Toponymie de Trazegnies

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Archive pour janvier, 2007


Les rues R & S

31 janvier, 2007
Les rues R et S | Pas de réponses »

Les rues R & S 

Rausart. Une mesure a – (1427) G. – au lieu nommet a rousart passant la voie de selle (Pont à Celles) (1616?) S² – Situation: près de
la Bénite Epine. *Rogeri sartus, « essart de Roger« .

Rectem – Rue – Cette rue se situe dans la section n° 26. Antirieurement, elle faisait partie de la rue des Cayes qui devint par après,  »chemin de Nivelles ». Sa nouvelle dénomination fut effectuée dans la première partie du XXème siècle. Elle prend son départ à la croisée des chemins de la rue de Gosselies, Delval et de
la Grand-Rue. Théodore-Joseph Rectem, hujus loci praetor, mort le 19 juin 1771 (Reg. paroissial de 1701 à 1796), p. 654. Archives du presbytère de Trazegnies.  Théodore-Joseph Rectem, fut l’avant dernier mayeur de Trazegnies (1771).

 Rue Rectem 1 La rue Rectem vue depuis l’intersection avec la rue du Petit-Champs de de l’Hôtel de Ville.

 Requignies. 1. Fond de – En regingnoise val (1427) G. – arghinoisses vaulx (1532) S² – a Arguinoise vaux (1624) S¹ -herguigneusevalles (1670) G. – reguineuseval (1698) G. – au fond darguinoise vaux (1705) S¹ – argui noisseval (1714) G. – erguineuse et veaux (1724) G. – guineuseval (1737) G. –fond d’herguineuseval (1750) N¹ – Requineuseval (1818) A. P. – Gnusevaux (1858)  A. P.a r’guinie. Portion de Trazegnies du vaste territoire de Requignies sous Courcelles. villa de Reghignies (1255). Barbier. Op. cit. T. II, n° 254. C’est le vocable le plus maltraité, le plus torturé de notre toponymie locale. Rocco, nom propre franc ; – in -, liaison flexionnelle ; – iacus, fundus, domaine. Cfr. Bulletin de
la Société d’Archéologie de Charleroi, Ier année p. p. 17 et 36. 1929. – La forme – oise, francisée du wallon – euse, est à noter. Ces adjectifs, dérivés de nom de lieu, sont anciens. On connaît un autre exemple à Trazegnies : courtoises hayes. On en trouve dans le pays de Liège : viseuse voye (voie de Visé). Note manuscrite de J. Haust. – Les forme de 1706 et de 1750 contiennent par redondance fond et val qui ont la même signification. // 2. Chemin de Requignies. Chemin derguinée allant a la chaussée (1720) G. – chemin d’Erghinée a chesnesée (1737) G. – chemin de gouy a reguinées (1741) G. – chemin de gouy vers courcelles (1754) N¹ – chemin de chensée à Guignée (1823). Archives du presbytère de Gouy. – V. Cossons.

Renne. Gisant al – joindant au seigneur et au fief del potte (1689) N¹ – chemin de la reine (1718) G. – au grand prêt del Reine (1744) S³ – chemin delreine (1771) N¹ – tenant a la renne (1787) S¹ – prairie nommée la reine (1788) G. – chemin de
la Reine
(1856). Plan manuscrit. – terre à la reine (1868) A. P.tchèmin, dèl rènne. Reine est une étymologie populaire. Il s’agit sans doute de raine, rènne, « grenouille », transformé par analogie.  

Résistance – Rue de la -  Cette rue fut créée dans la seconde partie du XXème siècle. Elle fait partie de la cité « Beghin ») (Sections n° 26 et 27). Sa dénomination fait hommage aux Résistants des deux grandes guerres. Cette rue fait la liaison entre les avenues de l’Europe et de l’Hôtel de Ville.

 Rue de la Résistance La rue de la Résistance

Robert – Rue Alexandre – Cette rue relie la rue du 11 Novembre à la cour Michaux et à la rue du Seigneur. Alexandre Robert, né à Trazegnies en février 1817, il était le quatrième enfant issu du mariage de M. Nicolas-Joseph Robert et de Jeanne Rectem. Alexandre Robert devint un peintre célèbre. L’artiste comblé d’honneurs : prix de Rome, membre de l’Académie Royale de Belgique etc.. Dans la gloire, il n’oublia pas l’église de son baptême : il la gratifia de deux vastes compositions. 

Rue Robert 1 La rue Robert vue depuis la rue du 11 Novembre. 

 Rue Robert 2 Une section de la rue Robert.

Robiermont (1690) N¹ – prairie nommée Robiermont (1713) G. – deseur fastoumont (1682) G. –tenant au chemin qui conduit de Trazegnies au chaux four (1818) A. P. – * Roberti mons, « colline de Robert ».   Romero - Rue Monseigneur – Cette rue fut inaugurée dans la seconde partie du XXème siècle. Elle fait partie de la cité de l’Yser (Section n° 27). Roméro – Monseigneur Roméro, archevêque de San Salvador, dit « l’archevêque des pauvres » . Ses remontrances vis-à-vis du pouvoir politique dérange trop. Le 24 mars 1980, il est assassiné dans la cathédrale de San Salvador alors qu’il célèbre l’eucharistie.

   Rue Roméo La rue Monseigneur Roméo                           

Roses - Rue des – Cette rue fut créée dans la seconde partie du XXème siècle, lors de la création de la cité « Saint-Joseph ». Elle se trouve dans la section n° 27. Elle relie la rue de Prusse à l’avenue de l’Hôtel de Ville pour déboucher dans la rue de Gosselies.

 Rue des Roses La rue des Roses.

 Le squaire Le squaire à son intersection avec l’avenue de l’Europe (situé au bout de la rue des Roses).

Royale. Rue -. Ancien chemin en bordure du Grand Bois. Quelques maisons, élevées à la fin du XIX e siècle, lui font front. Cette appellation pompeuse et inattendue est, dans sa forme actuelle, récente et d’origine administrative. N’est-ce pas là un ancien chemin royal ? Une ordonnance du seigneur de Trazegnies, non datée, mais paraissant du XVII e siècle, donne des instructions sur lentretennement des chemins royaulx et aultres grans et petits chemins… en sa terre de trazeignies. Le chemin royal avait une largeur de XL pieds. Farde du marquisat de Trazegnies. Archives de l’Etat à Mons. Voir Thiripont.

Roch. . V. Closières.

Royes. 1. t la roye des murs le prestre (1720) G. – // 2. t a la roye del saux mahieu (1714) G. – ou roye de la saule de nauwe (1744) S³ - // 3. t au royage du vivier (1695) G. – // 4. Roye, « portion de terres cultivées ». Les anciennes exploitations agricoles étaient divisées en trois portions vêtues successivement de blé et de fourrage, puis abandonnées en jachère. C’est l’assolement triennal. Les baux du XVIII ème siècle spécifient que la dernière dépouille ne pourra être que d’un tiers de terrain en blancs grains. un tiers en marsage et l’autre en guéret ou gissière (1779). La ferme du château était donnée en location par le marquis de Trazegnies avec les preits, pasturages et terres labourables a trois royes… (1733) S¹ – Le bail de 1744 détermine et nomme ces trois royes. .        

Rues. 1. Rue du Butiau (1719) G. – // 2. rue du petit champ (1782) G. – // 3. rue du seigneur (1789) G. – Ces trois voies seulement, bordées de maisons, portaient le nom de rue au XVIII e siècle. La seul qui méritait cette appellation, la rue du seigneur, est dite aussi : la grand rue allant du castiau au moustier (1504) S² – la grande rue (1660) S¹ – la rue a leglise (1701) P¹ – la grande rue allant a leglise (1749) N¹ – // 4. Il n’y a guère lieu de s’attarder à relever les noms des rues modernes d’une extrême banalité : r. Destrée ; r. Ferrer ; r. Pastur. Les conseils communaux, influencés par la politique, se sont montrés prodigues de ces dénominations insipides.

Ruelles. 1. Ruelle a cailloux (1659) S¹ – V. Caillou. // 2. ruelle achapt (1691) N¹ – V. Chats. // 3. t ruelle jean le barbier (1733) S¹ - Jehan le Barbier, bailli de Trazegnies  en 1559 G. – Jean le Barbier, mayeur de Trazegnies de 1640 à 1648 G. – // 4. t al ruelle coquelet (1504) S² – Elle aboutissait à la rue allant de l’église au château. // 5. ruelle dict Collot (1699) G. – Collot, Nicolas. V. Collot. // 6. ruelle Deldoncq (1890) N¹ – Jean Baptiste Deldoncq vivait à Trazegnies en 1784 P¹ –  // 7. ruelle Delval (1847) C. – Alexandre Delval, né à Trazegnies en 1825, commissaire voyer d’arrondissement, conseiller provincial du Hainaut. t 1901. // 8. t ruelle maître Dominique (1782) G. – ruelle monsieur Dominique (1818) N¹ - Elle allait de Saint-Joseph à la grand place de Trazegnies au début du XVIII ème siècle. // 9. ruelle giraut (1748) N¹ – ruelle geraut (1753) N¹ – Djèrô, Gérard. Elle donnait accès a la rue allante a leglise (1766) N¹ – (rue des Ecoles). // 10. t ruelle Godefrind (1716) N¹ – Godefrwè, Godefroid. // 11. t ruelle charles goret (1771), située près de la fontaine de l’église. // 12. ruelle Libotte (1457) C. – François Libotte est cité à Trazegnies en 1693 N¹ -  Voir Libotte // 13. ruelle Maghe (1847) C. – V. Maghe. // 14. t ruelle de la marcelle (1782)  V. Marchienne. // 15. t ruelle Marcq (1847) C. – Elle allait de la grand place à la ruelle de l’Abbé. // 16. ruelle Matez. Louis Matey t 1786. // 17. ruelle Michaux (1909) A. P.V. Michaux. // 18. t ruelle Nicaise (1744) N¹ – Nicolas. // 19. t ruelle saint nicolas (1427) G. – ruelle qui va au bénéfice st nicolas (1694) G. – ruelle regardant le bénéfice st nicolas (1713) N¹ – ruelle st Nicolas (1749) N¹ – Situation à déterminer. Le bénéfice ecclésiastique de Saint-Nicolas était à la collation des marquis de Trazegnies et avait son siège à la chapelle castrale. // 20. t ruelle olingère (1847). Elle menait de la rue de l’Abbé à la rue à Cailloux. // 21. prairie proche le moulin, tenante a la riviere, passant parmy, t a la ruelle au wez, au maret (1725) G. – closiere Foulon, tenant a la ruelle desauwez (1750) G. – wez «petit étang », abreuvoir pour animaux. V. Welz.

Ruffin, Prairie de – (1712) G. – cens nommée vulgairement des Ruffin (1712) G. – La prairie était proche du grand moulin. La cens comprenait, en 1712, une masure sur deux caves vouttées, une grange et deux escuries. Elle avait appartenu à Nicolas Ruffin et était alors la propriété d’Albert Foulon. G.  

Ruisseaux. 1. Trieu des fosses, traversé par le ruisseau des fosses joignant d’occident au terrein appelé les garennes et du 7triom au chemin allant au grand bois. (1782) G. – Ce ruisseau, peu important, coulait près du Petit Bois. // 2. desoub le ry du moulin (1715) G. – sous le rieu du moulin (1728) S¹ – a la campagne de gouy, tenante a la riviere venant du moulin de Trazegnies (1750) P¹ – sis à Gouy lez Piéton, tenant au ruisseau de Trazegnies (1844)  – sis à Trazegnies, tenant au ruisseau du moulin (1891) N¹ – Ce ruisseau, aujourd’hui sous aqueduc, passait,grossi de plusieurs ruisselets, au pied du moulin banal, avant d’entrer sur le territoire de Gouy lez Piéton où il est appelé le ruisseau de Trazegnies

Ry. V. Ruisseaux.

Saint Jean. 1. a les pres de saint jean, tenant à la ruelle desauwez (1750)  – prairie de s. ian, dite trieu Buteau (1787) P³- Un pré de Saint Jean devenait banal à dater du 24 juin, à la fête de Saint Jean, autrement dit, ce pré naturel était ouvert à la vaine pâture, au droit pour tous les habitants de la commune de faire paître leurs bestiaux après la récolte de la première herbe, Ch. Roland. Les prés Saint Jean.Annales de
la Société Archéologique de Namur. T. XXVIII. (1910). Notons : à Pont à celles : prairie commune a la saint jean (1778) A. P. – A Rêves et à Lutteal : pré a une coupe de st jean (1794) A. P. – // 2. Rue Saint Jean. Elle aboutit à la route de Gosselies. 

Saint-Jean – Rue de . Elle prend son départ dans la rue de Chapelle pour aboutir dans la rue de la Briqueterie       

 Rue Saint -Jean La rue Saint-Jean à sa sortie dans la rue de Chapelle.

Saint Joseph. Au chemin allant a saint joseph (1656) S² – chemin en hurée (berge couverte de broussailles) qui mesne de saint joseph a la ruelle achapt (1691) N¹ – chapelle s. ioseph (1696) N¹ -campagne de s. joseph (1847) C. – à Saint Joseph (1891) à N¹ – La chapelle fut fondée en 1638 avec le bénéfice ecclésiastique par Gilles Roland, mayeur de Trazegnies. La chapelle actuelle date de la fin du XIX ème siècle. Le sentier mène du chemin de Fontaine (rue des Ecoles) à
la Grand’ place. La campagne est située derrière la chapelle, en direction de Courcelles. V. Closières.

Saint-Joseph  - Sentier – Ce sentier fut pavé au début du XXème siècle. Il doit sa dénomination du fait qu’à une de ses extrémités, se trouve la chapelle « Saint-Joseph ».    

 Saint-Joseph Le sentier Saint-Joseph vu depuis la rue Delval.

 Rue Saint-Joseph 2 L’entrée du sentier Saint-Joseph vu depuis la rue Rectem

Saint-Laurent. t Bois de st laurent (1627) S¹ -Petit bois dit st Laurent de deux bonniers, tenant au grand bois de Trazegnies (1787) – Portion du Grand Bois de Trazegnies. Les arbres de haute futaie appartenaient au seigneur du lieu ; mais la raspe (taillis) revenait au prêtre titulaire du bénéfice de Saint-Laurent en la chapelle du château.

Saint-Martin. Au – (1737) G. - Auberge qui portait l’image du patron de la paroisse.

Saint-Nicolas. V. Ruelles.

Saint-Roch. Rue – Chapelle Saint-Roch. Chapelle érigée sur le Pachy du Curé après l’épidémie de choléra de 1866. La rue Saint-Roch qui va de la place de l’église à la chapelle, était autrefois le tienne Foulon. V. Foulon.  Actuellement, elle se dénomme : Rue Vilain. 

 Saint-Roch  La chapelle Saint-Roch à l’intersection de la rue Vilain et de la rue de Gouy.

Sartraulx. Une mesure a – (1427) G. - Dérivé de sart (essart), « défrichement ».

Savelon. 1. a – (1291) Analectes… VII, 379. -  Bonnier au sablon (1715) G. – prairie nommée saublinois (1733) S¹ – bonnnier au sauvelon (1775) S¹ – Situation : tenant au pachis delpotte (1778) S¹ - // 2. trô au sâp (trou au sable), situé derrière le Pachy Touron. Sablière publique vers 1862. – terre au sable (1920) A. P.

Savoyard. Chemin du – (1778) G. – chemin du savoiart (1788) N¹ -  Situation : près du chemin de
la Bricterie.

Saulx mahieu. Vers le – (1427) G. – royage du sau mahieu (1671) G. – roye del saux mahieu (1714) G. –campagne du saux mahy (1750) P¹ – Situation : au chemin qui vat du mont au berger a courselles (1714) G. – Sau Mahieu, « le saule de Mahieu ».

Sau mareu. Croix del – (1701) P¹ - Situation : près du cerisier (1707) C’est la croix du saule de Marie.

Sauch de noewez. Le voye allant del – (1474). Obituaire. Archives du presbytère de Gouy lez Piéton. – a la saulx des nauwes (1656) S¹ – a la saulx de nauwe (1685) N¹ – la saulle de nauwes (1737) G. – Situation : tenant au baty hennaut (1750) G. – au chemin de saint ioseph (1770) G. – Saulx, « saule », est féminin en wallon. – nauwe, « noue », terre grasse, pré humide. Ces saules isolés sont des tétards, nombreux partout autrefois. 

Saucy. Au sauchiel (1291). Analectes… VII, 379. – au saulci  (1565) S² – deseur sauchy (1650) G. – prairie de saulchy (1702) P¹ -prairie saulsi (1787) P³ – Saucy (1858). C’était une terre humide, favorable aux saules, située au dessus des étangs (1787)   Elle est couverte par le terril du puits de charbonnage n° 5. A peu de distance, sous Chapelle lez Herlaimont, le même vocable a donné avec – etum - : sousois (1670) N¹ – saulsoy (1755). Archives du presbytère de Chapelle lez Herlaimont. – sausoir (1759) N¹.

Seghin. Avenue Auguste -. Prolongement de la rue Neuve, tracée après 1894. Auguste Seghin, conseiller communal, t 1912.  L’avenue Seghin vue depuis la rue Latéralle.  - L’avenue Seghin vue depuis le croissement de la rue de
la Soupe et de l’avenue du Grand Jardin.

L'avenue Seghin L’avenue Seghin vue depuis la rue Latéralle.

Seigneur. 1. tenant au chemin du – sur la couturelle (1713) G. - // 2. Le petit pain, joindant au chemin du seigneur (1710)-// 3. rue du seigneur (1787) G. – // 4. Tous les chemins relevaient du seigneur du lieu. C’est pourquoi dans les descriptions de biens, un chemin public se dit chemin du seigneur. Il se conçoit ainsi que le chemin de
la Couturelle soit distinct et éloigné du chemin du Petit Pain. La rue du Seigneur est le nom de la grande rue reliant le château à l’église. Hélas, il y a peu d’années, l’administration communale, par passion politique et par ignorance de l’histoire, débaptisa cette rue pour la dénommer sans beaucoup de bonheur : rue Destrée.

Seigneur - Rue du – C’est ce qui reste de la rue qui auparavent partait du château pour se terminer au pied de l’église.

 Rue du seigneur La rue du Seigneur vue depuis la cour Michaux.

Seneffe - Rue de- Ancienne dénomination : Chemin des Cassons.  Ce chemin fait la délimitation avec la commune de Courcelles. Actuellement, cette rue est fort fréquentée du fait qu’elle donne accès à l’autoroute E41 et qu’elle se dirige vers le village voisin de Gouy-lez-Piéton.

Rue de Seneffe La rue de Seneffe.

Sentiers. 1. sentier Dewitte (1847) C. – sentiè –dewit’ P¹ – Jean Baptiste Dewinter habitait la localité en 1743. S¹ - Joseph Dewinter, tonnelier, mort le 16 juillet 1822. P¹ - La mauvaise prononciation wallonne pourrait mener à confusion entre les deux noms propres flamands : Dewinter (Lhiver) et Dewitte (Leblanc). Il s’agit bien, ici, de la famille Dewinter, seule représentée à Trazegnies dans les documents de 1740 à 1850. Ce sentier présente la particularité de se terminer en partie en rue. (à partir de l’intersection du sentier Colot)

  Le sentier Dewitte Vue du sentier Dewitte débouchant dans la rue Destrée.

2.  sentier du Pouillety (1847) C. – Il allait de la rue à Cailloux à la route (rue de
la Station). – Le pouyetî est un marchand ou éleveur de poules (pouye). // 3. sentier vers Courcelles (1847) C. – V. Courcelles. V. Saint-Joseph.

