Toponymie de Trazegnies

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31
jan 2007
Les rues O et P
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Les rues O & P 

Oies. Marais des – (1847) C. – marè dès auwes (prononciation ancienne, suivant M. Ferdinand Philippe), marè dès was (actuellement). Ce marais s’étendait, autrefois, de la Grand Place au marais Pauscot. Son emplacement est traversé par la grand’ route de Gosselies.

     Marais des Oies 1     Le marais des Oies. Aujourd’hui, il se situe entre la rue de Chapelle pour abouttir dans la rue Destrée. Le marais des Oies   possède deux entrées dans la rue de Chapelle.

Marais des Oies 2 Une des deux entrées du marais des Oies vue depuis la rue de Chapelle.

Olingère. V. Ruelles.

Olive. Au Bonnier de l’ – (1755) N¹ – Situation campagne de
la Bénite Epine. Bien appartenant à l’abbaye de l’Olive, sous Morlanwelz. A Courcelles : terre de l’Oliff (1697) N¹.  

 Orangerie (1858). Popp. Dépendance, maintenant démolie, du château de Trazegnies.

Oseraie. terre dite l’ – (1887) N¹ – Situation : au pré Notre-Dame ; cadastrée Sen   B, n° 1000a ; en bordure du chemin de fer (hors service- de Bascoup à Trazegnies).

 Pajouet. V. Closières.

 Pain. Les rentes du petit – (1632) P¹ – le petit pain (1681) N¹ – prairie nommée le petit pain (1710) G. –maison ditte communement le petit pain (1771) N¹ – Situation : le marais de desoub le petit pain, tenant le marais desoub leglise (1671) G. – Ce bien était grevé de rentes en nature, convertibles en pains, dues aux pauvres. Son propriétaire était tenu de livrer, chaque année, aux pauvres de Trazegnies un vasseau, un quartier et deux pintes de blé et aux pauvres de Monceau sur Sambre trois vasseaux de blé.

PâquerettesRue des - Cette rue fut créée dans la seconde moitié du XXè siècle. Elle fait partie de la Cité « Saint-Joseph » (Section n° 26)

  Rue des Paquerettes    La rue des paquerettes vue depuis l’avenue de l’Hôtel de Ville                           

Pajot. Courtil – (1780) P¹.

Pattart. Maison dite le dernier – (1720) G. – C’était certainement le nom donné à un cabaret où l’on dépensait, comme le voulait l’enseigne, tant était grand le plaisir, jusqu’à son dernier sou (patard).

Pâturage. Tenant au grand pasturaige de mondict seigneur (le marquis de Trazegnies) (1666) S¹ – au grand pâturage de monseigneur le marquis (1777) S¹.  

Pauvres. As pres des poures de trazegnies (1547) S² – courtil des pauvres (1673) G. – prêt des pauvres (1698) G. – le jardin et les prêts des pauvres (1699) G. – èl pachî dès poûves. – Situation : le courtil tenait à la rue du Seigneur et au marais par embas. Le pré bordait le bois de Trazegnies. Ces biens étaient loués publiquement à des particuliers par la table des communs pauvres du lieu. Cette institution possédait 33 bonniers, les terres des pauvres  (1693) G.

Perfont prêt (1537) S² – a parfonprez (1698) S¹ – a parfond prets (1756) S¹ – Situation : tenant au chemin allant au pieton. – Perfond, « profond ».

Perisel. Terre au – (1291). Analectes… VII, 379. Ce vocable est dû à l’existence d’un poirier sauvage aux environs de la culture. – Dérivé de pirus, « poirier » et suffix – el qui a donné ici – iel. V. Saucy (Seuchiel).

