtil du curé (1672) G. – Jardin pastoralle (1701) P¹ – le jardin de la curre (1706) S¹ – pachy du curé (1701) P¹ - pachî del cûre – pachî dou cûrè. Les jardins et vergers, contigus au presbytère, appartenaient à l’abbaye de Floreffe, sous l’Ancien Régime. Ces biens noirs font partie, à l’heure actuelle, du domaine privé de la commune. La closière du curé se trouvait un peu plus loin, au Pachy du Cadet ; elle disparu en 1861, vendue et morcelée pour créer des terrains à bâtir ; elle s’étendait sur un hectare environ. V. Closières. : V. Try.

Dartevelle. – Sentier – Dartevelle (1750) – Dartevelle, famille des XVIIème et XVIIIème siècles. Ce sentier relie le bas de la rue de l’Abbé pour rejoindre l’intersection la rue de la Poste et de la rue de la Place (section n° 33)

    Ruelle Dartevelle   La ruelle Dartevelle vue depuis la rue de l’Abbé.                                          

Dartevelle – Cour – Cette portion du Marais des Oies est appelée « Cour » Dartevelle . Elle est située dans la rue Destrée et relie le Marais des Oies.

  Cour Dartevelle    La cour Dartevelle vue depuis la rue Destrée.           

Delattre - Cité Achille – Cette cité, créée dans la seconde partie du XXème siècle, trouve son entrée dans la rue de l’Epine. Achille Delattre, issu d’une famille catholique devenue protestante, ce mineur de fond devenu ministre, est à la base de la création du Fonds des maladies professionnelles dont dépendait le Centre médico-technique de Morlanwelz.

La cité Delatte Le château d’eau de la cité Achille Delattre – La place de la cité Achille Delattre.

Cité Delattre L’entrée de la cité Delattre (vue prise depuis la rue de l’Epine).

Delbruyère. – V. Fief ; V. Pottes.

Delbruyère – Place – Au fief Delbruyer (1768) – Place de l’Eglise (vers 1900) – La d’zou. Inviè – Partie basse et ancienne du village, au pied de la butte de l’église. Invié la d’zou (vers la-dessous) a parfois tendance à s’altérer en èl vi la d’zou (le vieux là-dessous). Elle reprit son ancien nom  lors des fusions des communes. Cette place fut entièrement rénovée dans les années 90.

Place Delbruyère La place Delbruyère. 0 droite, la rue des Bois et au fond, à gauche, la rue du Petit-Moulin.

Deldoncq. Ruelle Deldoncq (1890) –  Cette ruelle fut transformée en rue à la fin du XIXème siècle, du fait de l’accroissement de la population. Elle relie la rue du Petit Champs à la rue Rectem, face à la chapelle Saint Joseph. Jean-Baptiste Deldoncq vivait à Trazegnies en 1784.

Rue deldoncq La rue deldoncq vue depuis la rue Rectem.

Delval - Rue.  C’est l’artère la plus connue à Trazegnies. Ancienne dénomination : Route de Gosselies au Roeulx, puis rue Destrée. Cette partie fut débaptisée pour rendre hommage à l’ancien bourgmestre Rodolphe Delval, né à Trazegnies le 15 juin 1873 et décédé à Trazegnies, le 20 février 1932. Il fut bourgmestre de Trazegnies le 17 février 1908 jusqu’au 20 février 1932. Auparavant, elle se dénommait : rue Destrée.

Rue Delval 1 La rue Delval.  La rue Delval On apperçoit au fond, à droite, l’ancien château dit « Delval », et ce, du fait que c’était l’habitation de l’ancien bourgmestre de Trazegnies : Rodolphe Delval.

La rue delval vue du bas La rue Delval vue de son croissement avec la rue Destrée, Astrid et Chapelle.

Delval – Ruelle -  ruelle Delval (1847) Cette ruelle fut transformée en voie carrossable au début du XXème siècle. Au coin de l’intersection de la rue et de la rue Delval, se trouve un château appelé : château Delval. Alexandre Delval est né à Trazegnies en 1825, il fut commissaire voyer d’arrondissement, membre de la Députation permanente du Hainaut. Il décéde en 1905.