Soive. Au long du – (1672) G. –au long de soive (1713) G. – a long de soive (1718) G. – au long de Coive (1755) N¹ – le long de Coive (1782) G. – au long d’swôf’. – C’est le nom d’un sentier qui, sur tout son parcours, sépare les territoires de Trazegnies et de Gouy lez Piéton.  Le sentier de Soive situé un peu après l’entrée du 1er cimetière.

 Rue de Soive  - Campagne Vue du sentier de Soive (après le cimetière)

Dessoive, « limite ». La chaintre, bordure du champ labouré que laisse la charrue au bout du sillon. se dit ici desoive ou desoivre. Dans le cas présent, ne faut-il pas comprendre au long desoive, long étant adjectif qualificatif ? Les textes seraient des transcriptions fautives d’une expression dialectale.

Le sentier de Soive La sortie du sentier de Soive vue depuis la rue du Bosquet. Ce sentier prend son départ près du cimetière et aboutit dans la rue des Bois. 

Soive - Rue de – Cette rue prit cette dénomination à la suite de la fusion des Communes. Anciennement, elle s’appelait : rue du Cimetière du fait qu’elle menait au cimetière. Rue de Soive  La rue de Soive au départ de la rue de Gouy.

    Rue de Soive - Cimetière  La rue de Soive près du cimetière de Trazegnies. Cette rue se termine en sentier, qui sert surtout pour les tracteurs des fermiers riverains. La section qui rejoint la chaussée romaine (Brunehaut)

Soleil. cabaret nommé par enseigne le soleille (1702) N¹.

Soupe. Rue de la – . Rue récente qui est le prolongement de la rue Verte. Nom donné en souvenir de la soupe populaire distribuée durant la guerre de 1914-1918.

 Rue de la Soupe (Dubois) La rue de la Soupe vue depuis son croissement avec la rue du Château.

Rue de la Soupe La rue de la Soupe vue depuis la rue Verte.

Stade - Avenue du . Cette avenue fut créée dans la seconde partie du XXème siècle. Elle doit sa dénomination du fait qu’elle jouxte le stade communal de Trazegnies.

 Rue du Stade La rue du Stade. (vers l’avenue de l’Europe).

Rue du Stade 2 Rue du Stade – Vue depuis l’avenue de l’Europe (le stade se trouve à droite).

Stordoir. Maison que lon dist le – tenant au marez (1524) S² – estant dit le stordoir (1709) G. –Stordoir, « moulin à huile », « pressoir ». La maison du Stordoir fut exposée publiquement le 2 octobre 1524, à l’ordonnance de Jean, baron de Trazegnies, et adjugée à Philippe Moreau pour 9 livres tournois par les exécutions faites de Martin de la haye et apres de Katherine Rideau, sa femme. S².

Fin de la rubrique consacrée aux rues R et S

Les rues O et P

31 janvier, 2007
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Les rues O & P 

Oies. Marais des – (1847) C. – marè dès auwes (prononciation ancienne, suivant M. Ferdinand Philippe), marè dès was (actuellement). Ce marais s’étendait, autrefois, de la Grand Place au marais Pauscot. Son emplacement est traversé par la grand’ route de Gosselies.

     Marais des Oies 1     Le marais des Oies. Aujourd’hui, il se situe entre la rue de Chapelle pour abouttir dans la rue Destrée. Le marais des Oies   possède deux entrées dans la rue de Chapelle.

Marais des Oies 2 Une des deux entrées du marais des Oies vue depuis la rue de Chapelle.

Olingère. V. Ruelles.

Olive. Au Bonnier de l’ – (1755) N¹ – Situation campagne de
la Bénite Epine. Bien appartenant à l’abbaye de l’Olive, sous Morlanwelz. A Courcelles : terre de l’Oliff (1697) N¹.  

 Orangerie (1858). Popp. Dépendance, maintenant démolie, du château de Trazegnies.

Oseraie. terre dite l’ – (1887) N¹ – Situation : au pré Notre-Dame ; cadastrée Sen   B, n° 1000a ; en bordure du chemin de fer (hors service- de Bascoup à Trazegnies).

 Pajouet. V. Closières.

 Pain. Les rentes du petit – (1632) P¹ – le petit pain (1681) N¹ – prairie nommée le petit pain (1710) G. –maison ditte communement le petit pain (1771) N¹ – Situation : le marais de desoub le petit pain, tenant le marais desoub leglise (1671) G. – Ce bien était grevé de rentes en nature, convertibles en pains, dues aux pauvres. Son propriétaire était tenu de livrer, chaque année, aux pauvres de Trazegnies un vasseau, un quartier et deux pintes de blé et aux pauvres de Monceau sur Sambre trois vasseaux de blé.

PâquerettesRue des - Cette rue fut créée dans la seconde moitié du XXè siècle. Elle fait partie de la Cité « Saint-Joseph » (Section n° 26)

  Rue des Paquerettes    La rue des paquerettes vue depuis l’avenue de l’Hôtel de Ville                           

Pajot. Courtil – (1780) P¹.

Pattart. Maison dite le dernier – (1720) G. – C’était certainement le nom donné à un cabaret où l’on dépensait, comme le voulait l’enseigne, tant était grand le plaisir, jusqu’à son dernier sou (patard).

Pâturage. Tenant au grand pasturaige de mondict seigneur (le marquis de Trazegnies) (1666) S¹ – au grand pâturage de monseigneur le marquis (1777) S¹.  

Pauvres. As pres des poures de trazegnies (1547) S² – courtil des pauvres (1673) G. – prêt des pauvres (1698) G. – le jardin et les prêts des pauvres (1699) G. – èl pachî dès poûves. – Situation : le courtil tenait à la rue du Seigneur et au marais par embas. Le pré bordait le bois de Trazegnies. Ces biens étaient loués publiquement à des particuliers par la table des communs pauvres du lieu. Cette institution possédait 33 bonniers, les terres des pauvres  (1693) G.

Perfont prêt (1537) S² – a parfonprez (1698) S¹ – a parfond prets (1756) S¹ – Situation : tenant au chemin allant au pieton. – Perfond, « profond ».

Perisel. Terre au – (1291). Analectes… VII, 379. Ce vocable est dû à l’existence d’un poirier sauvage aux environs de la culture. – Dérivé de pirus, « poirier » et suffix – el qui a donné ici – iel. V. Saucy (Seuchiel).

Pesant. jardinaiges ayant appartenu à jean pesant, gisant en les heritages dudit – (1665) S¹ – pachi pesant (1715) N¹ – a pesant (1754) S¹ – pré avec digue et ruisseau, au lieu dit Pesant, tenant au réservoir et au ruisseau du moulin et au chemin du Buthia (1891) N¹ – Situation : teant au jardin allant à chapelle les herlaymont (1775) S¹ – En 1627, Jacques Pesant, demeurant presentement a seneffe, par suite du décès de son père, appelé aussi Jacques Pesant, fait relief d’un fief ample d’un Bonnier et 60 verges de jardinage gisant es jardin dudit pesant S¹ – En 1775, le fief nommé vulgairement la prairie de pesant, est resté sur exposition publique à Antoine Bouillon S¹.

Peupliers. Deux bonniers dit au – (1744) S¹.

Piedsente (vieux français), sentier pour piétons. Ces sentiers traversaient les champs pour rejoindre au court les localités voisines. – Piessante, remplacé par sentier depuis le début du XIX e siècle dans les documents officiels, est fréquent sous la plume des scribes aux XVII e et XVIII e siècles. Pièsinte sert souvent de terme générique ; vôye est employé davantage pour la spécification, V. Herlaimont. V. Piéton. V. Saint-Joseph. V. Vôyes.

 Piéton. l. surper pienton (1135). Barbier. Op. cit. II, 17. – inter pintonen (1179). Id. II, 54. – le mort pienthon. Id. II, 302. le pieton (1310). Id. II, 443. – l’heritage dumoulin du piethon (1525) S² – la riviere du pietton (1627) S² – la riviere du Piéton (1696) N¹ – Piéton. Ce ruisseau prend sa source à Anderlues. Après avoir traversé le village de Piéton, à qui il a donné son nom, il fait sur 500 mètres la limite entre ce village et Trazegnies et ensuite la limite entre Trazegnies et Chapelle lez Herlaimont.Il se jette dans
la Sambre à Charleroi. Son eau, jadis claire et profonde, abondait en truites et en écrevisses (1615-1793) ; elle est actuellement noire et bourbeuse. Piéton, premier élément inconnu ; second élément – on (celtique ou gaulois) qui détermine les plus anciens noms de rivière. C. Roland. Toponymie namuroise, 191 (1899). Ce suffixe – onno, « cours d’eau, source », est certainement préceltique et préibère. A. Dauzat. La toponymie française, p. 118 (1939). // 2. piessante allant au pieton aboutissant a la gloriette (1749) N¹ – sentier du piéton (1821) N¹ - èl vôye dou
pièton. Sentier disparu depuis quelques années qui, du Petit Bois et à travers champs, menait droit au clocher de l’église de Piéton. C’était l’itinéraire des gens de Lobbes et d’Anderlues qui se rendaient, le 10 août, à la foire de Saint-Laurent, sur la place du château de Trazegnies.

Le Piéton   Le Piéton à l’orée du Grand-Bois de Trazegnies .

Piéton – Rue de – Cette rue se dirige vers la sortie du village en direction de la commune de Piéton.

 Rue de Piéton

1/ La rue de Piéton à l’entrée de Trazegnies (en venant de Piéton).

Détail: vue du pont de l’autoroute qui anjambe la rue de Piéton

Pire. Bonnier au – de leis le terre Raudoul (1291) Analectes… VII, 379. – Situation inconnue. Pire. « chemin empierré », C’est l’équivalent du liégeois Pîdge (petreum). Bulletin de Toponymie et de Dialectologie. T. X, p. 328.

Pistolle. Bonnier, dit le bonnier a – (1744) S¹ -  Pistole, pièce de monnaie. Terre de bon rapport.

Place. La – de Trazegnies (1680) N¹ – la place de ce lieu (1762) N¹ – La place (1847) C. Cette place qui s’appelle maintenant la grand place du château, place Albert 1er, était unique sous l’ancien régime. // Trazegnies possède trois autres places d’origine moderne : 1.la place de l’hôtel de ville ou place Larsimont, bourgmestre, Trazegnies, 1818 + 1890. // 2. la place de l’église et, depuis 1930, la place Florian Delbruyère, dite par le populaire èl place d’in viè la d’zou, à proximité de l’église. Florian Delbruyère, né à Trazegnies de Louis Delbruyère et d’Antoinette Larsimont, lieutenant d’artillerie, mort à Doungu (Haut Congo) le 24 avril 1894. // 3. la place verte, en face du puits n° 5 des charbonnages de Bascoup. Elle a été créée, à la fin du XIX e siècle, au centre d’une cité pour ouvriers mineurs. Elle est bordée d’arbres et couverte d’herbe.

Place – Rue de la – Cette petite rue relie la place Albert 1er à la rue de la poste.

 Rue de la Place Rue de la Place vue depuis la rue de la Poste.  Détail: On apperçoit la tour N-O du château de Trazegnies.

La place Albert 1er. C’est l’ancienne place du Château, débaptisée à la fusion des communes. Au sommet de celle-ci, se trouve l’entrée du parc du château de Trazegnies.

     Place Albert 1er     Une vue de la place vue depuis l’entrée du parc du Château de Trazegnies .                    

Poscot. l. 1. prairie ou maret acquis de la communauté de trazegnies, joindant a lautre maret et au ruisseau (1698) G. – tenant au chemin du seigneur, a la ruelle Godefraine, au maret pauscot et a la cens Deltenre (1730) G. – prairie a deux coupes contenant un Bonnier ditte communement le maret poscot (1773) N¹ – chemin du marais pouscot (1847) C. – marais poscot (1656). Plan manuscrit. – marè pôsko, marè pôko. – Dans le principe, ce bien s’appelait simplement le marais et appartenait à la communauté. Aliéné en faveur d’un particulier, à la fin du XVII e siècle, il porta dès lors le nom de son occupant. En 1773, l’ancien marais, devenu par amendement une prairie entourée de haies, appartenait à la famille Delbruyère. N¹ – // 2. une mesure de prêt a regain ditte la mesure Poscot (1747) N¹ – prairie ditte communement la prairie poscot pette (1780) N¹ – Ce dernier bien fut mis en location publique par son propriétaire, François Carnière, en 1780. // 3. Pasquier Pette est cité parmi les hommes de fief du marquisat de Trazegnies, en 1666. S¹. – V. Marais des Oies.

Poste – Sentier de la – Nom donnée à cette ruelle en souvenir du bureau de poste qui se trouvait au pied de la ruelle. (Section n° 26). En fait, c’est le prolongement de la rue Saint-Joseph (il se trouve dans le même axe)

 Ruelle de la Poste Vue du bas du sentier de la Poste.

Poste - Rue de la – Cette rue, parrallèle à la place Albert 1er, rejoint la rue à Cailloux. (section n° 33).

     Rue de la Poste    Rue de la Poste vue du bas de la place Albert 1er  

Potte. 1. Jardin  gissant a la potte (1557) S² – maison nommée la Potte (1637) P¹ – fief del Potte (1689) N¹ – trios censes de la potte (1739) P¹ – chemin des Pottes (1847) C. –
La Potte (1887) N¹ – èl cinse dèl’pote. – Plein fief de la seigneurie de Trazegnies. En 1637, Henri Delbruyère laisse, par droit de primogéniture, à son fils Herman la maison nommée la Potte avec 3 bonniers de jardin. P¹ – En 1773, François Delbruyère, fils de Pierre, fait relief de la potte consistant en une maison, jardin, prets et terre de 16 a 17 bonniers. S¹ – Sur les reliefs et les possesseurs de ce fief: L. Deltenre. Histoire de la paroisse de Trazegnies. Documents et Rapports de la Société Archéologique de Charleroi. T XXXIV, pp. 140, 141 (1939). Cette ferme et la voisine, la petite potte, brûlèrent le jour de la Toussaint 1739. P¹ – // 2. Fief  de la petite potte (1638) P¹ – fief gisant  à la petite Pottes (1701) P¹ – Fief ample du marquisat de Trazegnies. Domaine différent et voisin du précédent. Par testament du 30 juin 1638, Nicolas Petite fonde un obit sur ce bien. P¹ – Le fief quon dist la potte se consistant en un jardin contenant 3 mesures est dévolu, en 1652, à Jérôme Petit, fils de Nicaise. S¹ – Par testament du 27 juin 1684, Jacqueline Petit veut que Gillion Motte, son époux, jouisse de ce bien comprenant alors chambre, estable, grange, jardin et un petit fief contigu, et puisse, en cas de nécessiter, le charger d’une rente de 12 florins. G. – En 1714, Motte, âgé de 82 ans, outre ayant esté fourragé plusieurs fois pendant cette guerre, usa de la faculté et leva la rente de 12 florins. G. –
La Petite Potte a été licitée, en faveur du censier Louis Joseph Ghislain, le 27 Janvier 1777 (N¹) et était occupée par lui en 1781. P¹ – // 3. Le chemin des Pottes (1765) (N¹) s’arrête aujourd’hui, venant du château, aux fermes des Pottes.Il se prolongeait jadis dans le Petit Bois et passait entre les deux étangs pour rejoindre en ligne droite la drève du Grand Bois. Ce prolongement a été supprimé dans les environs de 1850 par le marquis de Trazegnies, au grand mécontentement des fermiers. La suppression les obligeait à un détour pour atteindre leurs cultures ; mais le marquis désirait la tranquillité dans son bois. // 4. Jehan del Potte, échevin d Trazegnies à la Saint-Jean 1461. S¹ -  Potte, « terre sujette à servitude ». Roquefort. Op. cit.v°  Potte. – Pote, « petit trou en terre, fosette ». J. Haust. Dictionnaire liégeois, p. 502 (1931) et A. Bayot. Bulletin de Toponymie et de Dialectologie. T. IX, p. 102 (1935) – Même lieu dit à Pont à Celles : sous la juridiction de traulée, sur la campagne delpotte (1758) N¹ -sous la juridiction de potte, campagne de Maiemont (1780) N¹ – champ de la potte (1843) A. P.  (Section n° 33)

Pottes - Rue des - Dénomination de cette rue en souvenir de la ferme qui portait ce nom. (Qui existe toujours de nos jours) (Section n° 33)

    Rue des Pottes    L’entrée de la rue des Pottes depuis la rue de Piéton. Au fond: La ferme des Pottes.

Pouillety. V. Sentiers.     

Poulet. V. Viviers.

Prague - Rue de – Cette rue fut créée dans la seconde partie du XXème siècle. Elle se situe dans la cité de L’Yser.

 Avenue de Prague Une portion de la rue de Prague

Preaulx. Pre es – (1427) G. – aux preaux (1701) P¹ -Les preaux (1718) P¹ -Préha (1847) C. – Situation : sur les versants d’un ruisseau, près des anciens marais. Cet endroit est encore couvert de prairies. – Pratellum, « Préau », « petit pré ».

Presbytère. La cure (1701) P¹ – la maison du curei (1779) P¹ – Ce bâtiment, reconstruit en 1757, est le presbytère actuel.

Prets. Les grands – dessous le moulin (1754) N¹ – campagne des prés (1856). Plan manuscrit – champ des prés (1887) A. P. – Les grands prés faisaient suite aux préaux dans la direction de Gouy, sous Butia.

Prés - Rue des – Cette nouvelle fut créée dans la seconde partie du XXème siècle. Elle prend son embouchure dans la rue du Butia et se termine en cul-de-sac.

 Rue des Prés La rue des Prés depuis son embouchure de la rue du Butia.

Prusse. La rue de –. C’est avec l’argent gagné en Prusse rhénane durant les campagnes (étés) de briques, faites après 1870, que presque tous les habitants de cette rue construisirent ou achetèrent leur maison. J. Degrouve. Trazegnies. Histoire et géographie, p. 57 (1929). Elle se situe entre la rue de Gosselies et la rue de l’Yser.

 Rue de Prusse La rue de Prusse vue depuis la rue de l’Yser

Rue de Prusse 2 La rue de Prusse vue depuis la rue de Gosselies

 

 Fin de la rubrique consacrée aux rue O et P

Les rues M & N

30 janvier, 2007
Les rues M et N, Non classé | 8 réponses »

Ma Campagne - Cette rue fut baptisée ainsi du fait qu’elle se trouve en bordure de la campagne . Elle fait aussi la délimitation du village avec Souvret.

Rue ma Campagne  Vue de la rue Ma Campagne prise depuis la rue de la Marche     

Madame. Pachy -  (1711) G. – prairie madame (1739) S¹ – sentier de la prairie madame (1847) C. – Cette propriété de 3 bonniers () faisait, au XVIII e siècle, partie du douaire de la baronne de Bode, marquise de Trazegnies. // Les seigneurs de Trazegnies possédaient à Hériamont, sous Pont à Celles, un bien dit : la closure madame (1733) S¹.

Madame – V. Sentier

Sentier Madame Le sentier Madame (La partie vue depuis son entrée dans la rue de Chapelle)

Le sentier Madame Une section du sentier Madame (vers la rue de Chapelle)

 

         Sentier Madame 2 Le sentier Madame au départ de la rue du Château.

Mahieu. V. Sau Mahieu. 

