Toponymie de Trazegnies

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23
jan 2007
Posté dans Avant propos par toponymiedetrazegnies à 5:24 | 6 réponses »

Blason de la famille de Trazegnies   Les armoiries de la famille de Trazegnies.

Tous les noms des rues mis en caractères gras et en rouge, sont les rues qui sont encore avec la dénomination d’aujourd’hui.

Les autres noms des lieux mis en caractères gras et noirs, n’existent plus aujourd’hui.

*************

Les documents écrits, antérieurs au XVI e siècle, donnent rarement pour Trazegnies des indications de terroir. Du XII e aux XV e siècles, les chartes, diplômes et cartulaires fournissent à peine une trentaine de toponymes. Les chirographes du XVI e siècle sont déjà plus prolixes. Mais il n’en existe qu’une poignée dans les archives des princes de Mérode à Bruxelles. Par contre, la moisson a été copieuse dans les archives scabinales et notariales des XVII e et XVIII e siècles.

Les vocables rencontrés sont en majorité, à l’heure actuelle, désuets ou consumés. La décrépitude et la perte des noms de terroir ont été précipitées, à la fin du XIX e siècle, par l’afflux massif et subit d’étrangers et par les modifications radicales de la topographie. Ce sont les conséquences de l’extension brusque de l’industrie dans un village agricole. Ainsi beaucoup de vocables de Trazegnies ont disparu, éteints par la faiblesse de tradition orale ou vidés de sens et devenus sans application par défaut d’objet. La désignation officielle de nouveaux noms de rue n’a rien compensé. Si l’éclosion spontanée et populaire est toujours savoureuse et originale, la création administrative est rarement heureuse dans son choix.

Les faits sociaux et économiques ont agi avec d’autant plus de brutalité que l’aire d’action était étroite. En un siècle, sur un territoire restreint de 892 hectares, la densité de l’apport extérieur fait monter le chiffre de population de 1.000 à 7.000. En fin de ce travail, la carte illustre les faits dans leurs résultats, en figurant les chemins disparus et les chemins créés durant le XIX e siècle et surtout en discriminant l’habitat de 1770 et celui de 1930.

La toponymie n’est pas une science hermétique. Elle sollicite volontiers l’aide de la géographie et de l’histoire. Cette transformation révolutionnaire de l’habitat et de la topographie nécessite un chapitre explicatif. Après examen, notre rôle sera modeste : dresser l’inventaire, aussi complet que possible, des toponymes du village en colligeant les graphies dans les archives et en notant les expressions dialectales modernes.

Ce travail était urgent. Les archives se détruisent. Le greffe scabinal de Trazegnies a été brûlé à Mons, par fait de guerre, en mai 1940. Le dépouillement de ce fonds a permis de recueillir, au dernier moment, des appellations qui seraient aujourd’hui perdues. Les prononciations traditionnelles, ici plus qu’ailleurs, s’altèrent et meurent par l’emploi généralisé du français. La série des graphies autorisera l’étude de l’évolution phonétique. Cette évolution, les scribes l’ont retardée dans une certaine mesure par la copie de textes plus anciens. Le cadastre, lui, tranchant et souvent arbitraire, l’a figée en donnant à beaucoup de termes une tournure officielle.

Ces conscient du danger des interprétations et reconnaissant, en l’espèce, la sévérité de la discipline scientifique, les étymologies on été recherchées avec prudence. Notre souci a été davantage de fournir, en travailleur de bonne volonté, des matériaux aux philologues de métier. La tache a été rude, plus qu’elle n’apparaît à la simple lecture. Pour le pur amour du passé, notre travail s’est terminé avec patience et probité.

9
fév 2008
Posté dans Non classé par toponymiedetrazegnies à 11:51 | Pas de réponses »

Toutes les rubriques des rues sont tirées de l’ouvrage de Léonce DELTENRE : Toponymie de Trazegnies.

Les photos sont propriétés privées de l’auteur de ce site.

A celà, il faut ajouter les archives privées de l’auteur de ce site.

14
fév 2007
Posté dans Nos partenaires par toponymiedetrazegnies à 7:54 | Pas de réponses »

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7
fév 2007
Posté dans Saint Martin par toponymiedetrazegnies à 5:39 | Pas de réponses »

Le site de l'église   Le site de l’église Saint-Martin

Nous abordons ici l’ensemble du site de l’église Saint-Martin. Cette église fait partie du patrimoine architectural de Trazegnies.