La ruelle Delval L’entrée de la ruelle Delval  La ruelle Delval 2 La ruelle Delval vue depuis la rue du Petit Champs.

Destrée. Rue - Nom moderne, donné après 1930, à la rue du Seigneur. Jules Destrée, ministre des Beaux – Arts, est décédé à Bruxelles, le 3 janvier 1936. 

La rue destrée vue depuis la rue Astrid La rue Destrée vue depuis la rue Astrid.

Rue DEstrée 2 Une section de la rue Destrée.

La rue Destrée La rue Destrée vue depuis la rue à Chats.

Cette rue fut donc débaptisée par ignorance politique. – C’était la plus ancienne rue du village, vu  qu’elle reliait autrefois le château à l’église. A l’époque, elle s’appelait : Rue du Seigneur

Dewitte. Sentier – sentier Dewittre (1847) sentiè dewit’s - Jean-Baptiste Dewinter habitait la localité en 1743. – Joseph Dewinter, tonnelier, mort le 16 juillet 1822. La mauvaise prononciation wallonne pourrait mener à confusion entre les deux noms propres flamands : Dewinter (Lhiver) et Dewitte (Leblanc). Il s’agit bien, ici, de la famille Dewinter, seule représentée à Trazegnies dans les documents de 1740 à 1850. Ce sentier, qui, est en fait une ruelle, se termine en rue et relie la rue Destrée à la rue du Petit Champs.

Sentier Dewitte 1 Le sentier Dewitte (partie rue) 

Le sentier dewitte - ruelle  Le sentier Dewitte dans sa partie se terminant en ruelle et qui débouche dans la rue Destrée

Sentier Dewitte Le sentier Dewitte vu depuis la rue Destrée.

Dominique. – V. Croix (Rouge -) ; V. Ruelles.

Douaire. tenant au long – (1787) P¹ – Situation : sur la campagne de Saint-Joseph, à la limite de Courcelles.Bien dépendant de la dotation (douaire) de l’église paroissiale.

Drèves. l. A la dreve de la marlière (1782) G. – Cette allée traversait le Petit Bois. – // 2. dreve du fawiau (1782) G. grande dreve allant au bois colau (1788) G. – la grande dreve du chateau (1744) S³ – el dréve dou fawya. - no bèle dréve. Elle était la plus longue et la plus belle des allées. Elle partait du château pour aboutir au Grand bois, après avoir traversé, d’abord des prairies, ensuite le Petit Bois et, enfin la plaine cultivée du Fawiau. // 3. Drève Alexandre ; drève Clémentine, drève Nathalie ; drève neuve (1821). Plan manuscrit. Ces allées rayonnaient dans le Petit Bois. Elles portaient les prénoms de trois enfants de Georges, marquis de Trazegnies et de Marie, comtesse de Maldeghem, mariés en 1805 ; à savoir : Alexandre, marquis de Trazegnies ; Clémentine de Trazegnies, comtesse de Montalto ; Nathalie de Trazegnies, princesse de Ligne. – // 4. Drève du sergent (1821). Plan manuscrit. Cette drève était à l’état de projet en 1821. Sergent. officier subalterne de la cour de justice de Trazegnies ; il cumulait certaines fonctions réservées aujourd’hui aux huissiers et aux gardes champêtres. – // 5. Pour la description des nombreuses  »drèves » du domaine de Trazegnies, cfr : Bulletin de l’Académie d’Archéologie de Belgique T. I., p. 107 (1843). Ces allées bordées d’arbres n’existent plus. Celles du fawiau eut ses hêtres sciés à un mètre du sol, en 1794, par les troupes autrichiennes en retraite, pour faire obstacle au passage de l’armée française. Les autres eurent leurs arbres abattus dans un but vénal, à la fin du XIX e siècle. La magnifique charmille qui menait du château au Petit Bois, a été mise à terre vers 1898.

La Drève La Drève du Petit-Bois (vers le Petit-Bois).

Fin de cette rubrique. 

23
jan 2007
Posté dans Avant propos par toponymiedetrazegnies à 5:24 | 6 réponses »

Blason de la famille de Trazegnies   Les armoiries de la famille de Trazegnies.

Tous les noms des rues mis en caractères gras et en rouge, sont les rues qui sont encore avec la dénomination d’aujourd’hui.