Malplaquet. A la maison quon dist malplacquiez appartenant audit Gabriel (du Ponceau) et tenant aux terres du Seigneur et commandeurs du piethon et passé le grand chemin allant de Mons a Namur (1525) S² – Malplaquy (1696) G. – maison et prairie dite malplaquée (1699) G. – maison dite male plaquée (1710) G. –  Barthélémy Dartevelle engage (donne en garantie) sa maison dite communement malplacquée tenant au grand chemin de Mons (1772) N¹ – Malplaquet (1858) Popp. – môplakie. Maison solitaire au bord d’un grand chemin. En 1709, elle servait d’hostellerie. G. // Le sens est obvie. Un bien rural de Gouy lez Piéton, également mal situé, se dit èl mô stichi (mal mis) et  une ferme de Thuillies est dite au mô campè (mal placé). // cfr. J. Haust. Top. et Dialect. Bulletins de Toponymie et de Dialectologie, T. XIV, p. 295. Malplaquet a été traduit par « mauvais champ », plakêt, désignant un « carré de potager. A. Carnoy. Dictionnaire étymologique des communes de Belgique, p. 364. (1940).

Marai. l. cense nommée le maret (avant 1550). Copie du XVII e siècle. S¹ – marez desoub le chateau (1698) G. – le courtil au marez (1720) S¹ – jardin présentement annexe au grand jardin du marez (1720) S¹ – // 2. t maret de desoub leglise (1671) G. – // 3. t maret de deseur le mouli (1671) G. // 4. marais des oies (1847) C. // 5. maret Pauscot (1730) G. // 6. maret desoub le petit pain (1671) G. //  Dans le creux où coulait le ruisseau qui prenait sa source au pied du château et qui se dirigeait vers Gouy lez Piéton, s’allongeait ce chapelet de marécages. Actuellement le ruisseau est conduit par un aqueduc et les marais ont disparu. La cense du marais appartenait au seigneur, le baron de Trazegnies (XVI e s.) S¹ -   Les marais étaient presque tous la possession de la communauté qui, par enchères, comme il se pratique en 1671, les louait périodiquement à des particuliers en les qualifiant : marets communs. G. – V. Pain (Petit-) ; V. Pauscot. – . Marais des Oies

Marche – Rue de la – Cette rue doit sa dénomination au fait qu’elle se dirige vers le village voisin : Forchies-la-Marche. Elle se situe dans la section n° 33. Elle relie la rue du Château à la rue Ma Campagne. C’est dans cette rue que se situe la cité Henne.

 Rue de la Marche Le carrefour de la Marche et de la rue de Piéton.

Marchienne. Le cavains dit la – (1697) G. – tenant jusqu’à la marcenne (1713) G. – tenant au chemin qui va a leglise et a la ruelle de la marcelle (1782) G. –  Situation approximative : au nord de l’église,à la limite du territoire de Gouy. // Pourrait, semble-t-il, être un dérivé de « marais ». On en fait généralement un diminutif de marca, « marche », « limite ». cfr. E. Legros. La philologie Wallonne en 1944. Bulletin de Toponymie et de Dialectologie T. 19, p. 175, n° 68 (1945). Ce lieu dit, toujours situé près d’une démarcation territoriale, est assez répandu : le marcelle (XIII e s.) à Gerpinnes. J. Roland. Toponymie de la commune de Gerpinnes. Documents et Rapports de
la Société Archéologique de Charleroi, T. 41, p. 45 (1936) ; en le marchelle (1487) à Monceau sur Sambre. Bulletin de
la Société de Littérature Wallonne de Liège. p. 315 (1913° ; chemin del marzelle (1693) à Ragnies. A. P.terroir de Biercée, au lieu dit le Pont de bois, tenant à la marcelle de Thuin (an XIV). Acte du notaire André, de Lobbes. A. P.le cavin de la maricielle à Angre. Th. Bernier. Recherches historiques sur le village d’Angre. Annales du Cercle Archéologique de Mons. T. XII, p.475 (1875)

Marcq. V. Ruelles.   

Marliere. A le – (1291). Analectes… VII, 379. – a le marlier (1427) G. – (1590) S² – deseur le marlier (1694) N¹ – prairie soub le marlier appelé le pré notre dame (1701) N¹ – le bois de la marliere (1772) S¹ – la marlière (1821). Plan manuscrit. A. P.èl mârière. – Marle, « marne », – suffixe collectif – arius. La marnière était en contrebas du plateau argileux. Le petit bois était farci d’excavations atteignant la couche marneuse. La marne servait à l’amendement des terres (1701) P¹ – Les cailloux de marne étaient employés à la construction des murs et à la surcharge des chemins. On exploita à divers endroits du village. Durant le XVIII e siècle et au début du siècle suivant, on tira la marne près du presbytère et, sur une plus grande échelle, le long de la rue de Corbeau, en pratiquant des galeries qui s’amorçaient au fond de puits de 3 à 4 mètres. Vers 1866, à 30 pas au midi de la chapelle de Saint-Joseph, une profonde excavation se produisit. On reconnu une ancienne marnière mal comblée.

Marlière. Avenue de la - Rue Floréal (début du XXème siècle). Cette avenue qui fait front à la façade Louis XIII du château de Trazegnies, longe son parc jusque la porte charretière. Elle fut créée dans la première partie du XXème siècle. Auparavent, c’était un sentier qui reliait l’accès du château à la porte charretière.

 Rue de la Marlière L’avenue de la Marlière vers la porte charretière.

Masure.  a la grande rue (1682) G. – masure de la cens Deltenre (1701) P¹ – les massures Deltenre a la grande rue (1756) N¹ – masure « maison », mais déjà au XVII e et XVIII e siècles, de peu d’importance ou délabrée. On trouve rarement ce terme dans les actes. L’emploi du mot maison est, au contraire, fréquent et s’applique à des constructions de bonne apparence : la maison de feu ioseph Roland (un riche bourgeois) gisant sur la place de trazegnies (1689) N¹ – la maison (très bien bâtie, mais mal située) dite malplaquée (1699) la maison du mayeur (au pied de l’église) (1701) P¹ – la maison de ville (1744) S³ -  la maison pastorale (1787) . 

Matey. La ferme – (1787) èl coûr Matè. Situation : rue du seigneur. L’emploi écrit du mot ferme, au lieu de cense, est rare à cette époque. Louis Matey, senior (t 1786) possédait ce bien en 1745. N¹ – L’ancienne « cour » de ferme est traversée par un chemin communal, jadis simple aisance particulière, pour aller de la rue du Seigneur à la rue des Ecoles.

Maturins, Le pâturage des – commun à la st Jean. Il était compris dans les petits prêts de dessous la marlière (1745) N¹ – Pré d’un bénéfice ecclésiastique du château de Trazegnies. 

Mercier - Rue cardinal – Cette rue fut créée dans la seconde partie du XXème siècle. Elle fait partie de la cité de l’Yser. (Section n° 27). Désiré Joseph Mercier, cardinal belge (1851-1926) . Il fut l’un des pionniers du néothomisme. Archevêque de Malines en 1906. Durant les hostilités de la Grande Guerre 1914-18, il fut le défenseur de ses concitoyens.

Cardinal Mercier La rue du Cardinal Mercier

Michaux. La maison – (1745) N¹ –  èl cour litchô. Cet héritage, comprenant une maison en une prairie, appartenait, en 1745, aux enfants de François Michaux. La « cour » était traversée par un chemin particulier, allant de la rue du Seigneur à la ruelle à Chats. Cette aisance est devenue, avec le temps, un chemin communal. V. Ruelles. 

Michaux - La cour – Cette cour, qui est en fait une petite place, se trouve au sommet de la dénivellation de ce sentier qui est pavé sur toute sa longueur. Il fait la jonction entre la rue à Chat et la rue du Seigneur.

       Cour Michaux      La cour Michaux vue depuis la rue à Chats.                

Monceau des bergers. Chemin du – (1701) P¹ – chemin qui va du mont de berger a courcelles (1704) G. – Mont du berger. – (circa1770)    Carte de Ferraris. monchâ dè berdjis. – Situation : a la roye del saux mahieu (1714) – Il y avait deux endroits ainsi désignés: l’un vers Courcelles, l’autre sur le territoire de Trazegnies, au point culminant, 180 mètres d’altitude, en bordure du chemin de Mons vers Namur, tenu pour un diverticulum. Notre mont du berger est figuré sous l’aspect d’une butte artificielle, parfaitement ronde, sur la carte de Ferraris. Cette élévation était donc assez importante et assez caractéristique pour servir, vers 1770, de repère aux ingénieurs militaires. Elle est maintenant rasée. O, peut, à notre sens, la considérer, jusqu’à plus ample informé, comme un tumulus. Dans les champs, les monchâ d’traîne (tas de cailloux et de chiendents) servaient volontiers d’observatoire et d’abri aux bergers surveillant les troupeaux. Les monticules de terre, à plus forte raison, jouèrent, pour eux, le même rôle. c’est un lieu dit courant dans la région : campagne du monceau des bergers (1790) A. P. à Gouy lez Piéton. – champ du monceau des bergers (1843) A. P.  à Pont à Celles.
Monplaisir  . pâture Dartevelle dite – (1750) P¹ – Situation : près du chemin de la bricterie. – môplèsi, mau, « mauvais » : plessis, « enclos » et par étymologie populaire, mon plaisir (?).

 Mont. V. Almons. V. Fastoumont. V. Robiermont.

 Morlet. V. Try.

Motte. V. Fiefs. V. Potte.

Moulins. Est in villa Trasniacas mansus indominicatus…molendina // (IX e siècle). Desriptio villarum  de l’abbaye de Lobbes. M33IV.  Archives de l’Etat à Mons. – cum censu moledini sub curia siti…. (1163). Barbier. Op. cit. T. II, n° 40. – canal du bies du moulin. Copie du XVII e s. Version française de la charte de 1220. S¹ – le moulin de Trasingnies (1416). Compte de la mairie de Nivelles. Archives Générales du Royaume à Bruxelles. – moulin a eauwe  (av. 1550) S¹ – paichy du moulin (1671) G. – pré du moulin (1720) G. – sentier du moulin Larsimont (1847) C. – le grand moulin (1891) N¹ – le moulin Purnode (1915) A. P. – Moulin domanial de Trazegnies. En 1416, il était occupé par un certain Severin. Philippe Baudinne (avant 1682) et, après lui, son fils (1699) le prirent à bail du marquis de Trazegnies. G. - Jean Pierman était fermier du moulin banal en 1709. G. - Les Larsimont semble l’avoir occupé dès 1720. Jean Baptiste Larsimont le louait en 1733. La veuve Larsimont est dite meuniere de trazegnies en 1753. P¹ –  Cette famille exploita le moulin jusqu’en 1890. Le moulin à eau à farine fut vendu en 1891 par les héritiers d’Alexandre, marquis de Trazegnies, aux charbonnages de Bascoup. N¹ –  En 1908, Isidore Purnode le racheta. Il fut divisé en deux, suite à un partage familial, en 1922. Faute d’eau, la roue ne tourne plus : le moulin marche à la force électrique. V. Ruisseaux.

Moulin – Rue du Petit – Cette rue fut nommée ainsi en souvenir de l’ancienne voie qui menait au moulin banal. (section° 26)

 Rue du Petit Moulin    La rue du petit-Moulin                                                        

Moulin - Rue du Grand - Cette rue conduisait vers le « Grand Moulin » . Elle conduit à l’ancien moulin banal., qui aujourd’hui, est transformé en deux habitations.

Rue du Grand Moulin La rue du Grand Moulin. C’est au fond de cette impasse que se situait l’ancien moulin.

Moulin a chaux. Piesente qui vat au – (1672) Situation : a la roue du vivier.

Moulin Kèlin. – le petit moulin (1898) N¹ –  C’est également un moulin à eau, proche du vieux moulin, désaffecté à l’heure actuelle. Kèlin, sobriquet des meuniers Léonard. – Charles – Augustin Léonard avait, le 16 octobre 1793, obtenu octroi pour un moulin à moudre grains, malgré l’opposition de la dame de Trazegnies. Conseil des finances. carton 790. Archives Générales du Royaume à Bruxelles.

Mousquoy. Journal appelé – tenant au chemin du piéton (1685) Situation exacte inconnue. petite terre en forme de mouchoir ?

Mousson. Bonnier tenant a – couture (1427) G. – terre dite Culture Mouchon (1876) A. P. – Situation : champ dessus l’église ; cadastre : Son        A, n° 202. Terre labourable portant le nom de son propriétaire, Jacques Misson (corps de l’acte) ou Muysson (signature) avoue tenir en foi et hommage de Jean, baron de Trazegnies, un fief ample de 20 livres tournois de rente, contrepannée (hypothéquée) sur des biens du terroir de Trazegnies. (Chirographe du 27 mars 1543) S² - Jehan Muisson, son fils, marchand de sayes, demorant en le ville dit quesnois, fait relief en 1559. La graphie de 1876 est le résultat d’une méprise provoquée par la ressemblance phonétique du nom primitif incompris avec mouchon (oiseau).

Mur le preste. Derriere le – (1427) G. – a la roye des murs le preste (1657) S¹ – au royage de mure le prête (1724) G. – en la campagne de meurt le Prête, tenant du midi au chemin de
la Reine (an XIII) A. P.
– 
Murs, « ruines », vestiges de maçonnerie. La dernière graphie est influencée par la prononciation dialectale : meur.

Namur. grand chemin allant de mons a namure (1545) S² - au vieux chemin de Namur (1791) A. P. – le grand chemin (1891) N¹ – On soutient que c’est un diverticulum. G. Desamps in Annales du Cercle Archéologique de Mons. T. XXIII, p. 112 (1892) et D. Van Bastelaer in Documents et Rapports de
la Société Archéologique de Charleroi. T XIX, p. 129 (1893). Ce chemin, profondément encaissé, offrait une brèche de 4 à 6 mètres dans le terrain limoneux. Un petit sentier courait sur la crête pour la commodité des piétons. Le fond du chemin se montrait sableux et caillouteux sous la couche argileuse. Les berges qui atteignaient le maximum de hauteur près de Malplaquet, donnaient à cette voie de communication les allures d’un très vieux chemin (vers 1860). 

 Neuve. Rue - . Cette rue, tracée après 1894, relie la place du Château à la rue Latérale. (voir rue du Grand-Jardin )  Cette rue se dénomme aujourd’hui : Avenue Seghin (Voir Seghin)

Nespéria. Au mespelleriau (1427) G. – evers le nespleriau (1517) S² -vers le mspelleriaux (1690) N¹ – nespelleriau (1755) N¹ -nelperiau (1787) P- nespperiaux (1791) N¹ -Nesperriau (1858). Popp. Situation : près de
la Bénite Epine. On peut refaire *mespelar-ellu « bois des petits néfliers ou petit bois des néfliers. Mespilus, « néflier » + arius, suffixe collectif + ellum, suffixe diminutif qui en français a donné- eau et dans le dialecte local – ia. (Section n° 26)

Nespéria - Rue du – Dénommée ainsi, du fait de sa proximité du lieu-dit Nespéria. Cette rue relie l’avenue de l’Hôtel de Ville à la rue de l’Yser.

   Rue Nespéria    La rue Nespéria depuis l’avenue de l’Hôtel de Ville. 

Nicaise. V. Ruelle. 

Nielle. terre a – (1787) Situation inconnue- Anielle pourrait être un nom d e personne. Le mot français nielle n’est pas du langage populaire de chez nous.

Nivelles. Chemin de bruxelles a fontaine (1687) G. –chemin allant a nivelles (1698) G. –chemin de fontaine a nivelles (1699) G. –le long du grand chemin qui passe la chaussée (romaine) (1700) P¹ -chemin de nivelles (1856). Plan manuscrit. – Ce grand chemin de terre menait de Bruxelles à Fontaine l’Evêque, via Nivelles. Il a porté, au cours du XIX e siècle, les noms les plus divers dans sa traversée de Trazegnies : la chaussée, rue du Cimetière, rue des Ecoles, chemin de Fontaine, chemin de Gouy, chemin de Marchienne, chemin de Nivelles, chemin de Souvret, rue de
la Station, chemin du village,
ruwe des cayes, èl brisè,  » route empiérée ». L’empierrement avait été fait en 1846 ; A cette époque, tous les chemins du village étaient encore de terre, à l’exception de la rue du Seigneur qui était pavée. – V. Fontaine. V. Rectem – V. 11 Novembre. (Section n° 26)

 Nauwe. V. Sau de Nauwez.

Notaire, Cens dite du – (1868) A. P. –  l’cinse dou notére. C’est la ferme de la grande Potte qui a appartenu à François Théodore Delbruyère, notaire à Trazegnies, dont le protocole s’étend de 1769 à 1796. Elle figure sous ce nom dans le partage des biens de la famille Delbruyère, réalisé le 4 octobre 1868, devant le notaire Frère de Charleroi. Elle a repris maintenant son ancien nom. –V. Potte.

 Notre-Dame. l. aux IX mesures notre dame (1517) S² -Bonnier notre dame (1643) S¹ – preits nostre dame (1670) G. –  terre notre dame (1718) G. – au champ du pré Notre Dame (1887) A. P. –  Biens d’un bénéfice ecclésiastique de l’église de Trazegnies, placé sous le vocable de la Vierge. Les 9 mesures tenaient au terroy derquignies (au territoire de Requignies, vers Courcelles) ; les autres biens étaient situés à proximité du Saucy. // 2 chemin nostre dame (1670) G. chemin de la Vierge. continuation vers le village du chemin du Gros bec. Il est compris dans l’itinéraire traditionnel d’une procession qui, une fois l’an, prenant le départ de l’église, parcourt les campagnes pour honorer la célèbre Vierge miraculeuse, Notre-Dame de Trazegnies. C’est aussi l’itinéraire suivi par des groupes de paroissiens priant pour un malade. Cette pieuse coutume locale, connue sous le nom de tour de la Vierge, se pratiquait encore au début de la seconde moitié du XXème siècle.

Notre Dame –  notre dame de Bohaim (1747) N¹ – campagne notre dame de Bohem (1756) N¹ – de Bohain (1767) N¹ -  Chapelle Boin (circa 1770). Carte de Ferraris. – sur la campagne n. dame de boheme (1778). La chapelle de Notre-Dame de Bohême se trouvait au bord du chemin (disparu) allant vers Courcelles. Elle est citée en 1772 (G) et en 1807 () – Détruite dans la première moitié du XIX e siècle, son souvenir s’est complètement perdu. isolé, le terme de 1770 serait incompréhensible. Il représente une annotation phonétique défectueuse. Les géomètres du cadastre ne furent pas les seuls à estropier les vocables ruraux, les ingénieurs militaires du XVIII e siècle leur avaient donné des leçons.

Notre-Dame des Grâces. chemin n. dame des grâces (1782) G. –Campagne de n. dame des graces (1787) G. – Chapelle disparue. Vers Courcelles, au bout de la route de Gosselies.

Notre-Dame – Chemin – Ce chemin relie le Petit Bois de Trazegnies à la rue du Gros-Bec. Il longe en partie le ring R3 pour y passer en dessous avant de rejoindre la rue du Gros-Bec.

 N-Dame Le chemin Notre-Dame vers la rue du Gros Bec.

Novembre - Rue du 11 – Cette rue était dénommée antieurement,  rue des Cayes, chemin de Nivelles. Elle prit sa nouvelle dénomination dans la première partie du XXème siècle, en souvenir de l’armistice signé le 11 novembre 1918. (Section n° 26.)

 11 Novembre  La rue du 11 Novembre vue depuis son intersection avec la rue de Pont-à-Celles et la rue du Petit Champs

Fin de la rubrique consacrée aux Rues M et N.