Il y a trois façons de se rendre sur le parvis de l’église Saint-Martin. la première façon, est par la rue Vilain (photo ci-dessus). C’est le seul accès que le corbillard ou les voitures officielles peuvent emprunter pour se rendre au parvis de l’église.

Les deux autres accès sont uniquement piétonniers.

Au pied de la rue Vilain se trouve des marches qui mènent au parvis de l’église.

Rue Vilain 2 La rue Vilain vue depuis la place Delbruyère.

Les marches de l'église L’accès à l’église depuis la place Delbruyère.

Le dernier accès se trouve au pied de la rue des Bois, via une petite ruelle qui monte et qui débouche au parvis de l’église.

La ruelle de l'église Vue de la ruelle prise depuis la rue des Bois

Ruelle de l'église 2 La ruelle – Vue prise depuis le parvis.

La ruelle de l'église .3 Une autre vue de cette ruelle.

Sentier de l'église A partir de l’accès via la rue Vilain, se trouve à gauche de l’église, une ancienne ruelle, qui de nos jours, n’est presque plus empruntée. Cette ruelle aboutit sur un des paliers des marches qui viennent de la place Delbruyère

Fin de la rubrique

2
fév 2007
Posté dans Paysages par toponymiedetrazegnies à 7:12 | 2 réponses »

Les paysages de la commune de Trazegnies

Dans cette rubrique, nous irons parcourir divers coins du village dont les randonneurs sont friands. Il s’agit, des deux bois, du bosquet, des campagnes et des prés.

Les prés de Trazegnies.

Les prés de Trazegnies possèdent deux sentiers. Ceux-ci se croisent pour se diriger soit vers la rue du Butia, la rue de la Briquetterie et la rue Destrée. Ces sentiers, étaient surtout employés par les charbonniers qui se rendaient sur leurs lieux de travail. Anciennement, et ce, jusque dans les années 1960, tous ces sentiers se dirigeaient vers la rue de Chapelle dont le charbonnage nn° 5 de Mariemont-Bascoup avait un siège tout près. Aujourd’hui, il n’est plus possible de faire la liaison avec la rue de Chapelle du fait de l’arrêt des charbonnages, la dernière partie fut abandonnée et reprise par les propriétaires des prairies. De nos jours, il reste donc deux sentiers sur les trois d’origine. Trois entrées : dans la rue de la Briquetterie, du Butia et de la rue Destrée.

Les prés 1 L’entrée du sentier des prés située dans la rue de la Briquetterie.

Les prés 2 Une vue de ce sentier (vers la rue du Butia).

 

Les prés 3 L’entrée du sentier se situe à gauche de la maison blanche.

Le sentier des prairies Vue du sentier qui prend son départ dans la rue Destrée.

Rue du Butia Rue du Butia – Le départ du sentier se trouve à droite (après le piquet).

Rue du Butia 2  L’entrée du sentier de la rue du Butia.

Les prés 4 Une vue de ce sentier, paradis des randonneurs.

 Vue des prés Une vue des prés prise depuis le sentier de la Briquetterie.

Les prairies Une autre vue du sentier qui traverse les prairies.

 

Le Petit-Bois de Trazegnies

Le Petit-Bois de Trazegnies se situe au bout de la Drève (rue du Château).

 La Drève Le petit-Bois vu de la Drève.

L'étang Beguin Dans le Petit-Bois, se trouve un étang privé,  paradis pour les pêcheurs. Ce lieu est un véritable havre de repos.

Le Petit-Bois 1 En été, c’est un plaisir d’aller flâner dans l’allée du Petit-Bois.

 Le Grand-Bois.

Le Grand-Bois se situe à la limite de Piéton et de Chapelle-lez-Herlaimont. Pour s’y rendre, il n’y a que deux possibilités, par la rue du Gros-Bec ou par son entrée dans la rue qui relie Piéton à Chapelle-lez-Herlaimont.

Le Grand-Bois est traversé par une allée en pente qui aboutit près de la rivière Le Piéton.

Le Grand-Bois Le Grand-Bois vu de la rue du Gros-Bec

Le Grand-Bois 2 L’orée du Grand-Bois (en venant de la rue du Gros-Bec)

L'allée du Grand-Bois Vue de l’allée principale du Grand-Bois.

