Toponymie de Trazegnies

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Les rues T, V & Y

1 février, 2007
Les rues T V et Y | 2 réponses »

Les rues T – V- W et Y 

Tannerie. (1868). Popp. Bâtiment (disparu) entre les deux moulins. Tenre. 1. Cense nommée le – (avant 1550) S¹ – cense de
la Tenre
(1626) G. – cense del Tenre (1695) G. –cense Deltenre (1730) G. – Il ne subsiste aucun doute quant à l’identité de cette ferme qui, dès le dénombrement du XVI e siècle, figure parmi les biens des seigneurs de Trazegnies. C’est la ferme de la Basse Cour, dépendance du château : la cense de la basse cour dite Deltenre consiste en plusieurs bâtiments de cense, grange, écuries, bergeries, tout couverts d’ardoises, tenant a notre château (1744) S³ - Cette ferme a été détruite par le fait de guerre en 1674 (témoignage du frère Pouillon, curé de Trazegnies en 1740) et restaurée dans la suite. Jean Quaré était censier deltenre a Trazegnies en 1701. G. – // 2. Plusieurs immeubles (closière, masures et prairie) disséminés dans le village mais dépendant de la ferme seigneuriale, portaient ce nom : le pachy Deltenre (1720) G. –la grande prairie dite Deltenre (1744) S³ - Ce bien de huit bonniers appartenait au marquis de Trazegnies. Il tenait du midi au chemin de Chapelle, d’occident à l’étang du château, du nord au chemin de l’église de Trazegnies (1744).  V. Basse-Cour ; V. Closière ; V. Fiefs ; V. Masures. // 3. de Tenre, de le Tenre, del Tenre, Deltenre, famille, originaire du pays d’Ath, qui devait son nom à la rivière la Tenre, aujourd’hui la Dendre. Une branche avait émigré à Trazegnies dès la fin du XV e siècle : Collart del Tenre est cité, en qualité d’échevin de Trazegnies en 1504, 1506 et 1524. Certains membres de cette branche ont sans doute occupé la ferme du château, à la fin du XV e siècle ou au début du siècle suivant et lui ont donné leur nom. Cette désignation est complètement et depuis longtemps perdue. // 4. On trouve ailleurs : le court de Tenre (1313) Analectes T. XIV, p. 161), domaine important de l’abbaye de Saint-Martin de Tournai, à Ath, faubourg de Brantignies. – fief de la Tenre (1473) à Silly (Annales du cercle Archéologique d’Enghien. T. IV, p. 132). – la seigneurie de
la Tenre
(1556). fief près de Leuze, mouvant de la seigneurie d’Irchonwelz (Annales du Cercle Archéologique de Mons. T. XXXII, p. 272).

Théo - Rue – Cette petite rue relie la rue de Pont-à-Celles à la rue du Cadet

 Rue Théo La rue Théo vue depuis la rue du Cadet.

95aruetho.jpg L’entrée de la rue Théo vue depuis la rue de Pont-à-Celles

 

  Thiripont – Rue du – Anciennement appelée : rue Royale. Cette rue prend son départ dans la rue de Chapelle pour se perdre dans le Grand-Bois de Trazegnies.

L’entrée de la rue Thiripont depuis la rue de Chapelle. La rue Thiripont est en partie privée et traverse le Grand-Bois de Trazegnies sur toute sa longueur.

Rue de Thiripont L’entrée de la rue Thiripont vue depuis la rue de Chapelle.

Thiripont. a ponte theoderici usque ad rivum Loret. Cartulaire de l’abbaye de Floreffe (1186) – thiripont (1474). Obituaire. Archives du presbytère de Gouy lez Piéton – en  la coulture alant a thiripont (1547) S² -deseulre theripont (1627) S¹ – a tiripont (1693) N¹ -tiripontCe pont, très ancien, enjambe le ruisseau du Piéton au moment où ce dernier traverse la chaussée romaine. – Thiripont, pont de Thierry » (Theodericus). Est-il permis de retrouver dans l’orialle fontaine (1404) (Archives du presbytère de Chapelle lez Herlaimont) la source du ruisseau Lorel, cité en 1186 ?

 Tichelin (1650) G. – demi mesure a tiercelain (1720) S¹ – trois bonniers dit Le Tisselin (1744) S³ – prairie dit vulgairement tichelin (1745) N¹ – tichelin (1750) G. – tîch’linSituation : tenant au bathyls (1650) G. – terre sur le haut comme la limite de trazegnies va vers gouy (1750) G. – Tichelin parait la meilleure graphie.La leçon tiercelain, extraite d’un compte seigneurial rédigé par un avocat étranger à la localité, semble fautive. – Un même vocable existe à Thuin : ruisseau venant de tislain fontaines (1693) A. P.Tichelin (1858) Popp.