Les rues L & J

30 janvier, 2007
Les rues L et J | Pas de réponses »

   Les rues L & J

  Jardins. Les – du chasteau (1630) S¹ – le jardin de monseigneur (1720) S¹ – le jardin du château (1758) S¹ – Parc du château de Trazegnies, aujourd’hui disparu, appelé communément èl grand djârdin. V. Curé

Jardin - Avenue du Grand- -Appelée autrefois Avenue des Combattants (avant la fusion des communes). Du souvenir des Grands-Jardins du château de Trazegnies, c’est tout ce qu’il reste : La dénomination  »rue des Grands-Jardins » gratification reçue lors de la fusion des communes.

 Rue du Grand Jardin La rue du Grand Jardin vue du sommet de la place Albert 1er .

Rue du Grand Jardin 2 La rue du Grand Jardin vue depuis la rue de la Soupe.

Justice. La Maison de – (1860) P¹ - Bâtiment de la cour féodale et scabinale de l’Ancien Régime. Il s’élevait sans style (1860), sur la grand’place. La porte était décorée aux armes de Trazegnies. Ses armoiries furent enlevées en 1851. P¹ – La construction, étant en fort mauvais état, subit une restauration à la fin du XVII e siècle. (Voir la rue du Château)

La d’zou. Invié – Partie basse et ancienne du village, au pied de la butte de l’église. Invié la d’zou (vers là-dessous) a parfois tendance à s’altérer en èl vî la d’zou (le vieux là-dessous). – V. Fontaine (d’inbas). De nos jours, cette place s’appelle : Place Delbruyère. (Voir place)

Lambiert. Terre a le – haye (1291). Analectes… VII, 379. Le « bois de Lambert » était seans au tieroit de Trazegnies. Situation inconnue.

Lamy. V. Fief.

Larsimont - Place – Place de l’Hôtel de Ville (1913) – Cette place fut débaptisée à la fusion des communes.

  Place Larsimont Vue de la place Larsimont. Au fond, on apperçoit la Maison de Tous.   

Latérale. Rue - Rue inaugurée dans la première partie du XXème siècle. Elle relie la rue de la Station à la rue de l’Argilette.

Rue latérale La rue Latérale vue depuis son intersection avec la rue du Château et la rue de l’Argilette.

Lateux. Jardin nommé de Mathy - (1703) P¹ – jardin dit communement jardin latteur (1748) N¹.

Lejuste. RueRue récente reliant la rue Verte à la route de Gosselies, créée par M. Fernand Philippe, bourgmestre de Trazegnies en 1891, et baptisée par lui, en souvenir de son père. Désiré Philippe surnommé Flipe Lèjus’. Ce dernier portait ce « spot » (sobriquet) du fait de ses auteurs : Eloi Philippe, dit le « philosophe », et Eugénie Lejuste.

Rue Lejuste La rue Lejuste vue depuis la rue Verte.

Libotte. rue -  ruelle Libotte (1457) François Libotte est cité à Trazegnies en 1693. Cette rue relie la rue Deldoncq à la rue Destrée. Elle fut créée dans la seconde moitié du XIXème siècle. Auparavant, c’était un sentier qui reliait la rue du Seigneur au haut du village.

Rue Libotte La rue Libotte vue depuis son intersection avec la rue du Petit Champs, la rue Deldoncq et la ruelle Delval.

Limbre. maison nommée le – tenant a la ruelle regardant le bénéfice de s. Nicolas et au chemin du seigneur (1713) G. – maison ditte communement le limbe, tenante a la ruelle saint Nicolas (1772) N¹.

Long. l. Gissant deseure le bois a t long Bonnier de terre appartenant a la chapelle notre dame (1585) S² – // 2. terre nommée longue terre (1788) G. -  Situation : au dessus du bois, près de la Gloriette. // 3. Bonnier de petit prêt dit t le long bonnier (1763) N¹ - Situation : dessous le bief du moulin. // 4. Longu’ tchèmise (longue chemise). Lieu dit récent d’une terre sise près de la rue André, vers Chapelle. V. Buisson (Long -) ; V. Soive, (Long de -).

Lorent. V. Fosses.

Lôrette. El vôyelette dè – Situation: près de la ruelle du Cavalier (vers Gouy). Suivant la tradition une chapelle votive se dressait en bordure de ce sentier. L’édicule, dédié à Notre-dame de Lorette, aurait été démoli vers 1890.

Les rue G & H

29 janvier, 2007
Les rues G et H | 2 réponses »

 Les rues G & H

Gamache – Impasse. Cette impasse se trouve dans le milieu de la rue des Bois (Section n° 26).

 Impasse Gamache L’impasse Gamache vue depuis son entrée dans la rue dus Bois.

Garennes. Terrain appelé les – (1782) G. Les Garennes (1858). Popp. Situation : portion du Petit Bois. Réserve du gibier du seigneur.  

Garennes  Rue de la – Cette rue se trouve à l’entrée du Petit-Bois. Elle conduit à l’ancien relais de chasse des marquis de Trazegnies.

 Garennes La rue des Garennes – Propriété privée

Geraut. V. Ruelles.    

Godfront. V. Ruelles.  Gissiere  . Prairie ditte la – (1720) S¹ – pont de la chisiere (1757) N¹ – En 1720, un procès était en cours entre le marquis de Trazegnies et le monastère de Floreffe, dont le bon droit fut reconnu, concernant la prairie. Le pont permettait le passage du ruisseau du Piéton, en face du prieuré d’Herlaimont. Gissière. « jachère ».

Gloriette. Terre seant au lieu condist gloriere (1312). Barbier. Op. cit. t. II, n° 446. – heritage empres la gloriete (1525) S² – glosiere de la gloriette (1699) G. – gloriet (1715) G. – cens de la gloriette (1754) P¹ – cabaret de la gloriette (circa 1774). Carte Ferraris. – cens de la gloriette sous Trazegnies (1829) P¹ – èl gloriète. – Situation : ferme au bord du vieux chemin de Namur, touchant Malplaquet. L’héritage de 1525, placé entre
la Gloriette et Malplaquet, fut donné à rente par Jean, seigneur de Trazegnies, à Gabriel du Ponceau, à charge d’y construire une maison dans les trois ans. En 1788, la ferme était occupée par les enfants de feu Philippe Martin. G. – La leçon de 1312 parait suspecte. L’examen du manuscrit, conservé au Grand Séminaire de Namur, a été sollicité. N’ayant pas obtenu de consulter l’original, il nous a été impossible de vérifier l’édition du chanoine Barbier.

Godfront. Courtil dit – tenant a la cens de
la Tenre
(1674). G. – ruelle Godefrind (1716) N¹ – Le courtil (jardin) tenait à la ruelle; celle-ci s’amorçait à la rue du Seigneur et descendait vers le marais Pauscot. Ce vocable est un patronyme : Godefrid, Godefroid. 

Goret. V. Ruelles.

Gouy. Chemin de – . Il est nécessaire de distinguer deux chemin menant à Gouy lez Piéton : l’ancien chemin de Nivelles et l’ancienne aisance de Gouy. // 1. chemin allant a nivelles (1694) N¹ – mouvant sous le jugement de trazegnies, tenant au chemin qui vat vers gouy (1698) G. – Chemin de terre, jadis de grande communication, allant, par le territoire de Trazegnies, de Fontaine l’Evêque à Nivelles. Il est profondément encaissé sur une longue distance et réduit en fait, aujourd’hui, à servir de chemin d’accès pour la culture. // 2. le voyelet (petit chemin) qui vat de goy a trazeignies (1474). Obituaire, Archives du presbytère de Gouy lez Piéton. – piedsente (sentier) allant a gouy (1698) G. – on va a gouy passant le piedsente le long de notre grange (à côté du presbytère de Trazegnies) suivant le chemin qui passe pardevant le chateau de Lahayes (sur Gouy) (1701) P¹ – avenue de Gouy vers Trazegnies (1811)  N¹ – au chemin de Trazegnies au chateau (de Gouy) (1863) A. P. Ce chemin ne fut, dans le principe, qu’une simple aisance reliant le château de
la Haye sous Gouy au village de Trazegnies. Au XVIII e siècle, il était devenu une allée particulière bordée d’arbres. (Plan manuscrit de 1768 n° 2524. Archives générales du Royaume à Bruxelles). Cette avenue, publique après
la Révolution et pavée au siècle dernier, a accaparé tout le transport au détriment du vieux chemin de Nivelles. // 3. Gouy lez Piéton – Gowi – Gaudiacus (980) C. G. Roland. Toponymie namuroise. Annales de
la Société Archéologique de Namur. T. XXIII, p. 432. 1899. Goei (1186) Analectes pour servir à l’histoire ecclésiastique. T. XIV, p. 186. Gouy supra Piéton (1256) V. Barbier. Op. cit. T. II, n° 259. (1892). – Goy (1474). obituaire, f° 17. Archives du presbytère de Gouy lez Piéton – Gouy (1698) G. Ghoy (1663)  N¹ – Goy sur Piéton (1742). Registre de frère Malmedy. Archives du presbytère de Gouy lez Piéton. – Gouy (1811) N¹ – Notons que lez (prés de) de la forme officielle est un non sens. On devrait dire comme autrefois sur. Il s’agit, en effet, du ruisseau le Piéton qui arrose Gouy et non du village de Piéton qui n’est même pas limitrophe. Gouy a pour racine Gaudius (nom d’homme gallo-romain) et pour suffixe – acus (domaine). A. Vincent. Les noms de lieux de
la Belgique. p. 64 (1927). A. Dauzat. La toponymie française. p. 270. (1939). On  a cependant estimé que le radical n’est pas un gentilice, mais bien un nom commun : gaudium
, joie + – acus. Donc : « maison de plaisance ». A. Carnoy. Dictionnaire étymologique du nom des communes belges. p. 221 (1940).

Gouy - Rue de – Cette rue se situe à la sortie du village pour se diriger vers Gouy-lez-Piéton. Elle débute à partir de la chapelle Saint-Roch pour se limiter à la rue du Bosquet. Avant la fusion, cette rue aboutissait près du bosquet de Gouy-lez-Piéton.

   Chapelle Saint-Roch   C’est après la chapelle Saint-Roch que débute la rue de Gouy. Celle-ci se termine au carrefour de la rue de Soive et de la rue du Bosquet. 

Gosselies. Route de – au Roeulx. Chaussée de Bascoup. (1867) - Route provinciale, décrétée par arrêté royal de 1840, construite par voie de concession de péages suivant les arrêtés royaux des 24 octobre 1842 et 9 octobre 1850. Bascoup qui mène la route, est un hameau de Chapelle lez Herlaimont. – à bach’coû. – ancien français bacicol (XV e siècle). A. Bayot. Bascoup (Baisscos en 1576). Revue belge de Philologie et d’histoire. T. XIV, p. 280. (1935).

De nos jours, elle commence aux « 4 chemins » jusque la rue de l’Epine. Au début du XXème siècle, elle était bordée d’arbres. Ces arbres furent abattus vers 1930 pour permettre l’électrification de la voie vicinale. Certains de ces arbres furent replantés le long de l’esplanade du château de Trazegnies.

 Rue de Gosselies    La rue de Gosselies vue depuis « Les 4 Chemins ».

 La rue de Gosselies 2      La rue de Gosselies vue depuis la rue de l’Epine. C’est ici que ce situe l’entrée du village en venant de Courcelles.

Grand-Rue – Ancienne dénomination : chemin de fontaine à nivellesRue de
la Station
– Cette rue prit sa nouvelle dénomination en 1976 à la fusion des communes. Elle part depuis les « 4 chemins » pour se diriger vers le village voisin : Souvret. C’est la deuxième artère de Trazegnies la plus commerçante (Section n° 33).

 Grand-Rue 1    La Grand-Rue vers la commune de Souvret. Cette rue fait l’intersection avec la rue à Caillou, la rue Croix-Sabot- la rue Verte, la rue de
la Soupe et la rue Latérale. 

  Grand-Rue 2 La Grand-Rue vue depuis son intersection avec la rue Latérale.

C’est ici que se situe la limite entre les communes de Souvret et Trazegnies.

Greffe. Prairie nommée la prairie a – proche de la grotte (1733) S¹ – le pachy a graffes  (1744) – Ce bien de deux bonniers appartenait au marquis de Trazegnies. Situé près du petit bois, en bordure de la grande drève, il était rempli d’arbres fruitiers (greffés) (1744) .

Gros beche (1701) G. – gros becq (1720) G. – closiere gros bèche (1750) P¹ – chemin du gros bec (1891) N¹ – gros bètch – Situation : tenant au bois de trazegnies (1750) P¹ – Configuration parcellaire en bec, en pointe. dans un acte, à propos d’un autre bien, il est dit : terre tenant de bec… (1716) N¹ – Au bord de ce chemin du Gros Bec, suivant une tradition, aurait existé une ferme détruite par fait de guerre. On n’en voit déjà plus de trace sur la carte de Ferraris (circa1770) et il n’a pas été rencontré de document en faisant mention.

Gros-Bec - Rue du – Cette rue prend son départ dans la rue de Chapelle pour aboutir à l’orée du Grand-Bois.  Rue du Gros-Bec Le Gros-Bec – A gauche, cette portion est abandonnée du fait qu’elle longe l’autoroute. Auparavant, ce chemin rejoignait l’entrée du Petit-Bois de Trazegnies. A droite, la rue continue vers le Grand-Bois de Trazegnies, et ce, à travers les campagnes. Rue du Gros-Bec   Vers le Grand-Bois de Trazegnies. La rue du Gros-Bec se transforme en un chemin pour les fermiers. Il est très endommagé du fait du passage des tracteurs des riverains Cette vue fut prise dans la portion qui aboutit au Grand-Bois de Trazegnies. Grotte. Le prez proche de la – et les vergers derriere la maison Gillion Motte (1720) S¹ – Ce pré gît proche du parc seigneurial. La localité ne possède aucun affleurement rocheux. Il s’agit sans doute d’une grotte artificielle comme affectionnait l’art des jardins au XVIII e siècle. Guernica – Place de – (section n° 27)  - Guernica – Ville d’Espagne (Biscaye) –  Cette place fut inaugurée dans la seconde partie du XXème siècle en mémoire du martyre de cette ville qui fut détruite par l’aviation allemande au service des franquistes pendant la guerre civile (1937).  (Pas de vue)Halle. La – de ce lyeu (av. 1550) S¹ – sur la place de trazegnies devant la halle (1655) G. – Ce bâtiment appartenait à la communauté, il semble avoir été adossé à la maison de justice (cour féodale et scabinale du lieu), à un endroit bien choisi pour le commerce, face à l’unique place que possédait alors la localité. La terre franche de Trazegnies jouissait de rares privilèges économiques. L. Deltenre. La foire de Saint –Laurent à Trazegnies. Bulletins de
la Société d’Archéologie de Charleroi, n° 4, p. p. 54-58 (1938).

 Hanon. Batty – (1537) au battils henen (1644) S¹ – battil henon (1650) S¹ – chemin hannaut (1670) G. – battils honnon (1679) S¹ – chemin henneu (1682) G. – chemin hennault (1707) N¹ – chemin henau qui va a courselle (1722) G. – au batil Hainaut (1744) S³ – batil haynaut (1775) N¹ – Ce chemin, prolongeant la ruelle à Cailloux, menait à Courcelles. Il fut supprimé après la création de la grand’ route de Gosselies au Roeulx. La partie de ce chemin, située dans la campagne de Notre-Dame de Bohême (section A. n° 337 et 338 du cadastre), fut rachetée le 21 mai 1845 par la famille Delbruyère et les parcelles jusqu’alors séparées furent réunies. On e doit pas donner à ce battil un sens similaire à celui du sart de hainault (1704) N¹ – (Courcelles Rianwelz) ou à celui du trieu de Brabant (1843) A. P. – (Pont à Celles). Si notre battil gisait relativement proche de la limite du comté de Hainaut, il devait cependant, comme le courtil de Hennau (1716) N¹ – (Souvret), sa désignation à l’occupant et non à sa situation géographique. On sent nettement la tendance des scribes, au fur et à mesure que le temps s’écoule et que le sens original se perd davantage, à transcrire un nom courant, mais inexact et à remplacer Hanon, diminutif du prénom Jehan, par Hainaut, le nom du comté. Ce prénom est devenu un nom de famille : François hanon résidant a Courcelles (1768) N¹ -. V. Baty.

 Haye, « bois » – V. Courtoises hayes : V. Lambert haye. 

 Healme. Maison et brasserie nommée le – gissant devant la halle du lyeu (avant 1550) S¹ – Ce bien appartenait à Jean, baron de Trazegnies, mort en 1550, et avait un heaume pour enseigne.

Henne - Cité - Nom donné en souvenir d’un ingénieur-industriel qui résidait à Trazegnies au début du XXème siècle. (Rue Lejuste). « Grand Prix Fernand Henne » : Ce prix était lié au jeu de balle de la section de Trazegnies lors des concours. Cité Henne – Cette cité ouvrière  fut créée pour les mineurs du puits n° 6 des Charbonnages de Mariemont-Bascoup au début du XXème siècle. Elle se trouve à la sortie du village en direction de Piéton (section n° 33).

Cette cité a la particularité d’avoir son entrée et sa sortie dans la rue de
la Marche. En fait, elle présente une forme semi-circulaire.

 Cité Henne La rue de la cité Henne   La cité Henne Cette vue nous montre la rue qui se trouve derrière la cité.

Hénoch. V. Boucher. 

Herlaymont. l. Petit chemin qui va a – par le bois (1701) P¹ – la piescente allante a la prioré de Herlemont (1704) N¹ – la violette d’herleumont (1847) C. vôye dè l’abîe. – Sentier, aujourd’hui disparu, menant de Trazegnies au prieuré d’Herlaimont, sous Chapelle. Il partait du Pachy Madame, traversait des prairies cloturées avec tourniquets aux issues, longeait la maison de
la Couturelle, touchait le bout des étangs et atteignait le bois de Saint-Laurent qui était une portion du Grand Bois, enfin, après la traversée du feuillu, aboutissait au prieuré. // 2. Le prieuré d’Herlaimont  fut fondé au XII e siècle par les sires de Trazegnies en faveur de l’abbaye de Floreffe. U. Berlière. Monasticon belge, T. I, p. 422 (1890). Il fut supprimé à la révolution française. La maison du maître (titre du supérieur), reconstruite en 1783, existe encore. – Herlaimont passa, sous le Concordat, de la paroisse de Trazegnies à celle de Chapelle. // 3. Herlaimont.  Herlamont (1163). Barbier, op. cit., T. II, n° 40. – Herlemonte (1181). Id. T. II n° 58 – court de Hellamont (1289). Id. T. II, n° 384. heritages de Herleumont (1641). Testament. Archives du presbytère de Chapelle. – terres de Herlemont (1701) N¹ – herlaymont (1755). N¹ – la maison de herlaimont. Registre des morts de 1806 à 1834. Archives du presbytère de Chapelle. Herlaimont pour A. G. Chotin. Etudes étymologiques et archéologiques du Hainaut, p. 143 (1866) signifierait : « mont boisé » et pour E. Förstemann. Altdeutsches Namenbuch. Personn. I, 626 (1900) : « mont de Herlai », forme du nom germanique Herleich. cette seconde interprétation est seule valable.

Hôtel de Ville – Avenue de l’ – Cette rue prit sa dénomination dans la seconde partie du XXème siècle. Elle se trouve  dans la cité  » Saint-Joseph » . (section n° 26)

Rue de l'Hôtel de Ville L’avenue de l’Hôtel de Ville depuis son départ de la rue Rectem. A droite : la Poste

 Avenue de l'Hôtel de Ville L’avenue de l’Hôtel de Ville vue depuis la rue des Roses.