La sortie du Grand-Bois La sortie de l’allée du Grand-Bois (vers Piéton)

Le bosquet.

Le bosquet se situe à la limite de Gouy-lez-Piéton. Ce bosquet est traversé par l’ancienne chaussée romaine.

L'entrée du bosquet L’entrée du bosquet située dans la rue du Bosquet,(à la limite de Trazegnies et Gouy-lez-Piéton).

L'allée du bosquet L’allée qui traverse le bosquet? Comme on peut s’en rendre compte, cette allée est en pente. Au pied de cette allée, se trouve le point le plus bas de la localité de Trazegnies.

La sortie du Bosquet La sortie du bosquet (vers la rue de la André)

Après la sortie du bosquet, on peut se diriger à travers campagne, rejoindre la rue André.

Vue du bosquet Vue du bosquet et des campagnes environnantes.

Les campagnes.

Les campagnes environnantes de la localité se situent surtout au nord et à l’ouest de la commune.

Paysage Cette vue fut prise depuis le sentier du Bâty. On apperçoit le village à l’horizon.

Rue du Gros Bec Le sentier Notre-Dame  traverse les campagnes pour se diriger vers le Petit-Bois de Trazegnies (en venant de la rue du Gros Bec.

36routedugrosbec.jpg Le sentier Notre-Dame (vers le Petit-Bois)

Paysage 2 Cette vue des campagnes fut prise depuis le bosquet de Gouy.

Rue de l'Epine Cette vue des campagnes fut prise depuis la rue de l’Epine vers la cité Achille Delattre. On peut distinguer à l’horizon le château d’eau de la cité.

Rue de Soive La rue de Soive (après le cimetière) vers la chaussé romaine.

99vueduvillage.jpg Cette vue fut prise depuis la chaussée romaine qui délimite les 2 localités (Gouy et Trazegnies). On distingue à l’horizon le cimetière de Trazegnies.

 Le sentier qui relie la rue du Butia à la place Delbruyère.

Sentier du Butia L’entrée du sentier du Butia. Lui aussi, il servait de raccourci pour les mineurs se rendant sur leurs lieux de travail. Aujourd’hui, il sert surtout pour les randonneurs.

115dsentierdubutialepetitetlegrandmoulin.jpg En empruntant ce sentier, on peut voir l’ancien moulin banal de Trazegnies.

Sentier du Butia 3 Le sentier à sa sortie vers la place Delbruyère

Fin de la rubrique

 

 

 

 

1
fév 2007
Posté dans Les rues T V et Y par toponymiedetrazegnies à 6:14 | 2 réponses »

Les rues T – V- W et Y 

Tannerie. (1868). Popp. Bâtiment (disparu) entre les deux moulins. Tenre. 1. Cense nommée le – (avant 1550) S¹ – cense de
la Tenre
(1626) G. – cense del Tenre (1695) G. –cense Deltenre (1730) G. – Il ne subsiste aucun doute quant à l’identité de cette ferme qui, dès le dénombrement du XVI e siècle, figure parmi les biens des seigneurs de Trazegnies. C’est la ferme de la Basse Cour, dépendance du château : la cense de la basse cour dite Deltenre consiste en plusieurs bâtiments de cense, grange, écuries, bergeries, tout couverts d’ardoises, tenant a notre château (1744) S³ - Cette ferme a été détruite par le fait de guerre en 1674 (témoignage du frère Pouillon, curé de Trazegnies en 1740) et restaurée dans la suite. Jean Quaré était censier deltenre a Trazegnies en 1701. G. – // 2. Plusieurs immeubles (closière, masures et prairie) disséminés dans le village mais dépendant de la ferme seigneuriale, portaient ce nom : le pachy Deltenre (1720) G. –la grande prairie dite Deltenre (1744) S³ - Ce bien de huit bonniers appartenait au marquis de Trazegnies. Il tenait du midi au chemin de Chapelle, d’occident à l’étang du château, du nord au chemin de l’église de Trazegnies (1744).  V. Basse-Cour ; V. Closière ; V. Fiefs ; V. Masures. // 3. de Tenre, de le Tenre, del Tenre, Deltenre, famille, originaire du pays d’Ath, qui devait son nom à la rivière la Tenre, aujourd’hui la Dendre. Une branche avait émigré à Trazegnies dès la fin du XV e siècle : Collart del Tenre est cité, en qualité d’échevin de Trazegnies en 1504, 1506 et 1524. Certains membres de cette branche ont sans doute occupé la ferme du château, à la fin du XV e siècle ou au début du siècle suivant et lui ont donné leur nom. Cette désignation est complètement et depuis longtemps perdue. // 4. On trouve ailleurs : le court de Tenre (1313) Analectes T. XIV, p. 161), domaine important de l’abbaye de Saint-Martin de Tournai, à Ath, faubourg de Brantignies. – fief de la Tenre (1473) à Silly (Annales du cercle Archéologique d’Enghien. T. IV, p. 132). – la seigneurie de
la Tenre
(1556). fief près de Leuze, mouvant de la seigneurie d’Irchonwelz (Annales du Cercle Archéologique de Mons. T. XXXII, p. 272).