Pesant. jardinaiges ayant appartenu à jean pesant, gisant en les heritages dudit – (1665) S¹ – pachi pesant (1715) N¹ – a pesant (1754) S¹ – pré avec digue et ruisseau, au lieu dit Pesant, tenant au réservoir et au ruisseau du moulin et au chemin du Buthia (1891) N¹ – Situation : teant au jardin allant à chapelle les herlaymont (1775) S¹ – En 1627, Jacques Pesant, demeurant presentement a seneffe, par suite du décès de son père, appelé aussi Jacques Pesant, fait relief d’un fief ample d’un Bonnier et 60 verges de jardinage gisant es jardin dudit pesant S¹ – En 1775, le fief nommé vulgairement la prairie de pesant, est resté sur exposition publique à Antoine Bouillon S¹.

Peupliers. Deux bonniers dit au – (1744) S¹.

Piedsente (vieux français), sentier pour piétons. Ces sentiers traversaient les champs pour rejoindre au court les localités voisines. – Piessante, remplacé par sentier depuis le début du XIX e siècle dans les documents officiels, est fréquent sous la plume des scribes aux XVII e et XVIII e siècles. Pièsinte sert souvent de terme générique ; vôye est employé davantage pour la spécification, V. Herlaimont. V. Piéton. V. Saint-Joseph. V. Vôyes.

 Piéton. l. surper pienton (1135). Barbier. Op. cit. II, 17. – inter pintonen (1179). Id. II, 54. – le mort pienthon. Id. II, 302. le pieton (1310). Id. II, 443. – l’heritage dumoulin du piethon (1525) S² – la riviere du pietton (1627) S² – la riviere du Piéton (1696) N¹ – Piéton. Ce ruisseau prend sa source à Anderlues. Après avoir traversé le village de Piéton, à qui il a donné son nom, il fait sur 500 mètres la limite entre ce village et Trazegnies et ensuite la limite entre Trazegnies et Chapelle lez Herlaimont.Il se jette dans
la Sambre à Charleroi. Son eau, jadis claire et profonde, abondait en truites et en écrevisses (1615-1793) ; elle est actuellement noire et bourbeuse. Piéton, premier élément inconnu ; second élément – on (celtique ou gaulois) qui détermine les plus anciens noms de rivière. C. Roland. Toponymie namuroise, 191 (1899). Ce suffixe – onno, « cours d’eau, source », est certainement préceltique et préibère. A. Dauzat. La toponymie française, p. 118 (1939). // 2. piessante allant au pieton aboutissant a la gloriette (1749) N¹ – sentier du piéton (1821) N¹ - èl vôye dou
pièton. Sentier disparu depuis quelques années qui, du Petit Bois et à travers champs, menait droit au clocher de l’église de Piéton. C’était l’itinéraire des gens de Lobbes et d’Anderlues qui se rendaient, le 10 août, à la foire de Saint-Laurent, sur la place du château de Trazegnies.

Le Piéton   Le Piéton à l’orée du Grand-Bois de Trazegnies .

Piéton – Rue de – Cette rue se dirige vers la sortie du village en direction de la commune de Piéton.

 Rue de Piéton

1/ La rue de Piéton à l’entrée de Trazegnies (en venant de Piéton).

Détail: vue du pont de l’autoroute qui anjambe la rue de Piéton

Pire. Bonnier au – de leis le terre Raudoul (1291) Analectes… VII, 379. – Situation inconnue. Pire. « chemin empierré », C’est l’équivalent du liégeois Pîdge (petreum). Bulletin de Toponymie et de Dialectologie. T. X, p. 328.

Pistolle. Bonnier, dit le bonnier a – (1744) S¹ -  Pistole, pièce de monnaie. Terre de bon rapport.

Place. La – de Trazegnies (1680) N¹ – la place de ce lieu (1762) N¹ – La place (1847) C. Cette place qui s’appelle maintenant la grand place du château, place Albert 1er, était unique sous l’ancien régime. // Trazegnies possède trois autres places d’origine moderne : 1.la place de l’hôtel de ville ou place Larsimont, bourgmestre, Trazegnies, 1818 + 1890. // 2. la place de l’église et, depuis 1930, la place Florian Delbruyère, dite par le populaire èl place d’in viè la d’zou, à proximité de l’église. Florian Delbruyère, né à Trazegnies de Louis Delbruyère et d’Antoinette Larsimont, lieutenant d’artillerie, mort à Doungu (Haut Congo) le 24 avril 1894. // 3. la place verte, en face du puits n° 5 des charbonnages de Bascoup. Elle a été créée, à la fin du XIX e siècle, au centre d’une cité pour ouvriers mineurs. Elle est bordée d’arbres et couverte d’herbe.