 Hostel. Deseur le champ de l’ – (1700) N¹ – au champs de Lostel  (1713) G. –le champ de l’hotel  (1744) S³ – champ du Losté (1858). Popp. – èl tchamp d’l’hosté. – Hostel, « demeure », « maison » (?). A notre connaissance, les bâtiments n’ont pas laissé de trace. 

Houduart. Terre a – buisson (1291). Analectes…VII, 379. Ce bien était seans ou tiroit de Trazegnies. Sa situation exacte est inconnue. L’influence germanique donne ce type de composition : déterminant + déterminé, mettant en tête le nom de la personne.

Hugelot. Au bonnier des pauvres nommet bonnier – (1616) – Situé à
la Bénite Epine ; appartenait à la table des communs pauvres de la localité.

Les rues E & F

28 janvier, 2007
Les rues E et F | Pas de réponses »

3ème partie :  - E et F

Eglise. ecclesia de Trasineis (1179). Barbier.Op. cit. t. II., n° 54. – t le moustier (1504) S² – t eglise de monsieur st martin (1678) G. – leglise de Trazegnies (1739) P¹ – campagne dessus l’église (1813) - Eglise paroissiale, dédiée à Saint Martin. Analectes pour servir l’histoire ecclésiastique.T. VII, p. 379. L’autel avait été donné à l’abbaye de Floreffe après 1161. Barbier. Op. cit. T. II., n° 24. – V. Fontaines : Marais.  

Europe - Avenue de – Cette avenue qui prend son départ dans la rue Rectem et qui longe le stade communal fut créée dans la seconde moitié du XXème siècle.

  Europe 1   L’avenue de l’Europe fait partie du contour de la cité Saint-Joseph.  Elle relie la rue du Stade à la rue des Roses.

Europe 2 Une autre vue de cette avenue.

Europe 3 L’avenue de l’Europe.

Espinette. l. lespinette du corbeau (1670) C. – espinette ou passe le chemin du corbeau (1787) P³. – Situation : du côté de Courcelles. // 2. lespinette de la chapelle (1694) G. – Lespinette (1891) A. P. -  Situation : du côté de Chapelle lez Herlaimont, à l’autre bout de la localité. – // 3. t proche lespine deseure le viviere (1699) G. – 4. Espinette = spina + suffixe – etum, lieu où se trouvent des espines. A ces endroits se voyaient donc de gros buissons épineux ou des aubépines.

Epine - Rue de – Cette rue prend son départ au bout de la rue de Gosselies, à la limite de Trazegnies-Courcelles. Elle se dirige vers la rue de Pont-à-Celles (partie dans les champs. Elle a une intersection avec la rue de Corbeau  (Section n° 27 et 20). Elle présente la particularité c’est d’avoir sur tout un côté une rangée de maisons de cité ouvrière. Cette cité ouvrière fut créée pour les ouvriers, à la fin du XIXème siècle, du fait de la proximité du charbonnage de Courcelles-Nord.

Ultérieurement, on y a joint un appendice autour du château d’eau qui a pris comme dénomination : Cité Achille Delattre (Voir Delattre) (Section n° 27).

  Epine 1 La rue de l’Epine vue depuis la rue de Gosselies.

 La rue de l'Epine La sortie de la rue de l’Epine. Celle-ci se dirige ensuite à travers champs pour rejoindre la rue des Corbeaux.

Rue de l'Epine 3 C’est ici à cet embranchement avec la rue des Corbeaux que se situe le point culminant de la localité. 

Etangs. l. desseur les étangs du seigneur (1725) G. – au dessus des étangs de trazegnies (1787) P³ – au lieu dit les étangs (1891) A. P. – (son B, n° 97 du cadastre) – lès-étangs. – Ces étangs seigneuriaux n’existent plus. Ils sont comblés par un terril de charbonnage. Le grand étang, oblong, précédé d’un autre, plus petit et irrégulier, touchait au vieux chemin de Chapelle. // 2. Les petits étangs qui se trouvent dans le Petit Bois, sont appelés les étangs du mayeur, parce que Rodolphe Delval, bourgmestre de Trazegnies, les tenait en location (1920). Ils sont constitués par trois réservoirs rectangulaires et par un étang à trois branches, alimenté, quant à lui, par deux sources sorties du Bois des Garennes. – V. Viviers. 

Evrart. Tenant à la voielette des – pres. (1427) G. – Situation imprécise ; vers les viviers. – « Euerardi pratum. – voielette,. « petite voie », sentier.

Fastrimont (1427) G. – le pachij de robiermont deseur fastoumont (1682) G. – desseur fastomont (1728) N¹ – Fastoumont (1802) A. P. – Fastoûmont. – « -Fastadi mons. « la colline de Fastré ».

Fastoumont - Rue de – Cette rue prend son départ dans la rue de Chapelle pour aboutir dans la rue du Butia (section n° 25).

Fastoumont 1 La rue Fastoumont vue depuis la rue du Butia.

Fastoumont – Cité – Cette cité fut créée pour les ouvriers du charbonnage n° 5 de Mariemont-Bascoup (SEction n° 25).

Faux rieu. Le – au bastin pré (1782) G. – Ruisseau artificiel, près du Grand Bois, à la limite de Trazegnies. – V. Bastin pré.

Ferrer. RueActuellement: rue de Prusse. – Elle relie la rue de Courcelles à la route de Gosselies. – Francesco Ferrer, anarchiste espagnol, que vient-il faire ici ? Voir rue de Prusse

Fief. – l.au fief Jean Barbier (1794) P³ deseur l’église. // 2. t au fief Jehan Gollissart (1544) S² – en la coulture des cortoises hayes, tenant au chemin allant au basty hannon (1544) // 3. t au fief Delbruyère (1768) N¹ – s’identifie au fief de la (grande) Potte. // 4. t au fief jan de Lamy (1600) deseur le chasteau // 5. t au fief Lankart (1794) P³ – près du jardin du seigneur. // 6. t au fief medart Motte (1744) – situé entre le château et le Petit Bois, parait s’identifier au fief de la (petite) Potte. // 7. t fief de la Potte. V. Potte. //8. t pièce que l’on dict le fief dele tenre, gisant et tenant au trilz du bois, contenant 1 Bonnier et 25 verges de terre (1534) – près du Grand Bois de Trazegnies. // Ces fiefs étaient des terrains d’origine féodale dont les propriétaires devaient foi et hommage au seigneur de Trazegnies et lui payaient un droit particulier de mutation, dit de relief. 

Fonds.V. Corbeau 

 

 

Les Fonds de Corbeaux: Point culminant de Trazegnies. Au fond, on voit très bien le village de Trazegnies.

Cette vue nous montre l’intersection avec la rue des Corbeaux et la rue de l’Epine.

Fonds de Corbeau Les campagnes des Fonds de Corbeaux. Ici, continue la rue de l’Epine vers la chaussée Brunehaut. C’est au croissement des deux rues que se situe le point culminant de la localité.

Fontaine. chemin de – (1670) G. – chemin de fontaine leveque a gouys (1788) N¹ – chemin de Fontaine (1891) A. P. – Chemin formé actuellement par la Grand-Rue et la rue du 11 Novembre, reliant, par Trazegnies, Fontaine l’Evêque à Nivelles. 

Fontaines. l. Descendant la cimetiere par la fontaine (1701) P¹ – fontaine dessous leglise (1750) P¹ – fontaine d’embas (1771) N¹ – fontaine d’En bas (1833). Vander Maelen. Dictionnaire du Hainaut, p. 485. – fontène d’in bas.- Primitivement elle jaillissait au pied de la montée de l’église. Vers 1860, elle sortait, abondante, sous une voûte arrondie, au milieu de la place de l’église et elle possédait alors un long lavoir avec éclusette commode. Sa bouche est actuellement reportée au fond de la place. // 2. Fontaine de la place (1833). Vander Maelen. Op. cit. p. 485. Dite aussi fontaine du château, était autrefois très rapprochée de l’enclos du château. // 3. Fontaine du Bois Colau (1833). Vander Maelen. Op. cit. p. 485. C’était une jolie source, bien fraîche, à l’orée du bois, sortant en cascade sur un lit de cailloux. Elle a été captée, vers 1935, pour alimenter un château d’eau et l’ombreux berceau de charmille, son voisin, a été ravagé. V. Claires fontaines. 

Fontenelle.V. Closières.

Forge. La voye del forge (1707) N¹ – voye des forge (1721) G. – la piessente Delforge (1758) vôye dèl fôrdje. Sentier qui, à l’intérieur du village, menait à la forge d’un maréchal ferrant où d’un cloutier. La clouterie locale qui fut florissante durant les XVII e et XVIII e siècles, était à son complet déclin vers 1887.

Fosse. l.  terre as (aux) fosse (1291). Analectes. T. VII. p. 379 – demi journal a fosse (1685) N¹ – a les  fosses (1706) S¹ – prêt à fosse (1733) S¹ – la clossurette de fosse (1751) N¹ – au maret des fosse (1747) N¹ – tris des fosses  (1782) G. – Terrain vague, farci de fosses. La proximité du lieu dit marlière laisse croire que ce furent des fosses a marle. La closurette tenait au tij des fosse (1751) N¹ – Le prêt appartenait au marquis de Trazegnies. // 2. t Une mesure a la fosse jean lorent (1747) N¹ – Jean- Baptiste Martin lègue sa maison et jardin dit la vieille maison avec une pièce de terre de 31 ares, située au dessus de l’église a la fosse Jean Lorent. Acte du notaire Piérard, de Thuin, 17 octobre 1814. Plusieurs Jean Lorent sont repris dans les registres locaux, l’un est mort en 1693. (Reg. Paroiss. f° 533). Il s’agit vraisemblablement d’un trou à marne. Un gisement a été exploité près de l’église. V. Ruisseaux ; V. Try.

Foulon. V. Closières ; V. Tiennes.

Foyaulx. Le batil du – (1623) G. – au faweau (1650) G. – campagne du faviau (1754) N¹ – le faiau  (1755) N¹ – campagne du faxeiau  (1772) N¹ – chemin du favial (1744) S¹ – chemin fawiau (1772) S¹ – dessous le Faweau (1818) A. P. – campagne dite fauviaux (1882) A. P. – èl fawya, fagus (hêtre) + ellum (diminutif), « petit hêtre ».

Fin de la rubrique consacrée aux rues E et F

Les rues A & B

23 janvier, 2007
Les rues A et B | 2 réponses »

 Abbé- Chemin de l’ (1847) – ruelle Maghe (1862) – ruwe de l’abè .
L’abbé Jean Magne, dernier chapelain des marquis de Trazegnies, mort le 12 octobre 1832, avait son habitation au coin de ce chemin.

Rue de l'Abbé La rue de l’Abbé vue depuis son intersection avec la place Albert 1er

 

 Rue de l'Abbé Une section de la rue de l’Abbé

Abruvoire- L’ de ce lieu (1693) – L’abreuvoir de ce lieu (1746) – Il se trouvait au bas de la place du château. Il se dit aussi le welz – V. Welz. L’abreuvoir se trouvait à droite sur cette photo 

Agues’. L’s – Terrains caillouteux au long du Grand Bois, près de la Gloriette. Agaise,  » schiste ».

Albert 1er- Place – Ancienne dénomination : Grand Place (début du XXème siècle) – Place du Marché, Place du Château. C’est la place qui se trouve en face du château de Trazegnies. (Section n° 33). Cette place fut débaptisée en mémoire du Roi-Chevalier : Albert 1er.

Place Albert 1er  La place Albert 1er vue depuis l’entrée du château de Trazegnies.

Place Albert 1er Vue du bas de la place depuis la rue Astrid.

Amnesty International – Place – Nom donné à cette place en l’honneur de ce célèbre organisme. Cette place se situe dans la cité de l’Yser. (section 27)

André- Rue – Elle relie, près de Thiripont, la route de Chapelle à la chaussée romaine. Elle fut tracée, à la fin du XIXè siècle, sur un terrain appartenant à Joseph André (Section 34 du plan)

La rue André La rue André vue depuis la rue de Chapelle.

 La rue André La rue André vue depuis la chaussée Romaine.

  

Andrieu. Verger dit maret iean – 1787 – G – maret jean andré (1788) – marais Jean Dry (1847) marè djândri. Jean Andrieu, homme de fief du marquisat de Trazegnies en 1632. – Ce verger se trouvait près du territoire de Gouy. En 1727, il fut vendu par Anne, fille de Gillion Delbruyère de Potte, à Jean-Baptiste Larsimont, meunier de Trazegnies, et cette mutation donna lieu à un long procès. Anouard el Sadate – rue – Cette rue fut créée dans la seconde partie du XXème siècle. Elle se trouve dans la cité de l’Yser (section n° 27)

Anouard el Sadate1918 – 1981: homme politique égyptien, il succède à Nasser à la tête de l’Etat (1970). Il rompit totalement avec l’U.R.S.S. (1976). Il se rapprocha d’Israël avec qui il signa en 1979 le traité de Washington. Il fut assassiné en 1981 lors d’une parade militaire. Il avait reçu le prix Nobel de la paix en 1976. Rue Anouard el Sadate

Rue Anouard Sadate Une section de cette rue.

Almons(1427) – empres des allymonts (1603) – aux héritages des allmont (1643) – prairie de Haulimont (1713) – héritages des allimonts (1747) – closière de Zolimont (1750) – au jardin des alimonts (1755) – au jardin des olimonts (1760) – demy bonier a eaulimont (1771) – La closière tenait à la haute chaussée et fournissait la menue dîme au curé de Trazegnies. Par héritage, on entendait : maison avec jardin clos. Cet endroit, aujourd’hui inhabité, a donc jadis été bâti. A proximité, au nord de la commune, on trouve deux monts, déterminés par des noms d’homme Fastoumont (Fastré) et Robiermont (Robert). La toponymie de Trazegnies paraît aussi indiquer la possession et contenir un nom propre.

Anne- Le pachys – 1765) Prairie tenant d’occident au chemin de la briqueterie (1765). Elle contenait un bonnier et demi et appartenait au seigneur (1744)

Arbre- Bonnier proche l’ – gillette (1744) – Chemin de l’arbre Julette (1787) – Situation : près du jardin du seigneur (1787) – Ce nom fut francisé par la prononciation dialectale : Djélète. Ardjilètte.

L’ – Largilette (1858). A cet endroit, au sud de l’ancien parc seigneurial, se trouvaient les briqueteries mécaniques (Elles existaient encore au milieu du XXè siècle). Il semble bien avoir identité entre ce toponyme et le précédent. La disparition de l’arbre et l’existence d’une épaisse couche d’argile auront amené la confusion produite par la même assonance.

Argilette 2 L’entrée de la rue de l’Argilette depuis son intersection avec la rue du Château et Latéralle

Argilette 1 La rue de l’Argilette. C’est ici que se situe la limite de Trazegnies. La route conduit vers la localité voisinne : SOUVRET.

C’est à gauche de ce carrefour que se trouvait le terrain d’extraction de l’argile qui était ensuite acheminée à la briqueterie mécanique qui se trouvait à droite de l’entrée de la rue de l’Argilette.

Astrid- Rue – Cette petite rue faisait partie de la rue du Seigneur. Elle fut débaptisée en souvenir de la Reine Astrid, reine des Belges (1905 – 1935) – La Reine Astrid était la première épouse du Roi Léopold III.

Rue Astrid 1 La rue Astrid vue depuis la place Albert 1er.

Rue Astrid 2 La rue Astrid vue depuis la rue de Chapelle.

  

 La  Baille- (1746) – Dépendance d’une maison tenant au jardin du château. Mot d’origine étrangère, pakhuis – « magasin » ici mal orthographié par réminence mythologique. Rencontré dans des textes : le pacus du jardin. (Marchienne-au-Pont – 1789) le paccus (Thuin – 1823) Baille. Pâture nommée la – (1709) – courtil al baille (1713) Situation : gisant à la potte (1709) C’était une pâture close par des barrières à claire-voie. Baille « clôture » faite à la mode ancienne de pieux et de perches, à défaut de fils de fer. Balant – Voir Tiennes. – Il s’agit ici d’une section de l’actuelle rue du Château. Barbier – Voir Courtil – Voir Fief et Ruelles. Bârière. èl – Ancien bureau d’octroi situé à l’intersection de la route de Gosselies au Roeulx et du chemin de la Vierge. La route de Gosselies au Roeulx avait été décrétée en 1840 par concession de péages. Basse cour. Cense de la – (1702) la basse cour du château (1788) – cinse del’basse coûr . Ferme du château de Trazegnies, rebâtie en 1654 – En 1706, Médard Delbruyère, jeune homme, échevin et censier, reçoit à bail du marquis de Trazegnies, pour 9 ans, 29 bonniers de terres labourables dépendant de la bassecourt – En 1749, Pierre Quarez était fermier de la basse cour du château. Le nom de basse-cour est donné généralement aux annexes agricoles des châteaux et des maisons religieuses. La ferme de la Basse-cour se trouve à droite de la rue du Château.

Bastin. Aux bastinprets (1722) le Bastin pré (1782) – Baston pré (1858) – Prairie très humide (frèchau), située entre le bois de Trazegnies et Malplaquet, bornée à l’ouest par le faux rieu du Piéton – « Sebastiani pratum, le pré de Bastin, Bastien ou Sébastien. Batch. èl rî dou – Pour alimenter les viviers de leur maison magistrale, les commandeurs de Piéton avaient détourné le ruisseau provenant de l’abondante source du Bois Colot. Ils le firent couler doucement au moyen d’un fossé, en bordure du Bastin pré, jusqu’au grand étang de Piéton, dans le sens opposé à son cours naturel. Le bac en pierre, posé à la traversée du chemin de Namur à Mons, a disparu mais les traces du fossé existaient encore au début du XXème siècle. Batilz. Le grand – (1474) Obituaire . Archives du presbytère de Gouy-lez-Piéton – battils du moulin (1650) – batit (1720) – chemin du baty (1856) – terre dite bonnier du bâty tenant au Nord au chemin du Bâty Notre Dame (1891) – au bâti – Mauvais terrains, restés en friche, appartenant souvent à la commune. Le bâtis – Lieu dit situé à la droite de la rue des Bois juste à l’entrée du village en venant de Gouy-lez-Piéton. Vue de gauche : Le sentier du Bâty au départ de la rue du Butia. (Section 25) Vue de droite : Vue du village de Trazegnies prise depuis le sentier du Bâtis (Campagne des prés)

Bâty - sentier du Bâty. Il prend son départ dans la rue du Butia pour ensuite pénétrer dans les campagnes avoisinantes.

 Sentier du Bâty 2    

 

Sentier du Bâty 1 Deux vues de ce sentier qui traverse les campagnes avoissinantes au nord de la commune.

Bâty - Rue du – Cette rue à son départ dans la rue des Bois et se pert dans les campagnes pour rejoindre le sentier du Baty.

 Rue du Bâty La rue du Bâty vue depuis son entrée dans la rue des Bois.

Benoite espine- (1291) a le benoit spine (1427) – la benoiste espinne (1699) – à la bénite épine (1864) – al bènwôte èspène – Situation : à la courtoise et haye, joindant aux hayes par deseur la voie de la benoiste espinne (1672) – Aubépine dont le tronc portait (semble-t-il) une image sainte. Le lieux-dit : Benoite Epine se trouve dans les champs, enclavé entre la rue de Corbeau et la rue de l’Yser (Section 27).