Théo - Rue – Cette petite rue relie la rue de Pont-à-Celles à la rue du Cadet

 Rue Théo La rue Théo vue depuis la rue du Cadet.

95aruetho.jpg L’entrée de la rue Théo vue depuis la rue de Pont-à-Celles

 

  Thiripont – Rue du – Anciennement appelée : rue Royale. Cette rue prend son départ dans la rue de Chapelle pour se perdre dans le Grand-Bois de Trazegnies.

L’entrée de la rue Thiripont depuis la rue de Chapelle. La rue Thiripont est en partie privée et traverse le Grand-Bois de Trazegnies sur toute sa longueur.

Rue de Thiripont L’entrée de la rue Thiripont vue depuis la rue de Chapelle.

Thiripont. a ponte theoderici usque ad rivum Loret. Cartulaire de l’abbaye de Floreffe (1186) – thiripont (1474). Obituaire. Archives du presbytère de Gouy lez Piéton – en  la coulture alant a thiripont (1547) S² -deseulre theripont (1627) S¹ – a tiripont (1693) N¹ -tiripontCe pont, très ancien, enjambe le ruisseau du Piéton au moment où ce dernier traverse la chaussée romaine. – Thiripont, pont de Thierry » (Theodericus). Est-il permis de retrouver dans l’orialle fontaine (1404) (Archives du presbytère de Chapelle lez Herlaimont) la source du ruisseau Lorel, cité en 1186 ?

 Tichelin (1650) G. – demi mesure a tiercelain (1720) S¹ – trois bonniers dit Le Tisselin (1744) S³ – prairie dit vulgairement tichelin (1745) N¹ – tichelin (1750) G. – tîch’linSituation : tenant au bathyls (1650) G. – terre sur le haut comme la limite de trazegnies va vers gouy (1750) G. – Tichelin parait la meilleure graphie.La leçon tiercelain, extraite d’un compte seigneurial rédigé par un avocat étranger à la localité, semble fautive. – Un même vocable existe à Thuin : ruisseau venant de tislain fontaines (1693) A. P.Tichelin (1858) Popp.

1. Tiennes. le tierne Ballant (1792) G. – Début en déclivité de la rue du Château. Maître Pierre Balant, chapelain du château, mort en 1722, habitait, en haut de cette rampe, la maison de son bénéfice. // 2. Tienne Foulon (1847) C. –   Aujourd’hui, rue Léandre Vilain. Elle présente une pente assez prononcée. les Foulon se partagèrent l’héritage paternel en 1694 G. – Leur bien se trouvait à droite en montant, là où se voyait (à la fin du XIXème siècle)  une vieille construction avec fenêtre à croisillon de pierre. // 3. . t èl tiènia, diminutif de tienne. désignation désuète de la partie de la rue du Seigneur qui, partant de la place de l’église, monte en forte déclivité vers la ruelle Michaux. Tienne. « montée ».

Touron. Pachî – ou Turon. Lieu dit relativement récent, rappelle, suivant certains, la configuration du bien (tout rond). Situation : dans les environs de Fastoumont. Le pachî indique toujours un verger.

Trigau. Prairie – (1746) N¹ – Nom de famille locale.

Trou du cul. Prairie, dite closière de Fastoumont tenant au chemin du -, à celui de Trazegnies à Chapelle lez Herlaimont, dit Bultia (1918) A. P.trô d’cu – Bout de chemin en cul de sac, habité par quelques personnes. C’est aussi le sobriquet d’un sabotier, né un 29 février, qui habitait Trazegnies à la fin du XIX e siècle.