1. Tiennes. le tierne Ballant (1792) G. – Début en déclivité de la rue du Château. Maître Pierre Balant, chapelain du château, mort en 1722, habitait, en haut de cette rampe, la maison de son bénéfice. // 2. Tienne Foulon (1847) C. –   Aujourd’hui, rue Léandre Vilain. Elle présente une pente assez prononcée. les Foulon se partagèrent l’héritage paternel en 1694 G. – Leur bien se trouvait à droite en montant, là où se voyait (à la fin du XIXème siècle)  une vieille construction avec fenêtre à croisillon de pierre. // 3. . t èl tiènia, diminutif de tienne. désignation désuète de la partie de la rue du Seigneur qui, partant de la place de l’église, monte en forte déclivité vers la ruelle Michaux. Tienne. « montée ».

Touron. Pachî – ou Turon. Lieu dit relativement récent, rappelle, suivant certains, la configuration du bien (tout rond). Situation : dans les environs de Fastoumont. Le pachî indique toujours un verger.

Trigau. Prairie – (1746) N¹ – Nom de famille locale.

Trou du cul. Prairie, dite closière de Fastoumont tenant au chemin du -, à celui de Trazegnies à Chapelle lez Herlaimont, dit Bultia (1918) A. P.trô d’cu – Bout de chemin en cul de sac, habité par quelques personnes. C’est aussi le sobriquet d’un sabotier, né un 29 février, qui habitait Trazegnies à la fin du XIX e siècle.

Trouvé. Terre dite -, champ de l’église, tenant au chemin de Corbeau – trouvè – (1891) A. P. – Cadastre son    A, n° 162B - Toponymie récent ; sobriquet de famille.

Try. 1. t sur le tril (1715) G. – les trilx dit du curé (1738) G. – sur le trys de deseur les grands prets (1754) N¹ – Situation : près du moulin banal. // 2. le trieu du Butia (1787) P³ – Situation : près du Butia. // 3. . t trilz gisant envers le bois de Trazegnies (1525) S² – au trilz du bois au batty du bois (1534) S² – try du bois au batty du bois (1748) N¹ – Jean, baron de Trazegnies, cède à rente à Godeffrint Bierge trois bonniers et demi de ce try à charge  d’édifier une maison manable, valant 100 livres (1527) S² - Situation : tenant au chemin alant didit trazegnies a le hardegnies. – A propos de la hardegnies (1527) , Il est à noter que Popp livre un exemple typique de cacographie. La lecture du plan cadastral (circa 1858) donne Les Harniers sur Chapelle lez Herlaimont et Champ des araignées (!) pour le territoire joignant, situé sur Piéton. Dauzat dans Les noms de lieux, p. 66,  (1926) cite un contresens identique. Rencontré dans les archives de Trazegnies : cens de la harnie aux lieux de la Chapelle lez Herleumont  (1693) N¹ – gisant a
la Harniée
(1703) N¹ – La forme de 1527 indique un nom en iacus et révèle aussi un domaine gallo-romain disparu. // 4. t au trys (1749) N¹ – grand trieu (1778) G. – petit trieu (1795) G. – Le grand trieu était, en 1795, une prairie de plus de trois bonniers. Le petit trieu, situé le long de l’ancien chemin de Chapelle, était une prairie d’un bonnier et demi. Ces deux biens qui se touchaient, appartenaient au marquis de Trazegnies depuis 1765, par voie d’échange avec la famille Matey. // 5.  . t try fosse (1751) N¹ – tieu des fosses (1782) G. – Situation : près du Petit Bois // 6. . t pièce appelée le trilz morlez, contenant 4 bonniers 3 mesures as herit. de herlamont (prieuré d’Herlaimont) (1534) S² – Morlez : nom de famille. – Charles, baron de Trazegnies, le 13 décembre 1551, rend en main d’Adrien Croissez et de ses sœurs une maison et tenure a luy appartenant et venant par confiscation par le trepas de Collette morletz. S². // 7. trî, »terre en friche » « terre banale ». Une partie de notre territoire communal était encore, au XVIII e siècle, réellement improductive. On constate cependant des efforts d’amendement par transformation des marais et des  terrains vagues en prairie. Les trieux, les buissons et les spinettes prouvent l’abandon d’un sol couvert de mares, de roseaux, d’herbes dures et de touffes d’arbres épineux. Le trieux, incultes et gazonnés, étaient disséminés.Ils servaient de pâturages aux moutons. La topographie ayant été profondément remaniée depuis, tous ces vocables ont disparu faute d’objet.

Vert chemin allant a courselles (1787) P³ – le chemin vert (1891)  èl vert tchèmin. – Nom de deux chemins de campagne, au milieu du XIX e siècle, l’un à la limite de Courcelles, l’autre au Nesperia. Ces chemins ont du être abandonnés, à un certain moment, au point de permettre à la mousse et à l’herbe de les couvrir.

Verte – Rue – Cette rue avait une particularité singulière, c’est que du côté gauche, elle se situe sur Trazegnies, et en face, on se trouve sur le territoire de Courcelles. Avant la fusion des communes, elle était désservie par deux facteurs différents.

  Rue Verte 1 Une section de la rue Verte (vers la Grand-Rue)

 Rue Verte 2    La rue Verte vue depuis son embouchure avec la rue de Gosselies.