Place – Rue de la – Cette petite rue relie la place Albert 1er à la rue de la poste.

 Rue de la Place Rue de la Place vue depuis la rue de la Poste.  Détail: On apperçoit la tour N-O du château de Trazegnies.

La place Albert 1er. C’est l’ancienne place du Château, débaptisée à la fusion des communes. Au sommet de celle-ci, se trouve l’entrée du parc du château de Trazegnies.

     Place Albert 1er     Une vue de la place vue depuis l’entrée du parc du Château de Trazegnies .                    

Poscot. l. 1. prairie ou maret acquis de la communauté de trazegnies, joindant a lautre maret et au ruisseau (1698) G. – tenant au chemin du seigneur, a la ruelle Godefraine, au maret pauscot et a la cens Deltenre (1730) G. – prairie a deux coupes contenant un Bonnier ditte communement le maret poscot (1773) N¹ – chemin du marais pouscot (1847) C. – marais poscot (1656). Plan manuscrit. – marè pôsko, marè pôko. – Dans le principe, ce bien s’appelait simplement le marais et appartenait à la communauté. Aliéné en faveur d’un particulier, à la fin du XVII e siècle, il porta dès lors le nom de son occupant. En 1773, l’ancien marais, devenu par amendement une prairie entourée de haies, appartenait à la famille Delbruyère. N¹ – // 2. une mesure de prêt a regain ditte la mesure Poscot (1747) N¹ – prairie ditte communement la prairie poscot pette (1780) N¹ – Ce dernier bien fut mis en location publique par son propriétaire, François Carnière, en 1780. // 3. Pasquier Pette est cité parmi les hommes de fief du marquisat de Trazegnies, en 1666. S¹. – V. Marais des Oies.

Poste – Sentier de la – Nom donnée à cette ruelle en souvenir du bureau de poste qui se trouvait au pied de la ruelle. (Section n° 26). En fait, c’est le prolongement de la rue Saint-Joseph (il se trouve dans le même axe)

 Ruelle de la Poste Vue du bas du sentier de la Poste.

Poste - Rue de la – Cette rue, parrallèle à la place Albert 1er, rejoint la rue à Cailloux. (section n° 33).