Trouvé. Terre dite -, champ de l’église, tenant au chemin de Corbeau – trouvè – (1891) A. P. – Cadastre son    A, n° 162B - Toponymie récent ; sobriquet de famille.

Try. 1. t sur le tril (1715) G. – les trilx dit du curé (1738) G. – sur le trys de deseur les grands prets (1754) N¹ – Situation : près du moulin banal. // 2. le trieu du Butia (1787) P³ – Situation : près du Butia. // 3. . t trilz gisant envers le bois de Trazegnies (1525) S² – au trilz du bois au batty du bois (1534) S² – try du bois au batty du bois (1748) N¹ – Jean, baron de Trazegnies, cède à rente à Godeffrint Bierge trois bonniers et demi de ce try à charge  d’édifier une maison manable, valant 100 livres (1527) S² - Situation : tenant au chemin alant didit trazegnies a le hardegnies. – A propos de la hardegnies (1527) , Il est à noter que Popp livre un exemple typique de cacographie. La lecture du plan cadastral (circa 1858) donne Les Harniers sur Chapelle lez Herlaimont et Champ des araignées (!) pour le territoire joignant, situé sur Piéton. Dauzat dans Les noms de lieux, p. 66,  (1926) cite un contresens identique. Rencontré dans les archives de Trazegnies : cens de la harnie aux lieux de la Chapelle lez Herleumont  (1693) N¹ – gisant a
la Harniée
(1703) N¹ – La forme de 1527 indique un nom en iacus et révèle aussi un domaine gallo-romain disparu. // 4. t au trys (1749) N¹ – grand trieu (1778) G. – petit trieu (1795) G. – Le grand trieu était, en 1795, une prairie de plus de trois bonniers. Le petit trieu, situé le long de l’ancien chemin de Chapelle, était une prairie d’un bonnier et demi. Ces deux biens qui se touchaient, appartenaient au marquis de Trazegnies depuis 1765, par voie d’échange avec la famille Matey. // 5.  . t try fosse (1751) N¹ – tieu des fosses (1782) G. – Situation : près du Petit Bois // 6. . t pièce appelée le trilz morlez, contenant 4 bonniers 3 mesures as herit. de herlamont (prieuré d’Herlaimont) (1534) S² – Morlez : nom de famille. – Charles, baron de Trazegnies, le 13 décembre 1551, rend en main d’Adrien Croissez et de ses sœurs une maison et tenure a luy appartenant et venant par confiscation par le trepas de Collette morletz. S². // 7. trî, »terre en friche » « terre banale ». Une partie de notre territoire communal était encore, au XVIII e siècle, réellement improductive. On constate cependant des efforts d’amendement par transformation des marais et des  terrains vagues en prairie. Les trieux, les buissons et les spinettes prouvent l’abandon d’un sol couvert de mares, de roseaux, d’herbes dures et de touffes d’arbres épineux. Le trieux, incultes et gazonnés, étaient disséminés.Ils servaient de pâturages aux moutons. La topographie ayant été profondément remaniée depuis, tous ces vocables ont disparu faute d’objet.

Vert chemin allant a courselles (1787) P³ – le chemin vert (1891)  èl vert tchèmin. – Nom de deux chemins de campagne, au milieu du XIX e siècle, l’un à la limite de Courcelles, l’autre au Nesperia. Ces chemins ont du être abandonnés, à un certain moment, au point de permettre à la mousse et à l’herbe de les couvrir.

Verte – Rue – Cette rue avait une particularité singulière, c’est que du côté gauche, elle se situe sur Trazegnies, et en face, on se trouve sur le territoire de Courcelles. Avant la fusion des communes, elle était désservie par deux facteurs différents.

  Rue Verte 1 Une section de la rue Verte (vers la Grand-Rue)

 Rue Verte 2    La rue Verte vue depuis son embouchure avec la rue de Gosselies.

Vert diâl. – èl  « Le vert diable ». C’est le nom donné à une partie du Petit Corbeau, sans doute par le sobriquet d’un habitant au caractère difficile. L’adjectif « vert » a un sens péjoratif. Une pasquille liégeois de 1636 traite de meschan vert dial un chef de soudards étrangers. Bulletin de Toponymie et de Dialectologie. T. X, p. 432, note 1 (1936).