Les autres noms des lieux mis en caractères gras et noirs, n’existent plus aujourd’hui.

*************

Les documents écrits, antérieurs au XVI e siècle, donnent rarement pour Trazegnies des indications de terroir. Du XII e aux XV e siècles, les chartes, diplômes et cartulaires fournissent à peine une trentaine de toponymes. Les chirographes du XVI e siècle sont déjà plus prolixes. Mais il n’en existe qu’une poignée dans les archives des princes de Mérode à Bruxelles. Par contre, la moisson a été copieuse dans les archives scabinales et notariales des XVII e et XVIII e siècles.

Les vocables rencontrés sont en majorité, à l’heure actuelle, désuets ou consumés. La décrépitude et la perte des noms de terroir ont été précipitées, à la fin du XIX e siècle, par l’afflux massif et subit d’étrangers et par les modifications radicales de la topographie. Ce sont les conséquences de l’extension brusque de l’industrie dans un village agricole. Ainsi beaucoup de vocables de Trazegnies ont disparu, éteints par la faiblesse de tradition orale ou vidés de sens et devenus sans application par défaut d’objet. La désignation officielle de nouveaux noms de rue n’a rien compensé. Si l’éclosion spontanée et populaire est toujours savoureuse et originale, la création administrative est rarement heureuse dans son choix.

Les faits sociaux et économiques ont agi avec d’autant plus de brutalité que l’aire d’action était étroite. En un siècle, sur un territoire restreint de 892 hectares, la densité de l’apport extérieur fait monter le chiffre de population de 1.000 à 7.000. En fin de ce travail, la carte illustre les faits dans leurs résultats, en figurant les chemins disparus et les chemins créés durant le XIX e siècle et surtout en discriminant l’habitat de 1770 et celui de 1930.

La toponymie n’est pas une science hermétique. Elle sollicite volontiers l’aide de la géographie et de l’histoire. Cette transformation révolutionnaire de l’habitat et de la topographie nécessite un chapitre explicatif. Après examen, notre rôle sera modeste : dresser l’inventaire, aussi complet que possible, des toponymes du village en colligeant les graphies dans les archives et en notant les expressions dialectales modernes.

Ce travail était urgent. Les archives se détruisent. Le greffe scabinal de Trazegnies a été brûlé à Mons, par fait de guerre, en mai 1940. Le dépouillement de ce fonds a permis de recueillir, au dernier moment, des appellations qui seraient aujourd’hui perdues. Les prononciations traditionnelles, ici plus qu’ailleurs, s’altèrent et meurent par l’emploi généralisé du français. La série des graphies autorisera l’étude de l’évolution phonétique. Cette évolution, les scribes l’ont retardée dans une certaine mesure par la copie de textes plus anciens. Le cadastre, lui, tranchant et souvent arbitraire, l’a figée en donnant à beaucoup de termes une tournure officielle.

Ces conscient du danger des interprétations et reconnaissant, en l’espèce, la sévérité de la discipline scientifique, les étymologies on été recherchées avec prudence. Notre souci a été davantage de fournir, en travailleur de bonne volonté, des matériaux aux philologues de métier. La tache a été rude, plus qu’elle n’apparaît à la simple lecture. Pour le pur amour du passé, notre travail s’est terminé avec patience et probité.

22
jan 2007

blasondelafamilledetrazegnies.jpg  

En venant de Mons ou de Namur (autoroute de Wallonie) , on quitte celle-ci pour

emprunter
la R3 et la quitter  à la première sortie (qui indique d’ailleurs TRAZEGNIES) A la sortie de l’autoroute, dirigez-vous vers le centre du village en passant sous le pont de l’autoroute. Les visiteurs venant de
la R3 via Fontaine-l’Evêque se dirigeront directement à droite vers le centre de la localité en empruntant la rue de Chapelle. 
Pour visiter l’église romane, on se dirigera vers le sommet de la rue Delval. Aux  feux de signalisation, on tournera ensuite à gauche pour se diriger vers l’église (+/- 800 m.)   

cartedetrazegnies.jpg 

Situation de Trazegnies par rapport à l’autoroute de Wallonie et du ring R3.

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