Bètch - Voir Gros-bec - Bêtchu. Pachi dou – Prairie située entre la rue de la Station (actuellement Grand-Rue) et la rue Neuve (Actuellement rue des Grands Jardins – section 33). Sobriquet de son occupant (fin du XIXe siècle) dont le tempérament était sans doute assez vif. On désigne betchu un coq de combat qui frappe de préférence du bec. Betléem. Au jardin – (1720) – sur demy bonr de jardin Beetheme (1755) – Cette dernière graphie est sujette à caution; elle est due à un avocat étranger à la localité. En 1720, Baudouin Dartevelle, notaire à Trazegnies, avait annexé ce jardin à un demi bonnier de terre. Bies. Chanal du – du moulin. Version française de la charte communale de 1220 – prés dessouls le biev (1650) – desoub le bÿ (1720) – Bief du moulin banal de Trazegnies – Voir Moulin. Bois – Grand Bois . Les bois de Trazegnies (1689) – le bois du seigneur (1713) – le grand bois (1867) èl grand bos – Ce bois s’étend en bande de peu de largeur sur la rive droite du Piéton // Au bout d’une allée se dresse un arbre étonnant par sa robuste vieillesse : èl gros tchêyne (le gros chêne). Il servait, au

milieu du XIXe siècle, de rendez-vous de chasse au dernier marquis de Trazegnies et au duc de Croÿ. Vue du grand bois (section 31) %20Bois.jpg Deux vues du Grand Bois de Trazegnies – L’entrée (en venant du Gros Bec) et la sortie du bois (vers Piéton)

Petit Bois - Vers le petit bois (1750) – dit aussi bois de la marlière (1744) – Petit bois (1821) – èl pètit bos. Le petit bois cache plusieurs étangs. Il est renversé d’un côté par un terril de charbonnage et il est rogné de l’autre par des défrichements // Le grand bois (52 bonniers en 1744) et le petit bois (10 bonniers en 1744) dépendaient du domaine seigneurial. De peu d’étendue, ils ont résisté au défrichement ancien et ils sont restés comme deux îlots de verdure au milieu des champs. A l’époque romaine, la toponymie précise, au sud-est du territoire, la situation d’autres bois, des haies, là où s’étalaient déjà au XVIIème siècle des terres arables.

En arrivant à l’entrée du Petit Bois (en venant de la Drève), un chemin conduit vers un étang. Cet étang est une propriété privée et est loué à une société. De nombreux pêcheurs y viennent en été ainsi que de nombreux visiteurs. C’est un véritable havre de paix et de tranquillité. L’étang est situé au pied d’un terril. Il est alimenté par des nombreuses sources.

 L'étang Beguin Vue de l’accès à l’étang Beguin.

En pénétrant dans le Petit Bois, on descend l’allée principale en pente douce, un autre étang situé à droite apparaît. Cet étang est une propriété privée et la pêche est strictement interdite.

Le Petit Bois Vue de l’entrée du Petit-Bois de Trazegnies.

162lalledupetitbois.jpg Vue de l’allée du Petit-Bois.

 164leptboisltangpriv.jpg Vue de l’étang qui se trouve au point le plus bas du Petit-Bois.

 Après être passé devant cet étang, on remonte l’allée pour se diriger vers la sortie du Petit Bois.

La sortie du Petit-Bois La sortie du Petit-Bois.

 La cabine du Petit-Bois La sortie du Petit-Bois avec, à gauche) l’ancienne cabine électrique.

 A la sortie du Petit Bois, on aperçoit les ruines d’une ancienne cabine électrique. Cette cabine, autrefois, alimentait un signal lumineux destiné au passage d’un train qui effectuait la navette entre le puits n° 6 et le puits n° 5 des charbonnages de Mariemont-Bascoup.  Le puits n° 6 n’avait pas de terril propre, ni de centre de triage. On extrayait uniquement le charbon et de ce fait, l’acheminement de celui-ci se faisait par des petits wagonnets. Ceux-ci traversaient de part en part le Petit Bois (du nord au sud). A la sortie du Petit Bois, la vue s’étend à travers champs jusqu’au Gros Bec.

Vers le Gros-Bec

Vers le gros Bec.

Pour se diriger vers le Grand-Bois, on est obligé de parcourir la campagne jusqu’au Gros Bec, et ce, du fait que l’autoroute (R3) traverse de part en part la ville et sépare ainsi l’ancienne liaison entre les deux bois. Vers le Gros Bec (section n° 32) 

 Bois-Rue des – èl ruwe dès bos conduit de l’église de Trazegnies vers l’église de Gouy par le château de La Haye. Elle devait jadis conduire vers des lieux forestiers plus importants que les bosquets qui s’élèvent près du château (démoli après 1908) – (voir le bosquet de Gouy)

Rue des Bois 1 L’entrée de la rue des Bois (en venant de Gouy-lez-Piéton)

 

Rue des Bois 2 Une section de la rue des Bois.

Bonne-Espérance. les bonn’espèrance . Aux terres de bonne espérance tenant au chemin du seigneur (1685) – terre gisant à Trazegnies, tenant à la terre de bonne espérance (1712) – trois mesures aux bonnes espérances (1741). Ces terres, situées en bordure du vieux chemin de Nivelles, en partie sur le territoire de Gouy, en partie sur Trazegnies, appartenaient à l’abbaye de Bonne-Espérance située, près de Binche (Hainaut) Bonniers. Les trois bonniers du seigneurs (marquis de Trazegnies) (1713) – les twâ bounis. Situation : près du chemin de la Bénite-Epine – aux sept bonniers du seigneur (1759) – Situation : sur la campagne au dessus de l’église – les onze bonniers, en bordure du chemin de Forchies, près de l’Argilette – pièce dite des quatorze bonniers sur la campagne vers le Piéton (1744) – les quinzes bonniers dit le champ de l’hôtel (1744) // Les terres se mesuraient à Trazegnies au pied de Gozée. La contenance sert parfois à désigner le bien mais en général l’indication de superficie est imprécise.

Bonniers - Rue des – Cette rue se situe dans la cité Arthur   »Saint-Joseph » adjacente au stade.

Rue des Bonniers

La rue des Bonniers vue de la rue de l’Yser

Bosquet- rue du – Nom donné à cette rue pour désigner le bosquet qui longe cette rue. La rue du Bosquet (section n° 26) se trouve à la sortie du village vers Gouy-lez-Piéton.En prolongement de la rue du Bosquet, se trouve un chemin qui se dirige vers la ferme de La Haye. Celui-ci passe devant ce qui fut le château de la Haye (démoli au début du XXème siècle.)

Rue du Bosquet La rue du Bosquet. C’est ici que se situe la route qui se dirige vers la localité voisinne : Gouy-lez-Piéton.

Bosquy. Pré dit – (1733) – Ce pré appartenait au marquis de Trazegnies. Il était proche de Thiripont et confiné à un bosquet, isolé du grand bois par un défrichement. Boucher. Cense – 1697. Cense Henoch (1759) – La cense Boucher et la cense Henoch désignent la même ferme. Enocq Bouchier apparaît en qualité d’homme de fief dans un acte de 1624 – Le relief de la cense fut fait; en 1652 par son fils, Lambert Bouchier, bourgeois de Mons, puis en 1685 par la veuve de Paul Boucher et encore en 1693 par Jean-Baptiste Boucher. En 1727, le Rond, prévôt de La Buisière, vend la cense à Jean-Bernard Mathey, bailli de Trazegnies. Ce bien fief, nommé vulgairement Cense Enock, comprenait 27 bonniers de terre et 9 bonniers de prairie. En 1770, il fut saisi entre les mains de Charles-Augustin Maghe, à titre de son épouse, Marie-Thérèse Mathey, en suite à un arrêt de la Cour du Souverain Conseil de Brabant (fermier : Pierre Mattez) Boucqueau. Demy bonnier de terre – tenant au batij du moulin (1733) – Piere boucqueau, cousturier, demorant a trazegnies tenait en hommage de Jean, baron de Trazegnies, un fief ample d’un bonnier de terre labourable (1532). Boulogne – Deseur la petite bouloigne (1670) – la campagne de boulogne (1737) – le journel des boulognes (1761) -les boulôgnes – Portion sur Trazegnies d’un vaste territoire qui s’étend sur Forchies-La Marche et sur Piéton. Boulant – « sol mouvant ». Op. cit. Ce n’est pas admissible. Pourrait davantage s’interpréter par la forme refaite : « Bolonia. Bolo, nom propre germanique et – onia, suffixe latin qui est devenu – ogne et qui est la terminaison de beaucoup de noms de localités. Locution locale : au trèvi lès dès boulôgnes (variante recueillie par M. le Bourgmestre Philippe) ou t’tavô lès près dès boulôgnes – se dit d’un malade qui divague. On pourrait difficilement concevoir en ayant le sentiment des réalités, des prés sur un plateau sec des Boulognes. La première variante indique une simple traversée (au trèvi); la seconde, plus vivante et surtout plus pure, spécifie un parcours en tous sens (t’tavô) Brassine. La (1704) – la brasserie (1704) – Appartenait à Dominique Pepin. Elle était esbranlée et at poury par les fumées. Le voisin, en cours de justice, argue qu’étant enfermée entre les maisons d’autruy elle risque d’y mettre le feu et de faire un incendie de toutes les maisons de la place (1704) Brays. sur la campagne du – (1781) – Situation : sur la campagne de Trazegnies au delà du chemin qui conduit de la Benoite Epinne a la haute chaussée (1781) – Brai (vieux français) – « boue » – « marais » Bricterye. Le paischil de la – (1682) – chemin de la bricterie (1750) – chemin de la briqueterie (1847) al brèctreye la terminaison de beaucoup de noms de localités.

Briqueterie- Rue de la – Cette rue fut dénommée vraisemblablement en souvenir de la briqueterie de Trazegnies. Elle se divise en deux portions de dénominations différentes: la rue de la Briqueterie qui prend son départ dans la rue de Chapelle, face au sentier Madame pour aboutir à nouveau dans les prés et le sentier de la Briqueterie qui prend son départ au milieu de la rue de la Briqueterie et pour aboutir dans la rue Destrée.

 Rue de la Briquetterie La rue de la Briquetterie vue depuis la rue de Chapelle.

 Sentier de la Briquetterie 1 Le sentier de la Briquetterie vu depuis la rue de la Briquetterie.

Sentier de la Briquetterie 2 Le sentier de la Briquetterie vu depuis sa sortie dans la rue Destrée

Ce sentier se transforme en rue à partir du bas du sentier.

Brisè. èl – Voir Nivelles Brouwer. Terre dite le petit (1789) – p’tit browèr’. Situation : sur la campagne de la ruelle a chat. On dit à Trazegnies d’un homme petit et farceur : in p’tit browèr. Brulée. Prairie et maison dite maison (1750) – Les bâtiments qui avaient été incendiés, étaient à front du chemin conduisant à Fontaine. Bruletrée. Sentier – (1847) Brunehault – Voir chaussée Bruslé. Proche le courtil (1701) – le courtil brulé (1780) – Un contrat notarié de 1681 porte la signature de Jean Brullé.

Budapest - Rue de – (Section n° 27) – Cette rue fut créée dans la seconde partie du XXème siècle. Elle fait partie de la cité de l’Yser.

Buisson. Chemin allant au loin (1720) terre contre le bois de Trazegnies et au chemin allant à long buisson (1733) Buse. Pré a coulette ditte buze (1701) – pré a la buze (1715) preit a la buze (1780) – Dans cette prairie on avait canalisé l’écoulement des eaux et apparaissait un tuyau (buse). La citation de 1701 est suggestive : goulotte, = « rigole ». Buteau – Au chemin du (1625) – le chemin du butteau (1694) – rue du buttiau (1719) – cense du Butia (1867) au bûtia // Butia a été expliqué par le latin « bullitellum, diminutif de bullitus.  » bouillonnement ». Cette explication paraît plus sûre que la traduction par « petite butte ». Elle répond d’ailleurs, ici, à la réalité topographique. On voit une source, réputée par la qualité de son eau, en face de notre ferme du Butia. Elle donne naissance à un ruisselet éphémère qui descend, en suivant un fossé, jusqu’à la rivière du Moulin. De nos jours, cette source a été mise sous aqueduc.

Butia - Rue du  Butia vue depuis la rue de Chapelle (section n° 26) 

Rue du Butia

4ruedubutia.jpg Une section de la rue du Butia

 

 

L’impasse de la rue du Butia. Dans la rue du Butia, se trouve une impasse.

 Appendice de la rue du ButiaCette impasse fait partie de la rue du Butia.

Dans la rue du Butia, au pied de la côte (vers la rue du Seigneur) débouche un sentier dénommé « sentier du Butia ». Ce sentier relie la place Delbruyère à la rue du Butia. Autrefois, ce sentier était fortement fréquenté, en fait, il servait de « raccourci » vers le charbonnage n° 5 de Mariemont-Bascoup.

Sentier du Butia Vue de l’entrée du sentier vers la place Delbruyère.

De nos jours, le sentier est pratiquement impraticable sur une partie, et ce, du fait du manque d’entretien par l’administration de la voirie.

Fin de la rubrique consacrée aux rues A & B

 

Les rues C et D

23 janvier, 2007
Les rues C et D | Pas de réponses »

Cabaret. Aujoindant le courtil du curé (1672) – aux cabarets (1752) – les cabarets. Cabaret, « estaminet »

Cadè. Pachi douLa ruelle du Cadet, dite aussi rue du Pachy du Cadet, est une ancienne prairie qui appartenait à la famille Stordeur. L’Atlas de Monsieur A.C. Stordeur montre, en 1856, la parcelle dans son état primitif, avant la construction des deux rangées de maisons ouvrières. Les Stordeur portaient le sobriquet de Cadet. Anne-Marie Stordeur, dite Cadet, est désignée sous le spot familial en 1701 dans le registre paroissial de Trazegnies. // èl cinse dou Cadè, ferme des Stordeur, était située en bordure de la rue du Seigneur, au tournant vers l’église. La grange seule subsiste, à peu près vis-à-vis de la maison qui fut celle de l’apothicaire Ghislain et qui est devenue la résidence des religieuses de l’Ecole Libre.

Cadet - Rue du - Cette rue pavée  trouve son entrée dans la rue de Pont-à-Celles pour déboucher dans la rue du 11 Novembre. Ce lotissement fut créé en 1861. (Pachy d’où cadet)

Rue du Cadet La rue du Cadet vue depuis la rue du 11 Novembre.

Impasse de la rue du Cadet La rue du Cadet possède une impasse que l’on voit ici sur cette vue.

Rue du Cadet 3 La rue du Cadet vue depuis son intersection avec la rue de Pont-à-Celles et de l’Yser.

CaillouxDemi bonnier a cailloux (1787) – Cette terre était située à proximité du pré de Saust // Ruelle à Cailloux (1659) – ruelle aux cailloux (1701) – ruelle a cailliaux (1769) – ruelle a caillou (1847) - rouwelle a cayôs. Portion subsistant encore de la voie qui menait du château vers Courcelles. La déclivité de ce chemin de terre permettait aux pluies de l’éroder avec violence, mettant à nu de gros cailloux. Vers 1860, c’était encore un ravin sombre, boisé et désert. C’est maintenant une rue pavée et bordée de maisons.

    Rue à Cailloux    La rue à Cailloux vue depuis la rue de l’Abbé. 

         Rue à Caillox 2  La rue à Cailloux vue depuis la Grand-Rue

Cambe. Lede Trazegnies (1506) – Cambe, « brasserie » Maison, cambe, brasserie et les hostilz…. gisant deles le fontainez (près de la fontaine) furent arrentés pour 32 livres, le 20 juin 1506, par Jean, baron de Trazegnies, au profit de Jean Scarmur – Voir Brassine

Canal. èl – Dônat (ciréa 1860). Long bras d’eau très poissonneux, séparé des étangs du seigneur par une « drève » d’ormes. Ce chemin bordé d’arbres reliait le Petit Bois au vieux chemin de Chapelle. Tout  est disparu : canal et chemin, comblés et ensevelis sous un terril de charbonnages. Donat Quairière, le garde des étangs, avait son habitation au bord de l’eau (° 16-11-1836 + en 1907). Il était le fils de Donat Quairière (1781 – 1860) et de Marie-Catherine Roland.

Cantine. Sentier de la. (1847) – Débit de boissons à proximité des charbonnages de Courcelles-Nord (aujourd’hui disparu).

Cavalier, Ruelle du (1847) – Sobriquet de la famille Vilain, créé à la fin du XVIIIè siècle : le cavalier Vilain. et perpétué jusqu’au milieu du XXè siècle.

Cavin, èl (vers 1860) – Profonde échancrure située dans le Grand Bois, à droite du sentier (disparu) d’Herlaimont. Ce ravin était caillouteux. A l’extrémité opposée du village, existait un autre trou : Voir Marchiennes.

Cayes. Ruwe des – Désignation populaire et désuète d’une rue qui, par décision du conseil communal, s’est appelée successivement depuis le début du siècle : rue des Ecoles, rue du 11 Novembre (après 1918) et rue Adolphe Rectem (échevin de Trazegnies, + le 2 juillet 1932). Les administrations municipales ont toujours été néfastes aux vieux noms de terroir. // Suivant la plupart des gens de Trazegnies (vers 1890), la rue tirait son nom des cailles. Elle passait sur un terrain sec, très favorable à ces oiseaux. Cette opinion courante pourrait provenir d’une étymologie populaire // Une autre explication est plausible. Les premières bâtisses d’un  long tronçon de cette rue furent une file de petites maisons ouvrières construites par Félix Ghislain pour ses tisserands. Félix Ghislain, né à Trazegnies le 17 décembre 1792, fabricant de laine (étoffes), bourgmestre, mourut le 15 août 1852. L’industrie locale du tissage, prospère durant le XVIIIe siècle, disparut avec lui. Les cayes, « chiffon » déchet d’étoffe devaient désigner les tisserands occupant cette enfilade de petites maisons. Le mot s’est, avec la perte de l’industrie, échappé du vocabulaire local. Son emploi fut éphémère. Le terme péjoratif, porté sur le groupe de maisons vers 1835, dut tomber en décrépitude dès 1860. De nos jours, il ne figure plus sur aucun document écrit.

Celles. Voie de Selle (1616 ?) – a la voye de celles (1744) – grand chemin de pont-a-celles (1787)- chemin de Celles (1813) - tchèmin d’celle. Ancien chemin qui menait de Trazegnies à Pont-à-Celles. Aujourd’hui, ce chemin se perd dans la campagne après son intersection avec la rue de Corbeau. De nos jours, il porte la dénomination de rue de Pont-à-Celles. (section n° 26)

Rue de Pont-à-Celles 1 La rue de Pont-à-Celles vue depuis la rue du 11 Novembre.

Rue de Pont-à-Celles 2 La rue de Pont-à-Celles vue depuis la rue de Corbeau

Rue de Pont-à-Celles prolongée A ce croissement, la rue de Pont-à-Celles se dirige vers les campagnes pour aboutir à la chaussée Romaine.

Cense. « ferme » – exploitation rurale – Bailler à cens, bailler à ferme, « louer », concession que le propriétaire fait de ses fonds à quelqu’un sous une redevance annuelle. Les bâtiments, objet de bail, ont reçu le nom du droit.

Cerisier. Au…. du curé (1707) – la terre du cerisier (1787). Ce bien appartenait à l’abbaye de Floreffe qui désignait les curés de Trazegnies parmi ses chanoines.

Cerisiers. Rue des. Cette rue fut créée dans la seconde partie du XXè siècle. Elle se trouve dans la nouvelle cité près du stade. Elle doit son nom au fait qu’elle est bordée de cerisiers du Japon. (Section n° 26).

Rue des Cerisiers La rue des Cerisiers vue depuis l’Avenue de l’Hôtel de Ville.