Vierge - Rue de la – Cette rue prit sa dénomination du fait qu’une procession passait dans cette rue. Cette procession avait lieu le dimanche après la nativité de
la Vierge. Après avoir démarré de l’église, traversé le Petit-Bois de Trazegnies, les campagnes environnantes,  le cortège s’arrêtait au Gros Bec pour chanter une antienne à la Vierge, il se dirigeait ensuite par un chemin appelé pour cette raison encore de nos jours : le chemin de la Vierge. Par la suite, il revenait vers l’église par les campagnes.

 Rue de la Vierge La rue de la Vierge vue depuis la rue de Chapelle.

Vignois. Prairie ditte au – (1720) S¹ – quatre journels de terre ovignois (1733) S¹ – prairie auvignois (1744) S³ - Elle contenait trois bonniers. Vignois, « vignoble ». La vigne se cultivait couramment dans la localité au XVI e siècle. Une ordonnance du baron de Trazegnies édicte en 1525 : quiconque a ce iour en avant serat trouvez faisant foulle (faute, délit) de nuit et de iour soit es jardin, bledz, parturaiges, vingnes ou en quelqz autre lieu S¹.

Vilain - Rue Léandre – Tienne Foulon 1847Rue Saint-Roch (début du XIXème siècle). Cette rue prit sa nouvelle dénomination à la fusion des communes. Elle conduit à l’entrée du site de l’église pour rejoindre la place Delbruyère.

Rue Vilain  La rue Vilain vue depuis la rue de Gouy.

Rue Vilain La rue Vilain vue depuis le bas de la place Delbruyère.

Ville. 1 la maison de ville (1744) S³ - Maison de la communauté, située sur la place communale durant le XVIII e siècle. Elle n’existe plus. V. Halle ; V. Justice. // 2. èl tchamp’ commeune (la chambre commune). Maison communale, rasée vers 1912, pour créer la place Larsimont. // 3. L’hôtel de ville. Maison communale actuelle, inaugurée le 11 mai 1913. Architecte, M. Marcel Simon, de Trazegnies. Cfr. G. Verdavaine. Le bloc civique de Trazegnies. Le Home, n° 3, p. LXI et ssq. (1924).

Viviers. 1. sur les viviers (1427) G. – deseulre les viviers (1632) S¹ -champ du vivier (1694) N¹ -a la roye deseur le vivier, tenant au chemin qui va de trazegnies a chapelle (1714) G. – le grand vivier de Trazegnies (1755) S¹ – Lès vivîs. – Les viviers étaient seigneuriaux. Ils furent appelés les étangs dès le début du XVIII e siècle. Ce terme a prévalu. V. Etangs. // 2. Près appelés les viviers Poulet (1729) G. – Situation : tenant au by du moulin. Parmi les habitants, nous rencontrons : Nicolas Poulet, en 1686 () et Jean Jacques Poulet, boucher de son métier, en 1702 (). En 1765, Jean Baptiste Patron était propriétaire du vivier poulet. N¹.

Viviers - Rue des — Nom donné à cette rue en souvenir des anciens viviers du Marquis de Trazegnies. Cette rue fut créée dans la seconde partie du XXème siècle, lors de la création de la cité Beghin.  Actuellement, elle relie la rue de Gosselies à l’avenue de l’Europe. Auparavent, cet endroit était une pâture.

 Rue des Viviers L’entrée de la rue des Viviers depuis la rue de Gosselies.

Vôye dè l’abîe. V. Herlaimont. – vôye dè coûria. – V. Corriau. vôye dou pièton. – V. Piéton. – vôye dè tchôfoûr. V. Chaufour. – Vôye, via,  « voie ». Ici, employé pour sentier de campagne.

Waterlot. Pachy Charles – (1670) G. – pachy m e Charles waterlot (1701) P¹ – Charles Waterlot, de Trazegnies, prêtre dès 1698 (G.), décédé à Trazegnies le 8 avril 1723. Registre paroissial. Archives du presbytère de Trazegnies.    

Welz. Bonnier et demy de pasturaige appellet le courtil au welz (1533) S² – welz dudit trazegnies (1624) S¹ – wez ou abreuvoir (1781) G. – Ce welz était situé au bas de la place du château, près de la ferme des Roland (XVII e siècle) et des Dartevelle (XVIII e siècle), à l’emplacement actuel du bureau des Poste. – V. Abreuvoir ; V. Ruelles.