Vert diâl. – èl  « Le vert diable ». C’est le nom donné à une partie du Petit Corbeau, sans doute par le sobriquet d’un habitant au caractère difficile. L’adjectif « vert » a un sens péjoratif. Une pasquille liégeois de 1636 traite de meschan vert dial un chef de soudards étrangers. Bulletin de Toponymie et de Dialectologie. T. X, p. 432, note 1 (1936).

Vierge - Rue de la – Cette rue prit sa dénomination du fait qu’une procession passait dans cette rue. Cette procession avait lieu le dimanche après la nativité de
la Vierge. Après avoir démarré de l’église, traversé le Petit-Bois de Trazegnies, les campagnes environnantes,  le cortège s’arrêtait au Gros Bec pour chanter une antienne à la Vierge, il se dirigeait ensuite par un chemin appelé pour cette raison encore de nos jours : le chemin de la Vierge. Par la suite, il revenait vers l’église par les campagnes.

 Rue de la Vierge La rue de la Vierge vue depuis la rue de Chapelle.

Vignois. Prairie ditte au – (1720) S¹ – quatre journels de terre ovignois (1733) S¹ – prairie auvignois (1744) S³ - Elle contenait trois bonniers. Vignois, « vignoble ». La vigne se cultivait couramment dans la localité au XVI e siècle. Une ordonnance du baron de Trazegnies édicte en 1525 : quiconque a ce iour en avant serat trouvez faisant foulle (faute, délit) de nuit et de iour soit es jardin, bledz, parturaiges, vingnes ou en quelqz autre lieu S¹.

Vilain - Rue Léandre – Tienne Foulon 1847Rue Saint-Roch (début du XIXème siècle). Cette rue prit sa nouvelle dénomination à la fusion des communes. Elle conduit à l’entrée du site de l’église pour rejoindre la place Delbruyère.

Rue Vilain  La rue Vilain vue depuis la rue de Gouy.

Rue Vilain La rue Vilain vue depuis le bas de la place Delbruyère.

Ville. 1 la maison de ville (1744) S³ - Maison de la communauté, située sur la place communale durant le XVIII e siècle. Elle n’existe plus. V. Halle ; V. Justice. // 2. èl tchamp’ commeune (la chambre commune). Maison communale, rasée vers 1912, pour créer la place Larsimont. // 3. L’hôtel de ville. Maison communale actuelle, inaugurée le 11 mai 1913. Architecte, M. Marcel Simon, de Trazegnies. Cfr. G. Verdavaine. Le bloc civique de Trazegnies. Le Home, n° 3, p. LXI et ssq. (1924).

Viviers. 1. sur les viviers (1427) G. – deseulre les viviers (1632) S¹ -champ du vivier (1694) N¹ -a la roye deseur le vivier, tenant au chemin qui va de trazegnies a chapelle (1714) G. – le grand vivier de Trazegnies (1755) S¹ – Lès vivîs. – Les viviers étaient seigneuriaux. Ils furent appelés les étangs dès le début du XVIII e siècle. Ce terme a prévalu. V. Etangs. // 2. Près appelés les viviers Poulet (1729) G. – Situation : tenant au by du moulin. Parmi les habitants, nous rencontrons : Nicolas Poulet, en 1686 () et Jean Jacques Poulet, boucher de son métier, en 1702 (). En 1765, Jean Baptiste Patron était propriétaire du vivier poulet. N¹.

Viviers - Rue des — Nom donné à cette rue en souvenir des anciens viviers du Marquis de Trazegnies. Cette rue fut créée dans la seconde partie du XXème siècle, lors de la création de la cité Beghin.  Actuellement, elle relie la rue de Gosselies à l’avenue de l’Europe. Auparavent, cet endroit était une pâture.

 Rue des Viviers L’entrée de la rue des Viviers depuis la rue de Gosselies.

Vôye dè l’abîe. V. Herlaimont. – vôye dè coûria. – V. Corriau. vôye dou pièton. – V. Piéton. – vôye dè tchôfoûr. V. Chaufour. – Vôye, via,  « voie ». Ici, employé pour sentier de campagne.

Waterlot. Pachy Charles – (1670) G. – pachy m e Charles waterlot (1701) P¹ – Charles Waterlot, de Trazegnies, prêtre dès 1698 (G.), décédé à Trazegnies le 8 avril 1723. Registre paroissial. Archives du presbytère de Trazegnies.    

Welz. Bonnier et demy de pasturaige appellet le courtil au welz (1533) S² – welz dudit trazegnies (1624) S¹ – wez ou abreuvoir (1781) G. – Ce welz était situé au bas de la place du château, près de la ferme des Roland (XVII e siècle) et des Dartevelle (XVIII e siècle), à l’emplacement actuel du bureau des Poste. – V. Abreuvoir ; V. Ruelles.

Yser – Rue de . Ancienne dénomination : Rue de Courcelles . Cette rue fut débaptisée à la fusion des communes. (Sections 26 et 27)

 Rue de l'Yser 1 La rue de l’Yser vue depuis la rue de Pont-à-Celles.

Rue de l'Yser 2 La rue de l’Yser vue depuis la rue de l’Epine.

 Fin de la rubrique consacrée aux rues T V W et Y

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