 Rue des Cerisiers en fleurs Une belle vue de cette rue vue depuis la l’avenue de l’Europe.

Chabot . Closière du gros (1750) – au gros sabot (1782) – Jardin clos situé près de Malplaquet.

Champt. sur le petit …. de traizeignies (1696) – a la rue du petit champ (1782) – chemin du Petit Champ (1847) – Actuellement : Rue du Petit Champ. (Section n° 26)

ChampRue du Petit. Ce chemin, autrefois, un sentier, fut transformé en rue bordée de maisons vers la fin du XIXè siècle et début du XXè siècle et ce, du fait de l’accroissement de la population, attirée par la main-d’oeuvre demandée par les industries locales.

   Rue du petit Champ Rue du Petit Champ.

Petit CHAMP 2 La première vue  fut prise depuis la ruelle Deval tandis que la seconde fut prise depuis le sentier Dewitte (Section 26).

Rue du Petit-Champ 3

La troisième vue fut prise depuis son embouchure dans la rue Rectem.

Chapelle -  Au chemin allant de trazegnies a le chappel (1547) – a fastoumont tenant au chemin du seigneur allant a chapelle (1698) – a la roye deseure le vivier, tenant au chemin qui vat de trazegnies a chapelle (1714) – au chemin allant a la chapelle lez herlaimont (1740) – Ancien chemin de Chapelle (1858) – Chemin qui reliait Trazegnies au village  de Chapelle-lez-Herlaimont. Il partait de la Couturelle, touchait les étangs seigneuriaux et atteignait la chaussée romaine au ruisseau du Piéton. Rendu inutile par la création de la route de Gosselies au Roeulx, il a été supprimé durant la seconde moitié du XIXè siècle. // Chapelle-lez-Herlaimont. èl tchapèle . Capella ad fontem sancti audoberti (1140) – Capella juxta Herlaimont (1213) – le chapelle a Herlaimont (1310) – la chapelle a herlaymont (1562) – la chapelle lez Herlemont (1685) – Au pied de l’édifice religieux qui donna le nom au village jaillit une fontaine, dite primitivement de Saint-Aubert et par la suite de Saint-Germain, patron de la paroisse : tenue devant la chapelle et fontaine St. Germain (XVIIIe siècle).

Chapelle - Rue de – Autrefois appelée route de Gosselies au Roeulx. Sa nouvelle dénomination est due au fait que cette route conduit vers la sortie du village pour se diriger vers Chapelle-lez-Herlaimont.

Rue de Chapelle 1 La rue de Chapelle. On peut y voir à l’horizon, le ring R3

Rue de Chapelle 2 Une section de la rue de Chapelle (vers le centre du village). 

Rue de Chapelle 3 C’est ici, à cet endroit, se situe le point le plus bas de la localité.

Rue de Chapelle La fin de la rue de CHapelle (en venant de Chapelle-lez-Herlaimont).

Château. Gillo dominus castri quod Trasineheis appellatur (1155) - le castial de trazeignies (1474) – le castiau (1504) – le chasteau de Trasigny (1615) – la chastiau (1668) . Il s’agit ici de la désignation du vieux château de Trazegnies  dont les origines remontent au XIè siècle.

1155 fait référence à Gilles Ier qui est mentionné comme étant seigneur d’un castel résident à Trazegnies.

   Le château de Trazegnies Le château de Trazegnies.

Château - Rue du – le tienne Ballant (1792) – Maître Pierre Balant, chapelain castral, mort en 1722, habitait en haut de cette rampe, la maison de son bénéfice. Cette rue fut débaptisée au XIXème siècle. Elle contourne le château de Trazegnies pour se terminer à la jonction de la rue de l’Argilette et de la rue Latérale. Elle prend son départ au pied de la place Albert 1er (section n° 33).

Rue du Château 1 La rue du Château

 On remarquera à droite, l’ancienne Maison de Justice.  

 Rue du Château Une section de la rue du Château. On remarquera à droite, l’ancienne ferme qui faisait partie des dépendances du Château.

La rue du Château 2 La rue du Château à son intersection avec les rues Latérale (à droite) et la rue de l’Argilette.

Charbonnage – Place du – Cette place se situe dans la rue de Chapelle (section n° 25). Elle doit sa dénomination au fait qu’elle se trouvait près de l’entrée du charbonnage n° 5 de Mariemont-Bascoup. Elle fut rénovée à la fin du XXème siècle. A Trazegnies, il y avait 2 sièges : le n° 5 et le n° 6 de Marièmont-Bascoup. Le n° 6 se trouvait à la sortie du village vers Pièton.

Place du Charbonnage La place du Charbonnage.

Chats. Ruelle achapt (1691).  - ruelle a chat (1701). P¹  - ruelle a chapts (1754).  - ruelle a chat (1818). A. P. – ruelle achat (1847). C. – rouwelle a tchas. Actuellement : rue des Chats. Menant de la rue du Seigneur à la rue des Ecoles et prolongée par le chemin de Celles. Les vocable de 1691 et de 1754 ont subi, par analogie, sous la plume de juristes locaux, l’influence savante du latin : acquisitum, achat ; mais, c’est la désignation populaire de l’animal qui a dominé. cfr : La chat en toponymie. Jadis. T. XIV, pp. 130 – 152 (1910) – T. XV, pp. 16 – 88 (1911).  (Section n° 26)

Rue des Chats 1 La rue des Chats vue depuis la rue de Pont-à-Celles.

Rue des Chats 2 La rue à Chats vue depuis la rue Destrée.

Chaufour. Sentier de  - (1847). C. vôye dè thôfoûr’A. Bayot a noté le prononciation : tchôfou. Bulletins de Toponymie et de Dialectologie. T. IX, p. 94 (1935). La ferme de Chaufour est située sur Gouy lez Piéton. – Cauffour. (1474). Obituaire. Archives du presbytère de Gouy lez Piéton. Jean Martin, censier du chaufour a gouy (1747). – Chaufour, « four à chaud ».  

 Chaussée romaine. Viam regiam que vulgo calcia dicitur. (1179). Barbier. Op. cit. II, n° 54. – chemin roial  com apellet le cauchie (1298). Id. II, n° 420. – la chaussée (1671). G. – la haute chaussée (1750). N¹ – la chaussée Brunehault (1847). C. – la chaussée romaine (1856). Plan manuscrit. A. P. – èl’ haut’ tchôsséye. – èl tchôsséye brunô. – Chaussée romaine de Tongres a Bavai. En bordure, sur Chapelle lez Herlaimont, la cens de la chaussée (1787). – qui était une propriété de l’abbaye de Floreffe, est appelée : in grangia sivecurte de calcheya (1285). Barbier. Op. cit. II, n° 356. // Le terme « chaussée » apparaît comme mot nouveau à la fin de l’époque franque. Il correspond à un type nouveau de route carolingienne d’où la dalle est exclue et où la chaux joue un rôle primordial. A. Dauzat. Les noms de lieux. p. 134 (1926). Cette chaussée est dite « haute » parce qu’elle est surélevée, dominant encore  d’un mètre, malgré les siècles, à certains endroits, le terrain sur lequel elle repose. Même sur les points culminants, elle fut conduite en viaduc, sans doute pour la mettre à l’abri des neiges et la rendre sèche et carrossable par tous les temps. X. Stainier. de l’infrastructure de la chaussée romaine de Tongres a Bavai dans la traverse de Gembloux. Annales de la société d’archéologie de Bruxelles. T. XXII, p. 378 (1908). – L’épithète « chaussée Brunehault » est d’origine française et son implantation est tardive en Belgique. Jules Vannerus. La reine Brunehault dans la toponymie et dans la légende. Bulletin de l’académie de Belgique. Classe des Lettres, V e  série, T. XXIV, pp. 301 – 420. (1938). Sur cette voie de communication dans son parcours local, cfr : Van der Rit. Etude théorique et pratique sur les anciennes chaussées romaines. pp. 6, 23 et 25. (1852). – Van Dessel. Topographie des voies romaines de la Belgique. p. 207. (1887).

Chaussée Brunehaut. Ancienne chaussée romaine qui reliait Bavai à Cologne. Elle délimite les deux villages de Trazegnies et Gouy-lez-Piéton. Actuellement, elle sert surtout au passage des tracteurs des  riverains ce qui explique son très mauvais état  (Section n° 19).

27chaussebrunehautvuder.andr.jpg La chaussée vue depuis la rue André.

La chaussé Romaine vers Gouy La chaussé Romaine se dirigeant vers le bosquet de Gouy. Ici, elle est dans sa partie entre Chapelle (rue André) et le bosquet de Gouy.

La chaussée Romaine La chaussée Romaine vue depuis la rue du Bosquet. Cette partie est surtout empruntée par les tracteurs des fermiers, ce qui explique son état de dégradation.

 Chavée. V. Closières

 Chêne. l. le chesne nostre dame (1647). S¹ – le chêne notre domme (1772) S¹ – Le tronc de cet arbre portait une image de la Vierge. Situation : a la roye del saux mahieux (1772). S¹ – // 2. t devant le chesneau (1699). G. – le chenneau (1710). G. Situation : maison gisante sur le chenau et tenante a la ruelle au butteau (1780). N¹ – // 3. Le gros chêne. V. Coleau.

Chongris. au chemin de chongris (1764). terre proche la prairie du curé tenante au chemin chon grise (1780). - Ce nom déroute. « Gris » ne peut être regardé comme un qualificatif. Suivant la syntaxe wallonne, il aurait eu la première place.

Cimetière. l. Soubz la cimentier (1547). S² – la cimentier saint martin (1693). la cimentier de trazegnies (1699). la cimentier (1719). P¹ – èl vî cèmentiére. Ce vieux cimetière, orné de troènes taillés, est aujourd’hui désaffecté après avoir servi plus de mille ans. Il entoure, suivant l’usage, l’église paroissiale. Il est dit de Saint-Martin, parce que ce saint était le patron de la paroisse. // 2. Le nouveau cimetière s’étend à front de l’ancien chemin de Nivelles, touchant le territoire de Gouy. La première inhumation fut faite en 1881.

 Cimetière. rue du  - Voir rue de Soive.

Clabotia. Terre du clabotiau (1706). S¹ – sept mesures de terre dittes les clabottiaux (1792). G. lès clabotia. – Ce bien est situé près du Petit Bois, vers la campagne de Notre-Dame. A rapprocher : sous Piéton, prairie nommée le clabotia (1791). Protocole des notaires de Thuin. // Clabotia doit signifier petit sabot ou grelot. C’est une formation analogue à celle du lieu dit Gozée : le clicotiaz (1795), la guinguette dite clicotia (1815). Protocole des notaires de Thuin, onomatopée indiquant le bruit de choses, soit agitées par le vent, soit entrechoquées par un mouvement.

Claires fontaines. Les - (1790). G.aux clères fontènes. Rue de Claire Fontaine. Continuation sur Trazegnies de la rue de ce nom qui se trouve sur Courcelles. Relie la route de Gosselies à la rue Verte.

Rue des Claires-Fontaines L’embranchement de la rue des Claires-Fontaînes avec la rue Verte.

Cleff. Maison sceante sur la place du dit Trazegnies, appelé vulgairement la – (1680). – Clé : enseigne de la maison. Cet immeuble était loué par Maître Dominique Pepin, chirurgien à Trazegnies. (1680).

Clèr. Cinse dou – (vers 1860). Ferme située à la rue des Bois, ayant appartenu à la famille Henry. Elle a pignon sur rue. Une pierre au dessus de l’entrée du logis porte le chiffre de Charles Henry et un millésime : 1777. Dès 1769 et pendant trois générations, les Henry furent marliers ou clercs de la paroisse.

Clochers. l. La terre a – (1789). G. – Situation : sur la campagne de l’Espinette, en bordure du vieux chemin de Chapelle lez Herlaimont. // 2. Le bounî al cloke touche au nouveau cimetière de Trazegnies  mais il est situé sur le territoire de Gouy lez Piéton. La tradition veut qu’on y ait fondu une cloche pour l’église de Trazegnies. Une autre tradition assure, à son tour, que le Pachy du Curé, près de l’église, servit au même usage. L’église de Trazegnies fut dotée de cloches en 1750. L’une d’elle fut refondue, en 1752, à Trazegnies même.

Closières. l. Closière Chavée (1880). A. P. – Située à la rue des Bois. Chavée, famille du XIX e siècle. // 2. t clossierre du curé, au chemin de selle (Pont à Celles). (1745). - Elle était la propriété de l’abbaye de Floreffe et à l’usage du desservant. // 3. t Closière Dartevelle (750). P¹ – Dartevelle, famille des XVII e et XVIII e siècles. // 4. t Closière Deltenre (1783). G. – Delinte (1790) A. P. – située rue des Ecoles, près de la Chapelle de Saint-Joseph ; appartenait au marquis de Trazegnies et dépendait de sa cense dite Deltenre. V. Tenre. // 5. t Closière dustot (1750). P¹ – Elle tenait au chemin de la Briqueterie. // 6. Closière Fontenelle (1911). A. P. - Derrière l’église ; cadastrée section B, n° 213 L. – Fontenelle, famille venue au XIX e siècle dans la localité. // 7. t Closière Foulon (1750). P¹ -           Foulon, famille des XVII e et XVIII e siècles/ // 8. t Closière maître Roch (1750). P¹ – Il s’agit sans doute de Maître Roch Soon, chapelain des marquis de Trazegnies au XVII e siècle. // 9. t Closière de paboujet, tenant à la ruelle desauwez (1750). P¹ -  la closure de pasbougé contenante environ un Bonnier et demy  (1761). N¹ – Paboujè, sans doute le sobriquet d’un occupant. // 10. t Closure saint ioseph (1788). A. P. – Elle parait s’identifier à la closière Deltenre, citée ci-avant. V. Saint-Joseph. // Les closières étaient des jardins clos ou mieux des terrains entourés de hautes haies qui faisaient office de brise-vent. Elles étaient nombreuses à l’intérieur du village et servaient à cultiver le houblon, le tabac (au milieu du XVIII e siècle), parfois du chanvre et tous produits légumiers qui demandaient abri. Elles portaient presque toutes, on l’a constaté, le nom d’un ancien propriétaire ou d’un occupant.          

Cloutiers - Rue des – Cette rue fut crée dans la seconde partie du XXème siècle. Elle se trouve dans la cité Saint-Joseph (Section n° 26). Elle doit sa dénomination en souvenir des clouteries qui, à une certaine époque, étaient nombreuses dans la localité. La dernière clouterie se trouvait dans la rue de Chapelle. Cette industrie disparut totalement à Trazegnies vers 1960.

Rue des Cloutiers La rue des Cloutiers vue depuis l’Avenue de l’Hôtel de Ville.

Cocquelet. V. Ruelles.

Coquelicots - Quartier - Ce lotissement fut créé dans la seconde partie du XXème siècle. Il a son entrée dans la rue Lejuste et est situé à l’arrière de la firme Champion. Ce quartier ne possède qu’une seule rue qui finit en  cul-de-sac.

 Quartier des Coquelicots Le quartier des Coquelicots.

Colau. l. Au bois collars (1534). S² – bois de trazegnies dit Colau (1699). G. – grand bois du seigneur dit vulgairement le bois colaux (1788). G. – le bois Colot (1891). A. P. – èl bos colô. – Portion basse, située à l’extrémité sud du grand bois de Trazegnies. Vestiges de murs et de levée de terre. Une tradition veut que ce soit les restes d’un moulin. // 2. En bordure de ce bois se trouve une source, dite fontaine colau. Dans sa bouche, parmi les cailloux de sable, nous avons trouvé, en 1917, une hache polie en silex gris. // 3. Ruelle dict collot (1699). G. – pachy Colot d’un bonnier et demi (1808). A. P. -  deux bonniers de prairie dite Colo, tenante à la ruelle à chat (1818). A. P. -  rouwelle dou pachî colô. // 4. Maison nommée communément colo, tenante à la grande rue (1746). N¹ -  // 5. Colau, abréviation de Nicolas. Colau était, au XIX e siècle le sobriquet de la famille Philippe.

Colot - Sentier -  Ce sentier relie le sentier Dewitte à la rue des Chats.

    Le sentier Colot 1    Le sentier Colot vu depuis le sentier Dewitte.

     Le sentier Colot 2   Le sentier Colot – A gauche, l’Ecole Fondamentale Autonome

 Collisart. V. Fief. 

 Comkiebucq, Terre a – (1427).G. Situation inconnue. Lecture peu sûre, impossible à vérifier. Elle a été faite, jadis par un archiviste de l’Etat à Mons où le document, aujourd’hui brûlé, était déposé. On a suggéré : * Coukiebucq, tronc couché ? Cette forme picarde semble cependant insolite à Trazegnies, quoique les chirographes locaux du XVI e siècle notassent parfois des influences de ce dialecte : kien, castiau, cambre S¹ – et que plus tard, les actes notariés continssent des mots usuels sous l’influence de ce patois, par exemple, vacq (1694). N² – d’où la chuintante est exclue. On pourrait, semble-t-il, y voir un composé avec buc, bus, bois, dont le premier élément serait un nom propre à identifier. cfr, A. Vincent. Toponymie de la France. p. 172, n° 405, pp. 258, 259, n° 647 à 649.

Corbeau. l. Cens du Corbeau. Aux terres du corbeau (1632) P¹ – Chemin allant a corbeau (1672) G. – lespinette du corbeau (1694). G. chemin allant a corbeaut (1700) N¹ – sur la campagne vers la cense de corbeau (1754) N¹ – la piesente allant a corbeau fontaine (1767) N¹ -  Les cartes du XVIII e siècle indiquent au sud-est de Trazegnies, pour autant qu’on puisse en juger par leur imprécision : cab. des corbeaux, notament : Carte particulière des environs de Mons… Charleroy. Herrewijn sculo. Eugène Henry Friex. 1712. – Partie méridion. du duché de Brabant… par le sr Robert de Vaugondy, géogr. ord. du Roi. 1752. – campagne des corbeaux (1808). A. P. – chemin du petit corbeau (1847). C. fonds des corbeaux (1856). Plan manuscrit. – lès terres dè coûrbô. Les bâtiments de la ferme dépendaient de la Juridiction de Hamal (commune de Courcelles)  mais certaines de ses terres se trouvaient sur Trazegnies. En 1696, Godefroid Monoyer, censier de corbeaux, fait arpenter une coupe de raspes (taillis) sur les aulnois de la cense. N¹ – En 1791, le chemin de Corbeau avait 10 pieds de largeur. N¹ – // L’hypothèse *curtis bella, « belle ferme » (Elie Lemal. Courcelles, son histoire, p. 50. Marcinelle. 1930). Sans indication d’archive  et de date, apparaît comme un jeu de latiniste. Le sens carboufontaine (1270), « fontaine du charbon » (Abbé J. Plumet. Le hameau du Corbeau. Etymologie et explication historique. bulletin de la société d’archéologie de Charleroi. pp. 35, 36. 1938), état donné la forme orale, ne semble pas définitif. // 2. t Bois des corbeaux (1891). A. P. – èl bos d’coûrbôs. Bois, abattu peu avant 1900, situé au fond de l’ancien parc seigneurial où nichaient quantité de corbeaux. Suivant la tradition, ces oiseaux seraient arrivés à Trazegnies après Waterloo (1815), chassés des bois du Brabant par la canonnade ou des abatis d’arbres. A la fin du siècle dernier, on organisait, par invitation, un tir à corbeaux le lundi de la Pentecôte. A cause de ces volatiles qui menaient grand bruit, les habitants de Trazegnies furent spotès et reçurent le sobriquet de coûrbô. A. Harou. Notice sur quelques communes du Hainaut. Trazegnies. Bulletins de la Société Royale de Géographie. T. XVII, p. 455 (1893). – Id. Mélanges de traditionisme de la Belgique. Collection internationale de « Tradition », T. X. p. 127 (1893). – J. Th. de Raadt. Les sobriquets des communes belges. (Blason populaire). p. 246. (1903). // 3. Le mot est fort répandu. Ham sur Heure : prêt au lieu nomé le corbeau (1694). Acte du notaire Chavart, de Lille. A. P. -  Saint Vaast : au pré corbeau (1815) A. P. – Dans certains cas, ce terme a été reconnu pour un patronyme, par exemple à Chimay : chemin corbiau (1782). Bulletins de la Société de Littérature Wallonne. T. 59, p. 58 (1925). Dans d’autres cas, il s’agit clairement de l’oiseau, notamment à Chapelle lez Herlaimont : La closière a corbeaux (1771). N¹.