Yser – Rue de . Ancienne dénomination : Rue de Courcelles . Cette rue fut débaptisée à la fusion des communes. (Sections 26 et 27)

 Rue de l'Yser 1 La rue de l’Yser vue depuis la rue de Pont-à-Celles.

Rue de l'Yser 2 La rue de l’Yser vue depuis la rue de l’Epine.

 Fin de la rubrique consacrée aux rues T V W et Y

31
jan 2007
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Les rues R & S 

Rausart. Une mesure a – (1427) G. – au lieu nommet a rousart passant la voie de selle (Pont à Celles) (1616?) S² – Situation: près de
la Bénite Epine. *Rogeri sartus, « essart de Roger« .

Rectem – Rue – Cette rue se situe dans la section n° 26. Antirieurement, elle faisait partie de la rue des Cayes qui devint par après,  »chemin de Nivelles ». Sa nouvelle dénomination fut effectuée dans la première partie du XXème siècle. Elle prend son départ à la croisée des chemins de la rue de Gosselies, Delval et de
la Grand-Rue. Théodore-Joseph Rectem, hujus loci praetor, mort le 19 juin 1771 (Reg. paroissial de 1701 à 1796), p. 654. Archives du presbytère de Trazegnies.  Théodore-Joseph Rectem, fut l’avant dernier mayeur de Trazegnies (1771).

 Rue Rectem 1 La rue Rectem vue depuis l’intersection avec la rue du Petit-Champs de de l’Hôtel de Ville.

 Requignies. 1. Fond de – En regingnoise val (1427) G. – arghinoisses vaulx (1532) S² – a Arguinoise vaux (1624) S¹ -herguigneusevalles (1670) G. – reguineuseval (1698) G. – au fond darguinoise vaux (1705) S¹ – argui noisseval (1714) G. – erguineuse et veaux (1724) G. – guineuseval (1737) G. –fond d’herguineuseval (1750) N¹ – Requineuseval (1818) A. P. – Gnusevaux (1858)  A. P.a r’guinie. Portion de Trazegnies du vaste territoire de Requignies sous Courcelles. villa de Reghignies (1255). Barbier. Op. cit. T. II, n° 254. C’est le vocable le plus maltraité, le plus torturé de notre toponymie locale. Rocco, nom propre franc ; – in -, liaison flexionnelle ; – iacus, fundus, domaine. Cfr. Bulletin de
la Société d’Archéologie de Charleroi, Ier année p. p. 17 et 36. 1929. – La forme – oise, francisée du wallon – euse, est à noter. Ces adjectifs, dérivés de nom de lieu, sont anciens. On connaît un autre exemple à Trazegnies : courtoises hayes. On en trouve dans le pays de Liège : viseuse voye (voie de Visé). Note manuscrite de J. Haust. – Les forme de 1706 et de 1750 contiennent par redondance fond et val qui ont la même signification. // 2. Chemin de Requignies. Chemin derguinée allant a la chaussée (1720) G. – chemin d’Erghinée a chesnesée (1737) G. – chemin de gouy a reguinées (1741) G. – chemin de gouy vers courcelles (1754) N¹ – chemin de chensée à Guignée (1823). Archives du presbytère de Gouy. – V. Cossons.

Renne. Gisant al – joindant au seigneur et au fief del potte (1689) N¹ – chemin de la reine (1718) G. – au grand prêt del Reine (1744) S³ – chemin delreine (1771) N¹ – tenant a la renne (1787) S¹ – prairie nommée la reine (1788) G. – chemin de
la Reine
(1856). Plan manuscrit. – terre à la reine (1868) A. P.tchèmin, dèl rènne. Reine est une étymologie populaire. Il s’agit sans doute de raine, rènne, « grenouille », transformé par analogie.  

Résistance – Rue de la -  Cette rue fut créée dans la seconde partie du XXème siècle. Elle fait partie de la cité « Beghin ») (Sections n° 26 et 27). Sa dénomination fait hommage aux Résistants des deux grandes guerres. Cette rue fait la liaison entre les avenues de l’Europe et de l’Hôtel de Ville.

