Toponymie de Trazegnies

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Avant propos

23 janvier, 2007
Avant propos | 6 réponses »

Blason de la famille de Trazegnies   Les armoiries de la famille de Trazegnies.

Tous les noms des rues mis en caractères gras et en rouge, sont les rues qui sont encore avec la dénomination d’aujourd’hui.

Les autres noms des lieux mis en caractères gras et noirs, n’existent plus aujourd’hui.

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Les documents écrits, antérieurs au XVI e siècle, donnent rarement pour Trazegnies des indications de terroir. Du XII e aux XV e siècles, les chartes, diplômes et cartulaires fournissent à peine une trentaine de toponymes. Les chirographes du XVI e siècle sont déjà plus prolixes. Mais il n’en existe qu’une poignée dans les archives des princes de Mérode à Bruxelles. Par contre, la moisson a été copieuse dans les archives scabinales et notariales des XVII e et XVIII e siècles.

Les vocables rencontrés sont en majorité, à l’heure actuelle, désuets ou consumés. La décrépitude et la perte des noms de terroir ont été précipitées, à la fin du XIX e siècle, par l’afflux massif et subit d’étrangers et par les modifications radicales de la topographie. Ce sont les conséquences de l’extension brusque de l’industrie dans un village agricole. Ainsi beaucoup de vocables de Trazegnies ont disparu, éteints par la faiblesse de tradition orale ou vidés de sens et devenus sans application par défaut d’objet. La désignation officielle de nouveaux noms de rue n’a rien compensé. Si l’éclosion spontanée et populaire est toujours savoureuse et originale, la création administrative est rarement heureuse dans son choix.

Les faits sociaux et économiques ont agi avec d’autant plus de brutalité que l’aire d’action était étroite. En un siècle, sur un territoire restreint de 892 hectares, la densité de l’apport extérieur fait monter le chiffre de population de 1.000 à 7.000. En fin de ce travail, la carte illustre les faits dans leurs résultats, en figurant les chemins disparus et les chemins créés durant le XIX e siècle et surtout en discriminant l’habitat de 1770 et celui de 1930.

La toponymie n’est pas une science hermétique. Elle sollicite volontiers l’aide de la géographie et de l’histoire. Cette transformation révolutionnaire de l’habitat et de la topographie nécessite un chapitre explicatif. Après examen, notre rôle sera modeste : dresser l’inventaire, aussi complet que possible, des toponymes du village en colligeant les graphies dans les archives et en notant les expressions dialectales modernes.

Ce travail était urgent. Les archives se détruisent. Le greffe scabinal de Trazegnies a été brûlé à Mons, par fait de guerre, en mai 1940. Le dépouillement de ce fonds a permis de recueillir, au dernier moment, des appellations qui seraient aujourd’hui perdues. Les prononciations traditionnelles, ici plus qu’ailleurs, s’altèrent et meurent par l’emploi généralisé du français. La série des graphies autorisera l’étude de l’évolution phonétique. Cette évolution, les scribes l’ont retardée dans une certaine mesure par la copie de textes plus anciens. Le cadastre, lui, tranchant et souvent arbitraire, l’a figée en donnant à beaucoup de termes une tournure officielle.

Ces conscient du danger des interprétations et reconnaissant, en l’espèce, la sévérité de la discipline scientifique, les étymologies on été recherchées avec prudence. Notre souci a été davantage de fournir, en travailleur de bonne volonté, des matériaux aux philologues de métier. La tache a été rude, plus qu’elle n’apparaît à la simple lecture. Pour le pur amour du passé, notre travail s’est terminé avec patience et probité.

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