     Rue de la Poste    Rue de la Poste vue du bas de la place Albert 1er  

Potte. 1. Jardin  gissant a la potte (1557) S² – maison nommée la Potte (1637) P¹ – fief del Potte (1689) N¹ – trios censes de la potte (1739) P¹ – chemin des Pottes (1847) C. –
La Potte (1887) N¹ – èl cinse dèl’pote. – Plein fief de la seigneurie de Trazegnies. En 1637, Henri Delbruyère laisse, par droit de primogéniture, à son fils Herman la maison nommée la Potte avec 3 bonniers de jardin. P¹ – En 1773, François Delbruyère, fils de Pierre, fait relief de la potte consistant en une maison, jardin, prets et terre de 16 a 17 bonniers. S¹ – Sur les reliefs et les possesseurs de ce fief: L. Deltenre. Histoire de la paroisse de Trazegnies. Documents et Rapports de la Société Archéologique de Charleroi. T XXXIV, pp. 140, 141 (1939). Cette ferme et la voisine, la petite potte, brûlèrent le jour de la Toussaint 1739. P¹ – // 2. Fief  de la petite potte (1638) P¹ – fief gisant  à la petite Pottes (1701) P¹ – Fief ample du marquisat de Trazegnies. Domaine différent et voisin du précédent. Par testament du 30 juin 1638, Nicolas Petite fonde un obit sur ce bien. P¹ – Le fief quon dist la potte se consistant en un jardin contenant 3 mesures est dévolu, en 1652, à Jérôme Petit, fils de Nicaise. S¹ – Par testament du 27 juin 1684, Jacqueline Petit veut que Gillion Motte, son époux, jouisse de ce bien comprenant alors chambre, estable, grange, jardin et un petit fief contigu, et puisse, en cas de nécessiter, le charger d’une rente de 12 florins. G. – En 1714, Motte, âgé de 82 ans, outre ayant esté fourragé plusieurs fois pendant cette guerre, usa de la faculté et leva la rente de 12 florins. G. –
La Petite Potte a été licitée, en faveur du censier Louis Joseph Ghislain, le 27 Janvier 1777 (N¹) et était occupée par lui en 1781. P¹ – // 3. Le chemin des Pottes (1765) (N¹) s’arrête aujourd’hui, venant du château, aux fermes des Pottes.Il se prolongeait jadis dans le Petit Bois et passait entre les deux étangs pour rejoindre en ligne droite la drève du Grand Bois. Ce prolongement a été supprimé dans les environs de 1850 par le marquis de Trazegnies, au grand mécontentement des fermiers. La suppression les obligeait à un détour pour atteindre leurs cultures ; mais le marquis désirait la tranquillité dans son bois. // 4. Jehan del Potte, échevin d Trazegnies à la Saint-Jean 1461. S¹ -  Potte, « terre sujette à servitude ». Roquefort. Op. cit.v°  Potte. – Pote, « petit trou en terre, fosette ». J. Haust. Dictionnaire liégeois, p. 502 (1931) et A. Bayot. Bulletin de Toponymie et de Dialectologie. T. IX, p. 102 (1935) – Même lieu dit à Pont à Celles : sous la juridiction de traulée, sur la campagne delpotte (1758) N¹ -sous la juridiction de potte, campagne de Maiemont (1780) N¹ – champ de la potte (1843) A. P.  (Section n° 33)

Pottes - Rue des - Dénomination de cette rue en souvenir de la ferme qui portait ce nom. (Qui existe toujours de nos jours) (Section n° 33)

    Rue des Pottes    L’entrée de la rue des Pottes depuis la rue de Piéton. Au fond: La ferme des Pottes.

Pouillety. V. Sentiers.     

Poulet. V. Viviers.

Prague - Rue de – Cette rue fut créée dans la seconde partie du XXème siècle. Elle se situe dans la cité de L’Yser.

 Avenue de Prague Une portion de la rue de Prague

Preaulx. Pre es – (1427) G. – aux preaux (1701) P¹ -Les preaux (1718) P¹ -Préha (1847) C. – Situation : sur les versants d’un ruisseau, près des anciens marais. Cet endroit est encore couvert de prairies. – Pratellum, « Préau », « petit pré ».

Presbytère. La cure (1701) P¹ – la maison du curei (1779) P¹ – Ce bâtiment, reconstruit en 1757, est le presbytère actuel.

Prets. Les grands – dessous le moulin (1754) N¹ – campagne des prés (1856). Plan manuscrit – champ des prés (1887) A. P. – Les grands prés faisaient suite aux préaux dans la direction de Gouy, sous Butia.

Prés - Rue des – Cette nouvelle fut créée dans la seconde partie du XXème siècle. Elle prend son embouchure dans la rue du Butia et se termine en cul-de-sac.

 Rue des Prés La rue des Prés depuis son embouchure de la rue du Butia.

Prusse. La rue de –. C’est avec l’argent gagné en Prusse rhénane durant les campagnes (étés) de briques, faites après 1870, que presque tous les habitants de cette rue construisirent ou achetèrent leur maison. J. Degrouve. Trazegnies. Histoire et géographie, p. 57 (1929). Elle se situe entre la rue de Gosselies et la rue de l’Yser.

 Rue de Prusse La rue de Prusse vue depuis la rue de l’Yser

Rue de Prusse 2 La rue de Prusse vue depuis la rue de Gosselies

 

 Fin de la rubrique consacrée aux rue O et P


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