La rue des Corbeaux 1  La rue des Corbeaux au départ de la rue de Gouy                          

La rue des Corbeaux 2  La rue des Corbeaux à son intersection avec la rue de Pont-à-Celles.

La rue des Corbeaux La rue des Corbeaux se dirigeant vers la rue de Seneffe. Cette axe routier est une des sorties du village.

Cornette. Pachis a – (1750). P¹ – Prairie touchant la chaussée romaine. Bonnier, dit Bonnier a trois cornette (1744). S¹ – Terre de forme irrégulière en bordure du chemin de la Reine : elle s’avançait en pointe de trois cotés. – // Petit Quévy :… tenant d’une cornette a …. (1773) A. P. 

Corriau. Chemin de – (1847). C. – vôye dè coûria. La ferme de Courriaux, sur le territoire de Pont à Celles, appartenait à l’abbaye du Parc, près de Louvain. P. C. Vander Elst. Notice sur la ferme de Courriaux à Courcelles (sic). Documents et Rapports de la Société d’Archéologie de Charleroi. T. XII.p. 500 (1883). – cens de couriaux paroisse de pont a selles (1765). N¹ – cinse dè couriô (suivant M. A. Bayot). Sur Pont à Celles : bois de couriau (1804). Registre n° 4. Archives du presbytère de Gouy lez Piéton. Courriau, « coudraie », « bois de noisetiers ». A. Bayot. La forme des lieux dits sur la carte au 40.000e … Bulletin de Toponymie et Dialectologie. pp. 101, 109. (1935).

Cossons. Chemin des – (1847). C. – chemin allant de Courcelles à Gouy lez Piéton, en traversant notre territoire à l’est. Il est parfois dénommé : chemin de Requignies. – V. Requignies. – Cosson, « blatier » J. Haust. Dictionnaire liégeois. V° gosson. (1930). François Hautier, parrain lors d’un baptême célébré à Trazegnies en 1794, est qualifié cosson (revendeur). Registre paroissial. I, 340. Archives du presbytère de Trazegnies.

Cour. Matey ; V. Michaux.

Courcelles. Chemin allant a courselle (1698). G. – sur la campagne saint ioseph cinq mesures se prenant entre le chemin allant du dit s. ioseph a courcelles et le chemin henaut. (1755). G. chemin de Trazegnies au village de Courcelles. Coûrcelle. Courcelles, diminutif de cortis, corticella, « petite ferme », V. Hanon.

Courtil, « jardin clos ». t au courtil Jehan le barbier (1544). S² – Bruslé ; V. cabarets ; V. Cure; V. Godfront; V. Pajot; V. Pauvres.

Couroises hayes, en la coulture des courtoises hayes (1537) S² – a courtoise et haye, joindant aux hayes (1672) G. – courtoise haye (1716) G. – campagne de courtoishaye (1754) N¹ – un Bonnier et demi de terre situé a traizenie sur la catoire haye tenant au batti hainau et au chemin des courtois haye (1792). Registre aux messes et aux obits de l’église paroissiale de Courcelles et Souvret, p. 20. Archives du presbytère de Courcelles. – Situation : deseur la voie de la benite epine, tenant au chemin de courcelles et au batij hennau (1790) G. – Le premier élément, non isolé, doit être un nom propre suivi de haia, « bois ». A. rapprocher de Lambiert haye, « le bois de Lambert », autre lieu dit de Trazegnies. la forme adjective – oise, dérivée du nom de lieu, est très ancienne. V. Requignies. La graphie de 1792, catoire haye, est unique dans les documents consultés.

Couture. En la coulture de deseur le chasteau. (1600) S¹.  S² – en la couture deseur le château (1728) S¹ -  Couture, « terre labourable » – V. Courtoises hayes ; V. Mouchon.

Couturelle. A la – (1702). N¹ – al coûturelle. Situatio : pres du champ de lostel. (1713). G. Diminutif de cultura. « petit champ ».

Croix. Aupres la rouge – (1670). G. Pachis tenant a la rouge croix. (1780). G. – Maison bâtie en bordure de la place du château, ayant pour enseigne une croix rouge. Cfr. L. Deltenre. Histoire de la paroisse de Trazegnies. Documents et Rapports de la Société d’Archéologie de Charleroi. T. 43, p. 218 (1939). La Rouge Croix appartenait à Maître Dominique Pepin, chirurgien à Trazegnies. (1680 N¹ – 1704 G. – 1709 G.).

Croix de bourgoigne. maison portant pour enseigne la – tenant pardevant la place (1786) S¹.

Croix fleurus. (1767) N¹ – Calvaire. Situation inconnue.

 Croix Sabaut. A la -  (1699) G. Campagne proche la croix sabaut (1789) G. terre de la croix sabau (1867).  A. P. – al cwo sabô. Croix disparue qui s’élevait à l’intersection du chemin de Nivelles (rue de la Station) et du vieux chemin de Courcelles (prolongement supprimé de la rue à Cailloux). L. Deltenre. Histoire de la paroisse de Trazegnies. Op. cit. T. 43, p. 217. – Sabaut, « Isabeau ».

Croix-Sabot - rue - Prolongement en face de la rue des Cailloux à l’intersection de la Grand-Rue (anciennement : rue de la Station) Cette rue se termine en cul-de-sac.

  Rue Croix-Sabot  La rue Croix-Sabot    

Croix del sau mareu. – V. – Sau Mareu.

Cultée. l. Pré dit la – gisant dessous lebiev du moulin (1698). S¹ – dans la culée des grands prêts de dessous le moulin (1760) N¹  // 2. terre a la culée de la marlière (1720) S¹ – Ces deux biens sont situés à des endroits différents : le premier, près du moulin Purnode ; le second près du Petit Bois. – Culée, « bout », « fond ».

Culos. A lès – Quartier s’étendant du nouveau cimetière (limite de Gouy) au début de la rue de Corbeau. ces culots constituent un écart, un pâté de maison au bout du village. Ce terme, à Trazegnies, n’est pas révélé par les documents écrits mais il se retrouve dans toutes les localités voisines. Anderlues : au culot du bois (1749) N¹ – Chapelle lez Herlaimont : au culot des mottes (1759) N¹ -Courcelles : trieux de reguignies, ruelle qui mene aux culot (1771) N¹ – Gouy lez Piéton : hameau de chensée, ruelle des culot (1781) N¹ - ; les culots (Bull. de Top. et de Dialect., T. IX, p. 101 (1935).

Curé. Joidant a cureit de trazegnies (1545) S² – courtil du curé (1672) G. – Jardin pastoralle (1701) P¹ – le jardin de la curre (1706) S¹ – pachy du curé (1701) P¹ - pachî del cûre – pachî dou cûrè. Les jardins et vergers, contigus au presbytère, appartenaient à l’abbaye de Floreffe, sous l’Ancien Régime. Ces biens noirs font partie, à l’heure actuelle, du domaine privé de la commune. La closière du curé se trouvait un peu plus loin, au Pachy du Cadet ; elle disparu en 1861, vendue et morcelée pour créer des terrains à bâtir ; elle s’étendait sur un hectare environ. V. Closières. : V. Try.

Dartevelle. – Sentier – Dartevelle (1750) – Dartevelle, famille des XVIIème et XVIIIème siècles. Ce sentier relie le bas de la rue de l’Abbé pour rejoindre l’intersection la rue de la Poste et de la rue de la Place (section n° 33)

    Ruelle Dartevelle   La ruelle Dartevelle vue depuis la rue de l’Abbé.                                          

Dartevelle – Cour – Cette portion du Marais des Oies est appelée « Cour » Dartevelle . Elle est située dans la rue Destrée et relie le Marais des Oies.

  Cour Dartevelle    La cour Dartevelle vue depuis la rue Destrée.           

Delattre - Cité Achille – Cette cité, créée dans la seconde partie du XXème siècle, trouve son entrée dans la rue de l’Epine. Achille Delattre, issu d’une famille catholique devenue protestante, ce mineur de fond devenu ministre, est à la base de la création du Fonds des maladies professionnelles dont dépendait le Centre médico-technique de Morlanwelz.

La cité Delatte Le château d’eau de la cité Achille Delattre – La place de la cité Achille Delattre.

Cité Delattre L’entrée de la cité Delattre (vue prise depuis la rue de l’Epine).

Delbruyère. – V. Fief ; V. Pottes.

Delbruyère – Place – Au fief Delbruyer (1768) – Place de l’Eglise (vers 1900) – La d’zou. Inviè – Partie basse et ancienne du village, au pied de la butte de l’église. Invié la d’zou (vers la-dessous) a parfois tendance à s’altérer en èl vi la d’zou (le vieux là-dessous). Elle reprit son ancien nom  lors des fusions des communes. Cette place fut entièrement rénovée dans les années 90.

Place Delbruyère La place Delbruyère. 0 droite, la rue des Bois et au fond, à gauche, la rue du Petit-Moulin.

Deldoncq. Ruelle Deldoncq (1890) –  Cette ruelle fut transformée en rue à la fin du XIXème siècle, du fait de l’accroissement de la population. Elle relie la rue du Petit Champs à la rue Rectem, face à la chapelle Saint Joseph. Jean-Baptiste Deldoncq vivait à Trazegnies en 1784.

Rue deldoncq La rue deldoncq vue depuis la rue Rectem.

Delval - Rue.  C’est l’artère la plus connue à Trazegnies. Ancienne dénomination : Route de Gosselies au Roeulx, puis rue Destrée. Cette partie fut débaptisée pour rendre hommage à l’ancien bourgmestre Rodolphe Delval, né à Trazegnies le 15 juin 1873 et décédé à Trazegnies, le 20 février 1932. Il fut bourgmestre de Trazegnies le 17 février 1908 jusqu’au 20 février 1932. Auparavant, elle se dénommait : rue Destrée.

Rue Delval 1 La rue Delval.  La rue Delval On apperçoit au fond, à droite, l’ancien château dit « Delval », et ce, du fait que c’était l’habitation de l’ancien bourgmestre de Trazegnies : Rodolphe Delval.

La rue delval vue du bas La rue Delval vue de son croissement avec la rue Destrée, Astrid et Chapelle.

Delval – Ruelle -  ruelle Delval (1847) Cette ruelle fut transformée en voie carrossable au début du XXème siècle. Au coin de l’intersection de la rue et de la rue Delval, se trouve un château appelé : château Delval. Alexandre Delval est né à Trazegnies en 1825, il fut commissaire voyer d’arrondissement, membre de la Députation permanente du Hainaut. Il décéde en 1905.

La ruelle Delval L’entrée de la ruelle Delval  La ruelle Delval 2 La ruelle Delval vue depuis la rue du Petit Champs.

Destrée. Rue - Nom moderne, donné après 1930, à la rue du Seigneur. Jules Destrée, ministre des Beaux – Arts, est décédé à Bruxelles, le 3 janvier 1936. 

La rue destrée vue depuis la rue Astrid La rue Destrée vue depuis la rue Astrid.

Rue DEstrée 2 Une section de la rue Destrée.

La rue Destrée La rue Destrée vue depuis la rue à Chats.

Cette rue fut donc débaptisée par ignorance politique. – C’était la plus ancienne rue du village, vu  qu’elle reliait autrefois le château à l’église. A l’époque, elle s’appelait : Rue du Seigneur

Dewitte. Sentier – sentier Dewittre (1847) sentiè dewit’s - Jean-Baptiste Dewinter habitait la localité en 1743. – Joseph Dewinter, tonnelier, mort le 16 juillet 1822. La mauvaise prononciation wallonne pourrait mener à confusion entre les deux noms propres flamands : Dewinter (Lhiver) et Dewitte (Leblanc). Il s’agit bien, ici, de la famille Dewinter, seule représentée à Trazegnies dans les documents de 1740 à 1850. Ce sentier, qui, est en fait une ruelle, se termine en rue et relie la rue Destrée à la rue du Petit Champs.

Sentier Dewitte 1 Le sentier Dewitte (partie rue) 

Le sentier dewitte - ruelle  Le sentier Dewitte dans sa partie se terminant en ruelle et qui débouche dans la rue Destrée

Sentier Dewitte Le sentier Dewitte vu depuis la rue Destrée.

Dominique. – V. Croix (Rouge -) ; V. Ruelles.

Douaire. tenant au long – (1787) P¹ – Situation : sur la campagne de Saint-Joseph, à la limite de Courcelles.Bien dépendant de la dotation (douaire) de l’église paroissiale.

Drèves. l. A la dreve de la marlière (1782) G. – Cette allée traversait le Petit Bois. – // 2. dreve du fawiau (1782) G. grande dreve allant au bois colau (1788) G. – la grande dreve du chateau (1744) S³ – el dréve dou fawya. - no bèle dréve. Elle était la plus longue et la plus belle des allées. Elle partait du château pour aboutir au Grand bois, après avoir traversé, d’abord des prairies, ensuite le Petit Bois et, enfin la plaine cultivée du Fawiau. // 3. Drève Alexandre ; drève Clémentine, drève Nathalie ; drève neuve (1821). Plan manuscrit. Ces allées rayonnaient dans le Petit Bois. Elles portaient les prénoms de trois enfants de Georges, marquis de Trazegnies et de Marie, comtesse de Maldeghem, mariés en 1805 ; à savoir : Alexandre, marquis de Trazegnies ; Clémentine de Trazegnies, comtesse de Montalto ; Nathalie de Trazegnies, princesse de Ligne. – // 4. Drève du sergent (1821). Plan manuscrit. Cette drève était à l’état de projet en 1821. Sergent. officier subalterne de la cour de justice de Trazegnies ; il cumulait certaines fonctions réservées aujourd’hui aux huissiers et aux gardes champêtres. – // 5. Pour la description des nombreuses  »drèves » du domaine de Trazegnies, cfr : Bulletin de l’Académie d’Archéologie de Belgique T. I., p. 107 (1843). Ces allées bordées d’arbres n’existent plus. Celles du fawiau eut ses hêtres sciés à un mètre du sol, en 1794, par les troupes autrichiennes en retraite, pour faire obstacle au passage de l’armée française. Les autres eurent leurs arbres abattus dans un but vénal, à la fin du XIX e siècle. La magnifique charmille qui menait du château au Petit Bois, a été mise à terre vers 1898.

La Drève La Drève du Petit-Bois (vers le Petit-Bois).

Fin de cette rubrique. 

Avant propos

23 janvier, 2007
Avant propos | 6 réponses »

Blason de la famille de Trazegnies   Les armoiries de la famille de Trazegnies.

Tous les noms des rues mis en caractères gras et en rouge, sont les rues qui sont encore avec la dénomination d’aujourd’hui.

Les autres noms des lieux mis en caractères gras et noirs, n’existent plus aujourd’hui.

*************

Les documents écrits, antérieurs au XVI e siècle, donnent rarement pour Trazegnies des indications de terroir. Du XII e aux XV e siècles, les chartes, diplômes et cartulaires fournissent à peine une trentaine de toponymes. Les chirographes du XVI e siècle sont déjà plus prolixes. Mais il n’en existe qu’une poignée dans les archives des princes de Mérode à Bruxelles. Par contre, la moisson a été copieuse dans les archives scabinales et notariales des XVII e et XVIII e siècles.

Les vocables rencontrés sont en majorité, à l’heure actuelle, désuets ou consumés. La décrépitude et la perte des noms de terroir ont été précipitées, à la fin du XIX e siècle, par l’afflux massif et subit d’étrangers et par les modifications radicales de la topographie. Ce sont les conséquences de l’extension brusque de l’industrie dans un village agricole. Ainsi beaucoup de vocables de Trazegnies ont disparu, éteints par la faiblesse de tradition orale ou vidés de sens et devenus sans application par défaut d’objet. La désignation officielle de nouveaux noms de rue n’a rien compensé. Si l’éclosion spontanée et populaire est toujours savoureuse et originale, la création administrative est rarement heureuse dans son choix.

Les faits sociaux et économiques ont agi avec d’autant plus de brutalité que l’aire d’action était étroite. En un siècle, sur un territoire restreint de 892 hectares, la densité de l’apport extérieur fait monter le chiffre de population de 1.000 à 7.000. En fin de ce travail, la carte illustre les faits dans leurs résultats, en figurant les chemins disparus et les chemins créés durant le XIX e siècle et surtout en discriminant l’habitat de 1770 et celui de 1930.

La toponymie n’est pas une science hermétique. Elle sollicite volontiers l’aide de la géographie et de l’histoire. Cette transformation révolutionnaire de l’habitat et de la topographie nécessite un chapitre explicatif. Après examen, notre rôle sera modeste : dresser l’inventaire, aussi complet que possible, des toponymes du village en colligeant les graphies dans les archives et en notant les expressions dialectales modernes.

Ce travail était urgent. Les archives se détruisent. Le greffe scabinal de Trazegnies a été brûlé à Mons, par fait de guerre, en mai 1940. Le dépouillement de ce fonds a permis de recueillir, au dernier moment, des appellations qui seraient aujourd’hui perdues. Les prononciations traditionnelles, ici plus qu’ailleurs, s’altèrent et meurent par l’emploi généralisé du français. La série des graphies autorisera l’étude de l’évolution phonétique. Cette évolution, les scribes l’ont retardée dans une certaine mesure par la copie de textes plus anciens. Le cadastre, lui, tranchant et souvent arbitraire, l’a figée en donnant à beaucoup de termes une tournure officielle.

Ces conscient du danger des interprétations et reconnaissant, en l’espèce, la sévérité de la discipline scientifique, les étymologies on été recherchées avec prudence. Notre souci a été davantage de fournir, en travailleur de bonne volonté, des matériaux aux philologues de métier. La tache a été rude, plus qu’elle n’apparaît à la simple lecture. Pour le pur amour du passé, notre travail s’est terminé avec patience et probité.

Situation de la localité de Trazegnies en Hainaut

22 janvier, 2007
Situation géographie | Pas de réponses »

blasondelafamilledetrazegnies.jpg  

En venant de Mons ou de Namur (autoroute de Wallonie) , on quitte celle-ci pour

emprunter
la R3 et la quitter  à la première sortie (qui indique d’ailleurs TRAZEGNIES) A la sortie de l’autoroute, dirigez-vous vers le centre du village en passant sous le pont de l’autoroute. Les visiteurs venant de
la R3 via Fontaine-l’Evêque se dirigeront directement à droite vers le centre de la localité en empruntant la rue de Chapelle. 
Pour visiter l’église romane, on se dirigera vers le sommet de la rue Delval. Aux  feux de signalisation, on tournera ensuite à gauche pour se diriger vers l’église (+/- 800 m.)   

cartedetrazegnies.jpg 

Situation de Trazegnies par rapport à l’autoroute de Wallonie et du ring R3.

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