 Rue de la Résistance La rue de la Résistance

Robert – Rue Alexandre – Cette rue relie la rue du 11 Novembre à la cour Michaux et à la rue du Seigneur. Alexandre Robert, né à Trazegnies en février 1817, il était le quatrième enfant issu du mariage de M. Nicolas-Joseph Robert et de Jeanne Rectem. Alexandre Robert devint un peintre célèbre. L’artiste comblé d’honneurs : prix de Rome, membre de l’Académie Royale de Belgique etc.. Dans la gloire, il n’oublia pas l’église de son baptême : il la gratifia de deux vastes compositions. 

Rue Robert 1 La rue Robert vue depuis la rue du 11 Novembre. 

 Rue Robert 2 Une section de la rue Robert.

Robiermont (1690) N¹ – prairie nommée Robiermont (1713) G. – deseur fastoumont (1682) G. –tenant au chemin qui conduit de Trazegnies au chaux four (1818) A. P. – * Roberti mons, « colline de Robert ».   Romero - Rue Monseigneur – Cette rue fut inaugurée dans la seconde partie du XXème siècle. Elle fait partie de la cité de l’Yser (Section n° 27). Roméro – Monseigneur Roméro, archevêque de San Salvador, dit « l’archevêque des pauvres » . Ses remontrances vis-à-vis du pouvoir politique dérange trop. Le 24 mars 1980, il est assassiné dans la cathédrale de San Salvador alors qu’il célèbre l’eucharistie.

   Rue Roméo La rue Monseigneur Roméo                           

Roses - Rue des – Cette rue fut créée dans la seconde partie du XXème siècle, lors de la création de la cité « Saint-Joseph ». Elle se trouve dans la section n° 27. Elle relie la rue de Prusse à l’avenue de l’Hôtel de Ville pour déboucher dans la rue de Gosselies.

 Rue des Roses La rue des Roses.

 Le squaire Le squaire à son intersection avec l’avenue de l’Europe (situé au bout de la rue des Roses).

Royale. Rue -. Ancien chemin en bordure du Grand Bois. Quelques maisons, élevées à la fin du XIX e siècle, lui font front. Cette appellation pompeuse et inattendue est, dans sa forme actuelle, récente et d’origine administrative. N’est-ce pas là un ancien chemin royal ? Une ordonnance du seigneur de Trazegnies, non datée, mais paraissant du XVII e siècle, donne des instructions sur lentretennement des chemins royaulx et aultres grans et petits chemins… en sa terre de trazeignies. Le chemin royal avait une largeur de XL pieds. Farde du marquisat de Trazegnies. Archives de l’Etat à Mons. Voir Thiripont.

Roch. . V. Closières.

Royes. 1. t la roye des murs le prestre (1720) G. – // 2. t a la roye del saux mahieu (1714) G. – ou roye de la saule de nauwe (1744) S³ - // 3. t au royage du vivier (1695) G. – // 4. Roye, « portion de terres cultivées ». Les anciennes exploitations agricoles étaient divisées en trois portions vêtues successivement de blé et de fourrage, puis abandonnées en jachère. C’est l’assolement triennal. Les baux du XVIII ème siècle spécifient que la dernière dépouille ne pourra être que d’un tiers de terrain en blancs grains. un tiers en marsage et l’autre en guéret ou gissière (1779). La ferme du château était donnée en location par le marquis de Trazegnies avec les preits, pasturages et terres labourables a trois royes… (1733) S¹ – Le bail de 1744 détermine et nomme ces trois royes. .        

Rues. 1. Rue du Butiau (1719) G. – // 2. rue du petit champ (1782) G. – // 3. rue du seigneur (1789) G. – Ces trois voies seulement, bordées de maisons, portaient le nom de rue au XVIII e siècle. La seul qui méritait cette appellation, la rue du seigneur, est dite aussi : la grand rue allant du castiau au moustier (1504) S² – la grande rue (1660) S¹ – la rue a leglise (1701) P¹ – la grande rue allant a leglise (1749) N¹ – // 4. Il n’y a guère lieu de s’attarder à relever les noms des rues modernes d’une extrême banalité : r. Destrée ; r. Ferrer ; r. Pastur. Les conseils communaux, influencés par la politique, se sont montrés prodigues de ces dénominations insipides.

Ruelles. 1. Ruelle a cailloux (1659) S¹ – V. Caillou. // 2. ruelle achapt (1691) N¹ – V. Chats. // 3. t ruelle jean le barbier (1733) S¹ - Jehan le Barbier, bailli de Trazegnies  en 1559 G. – Jean le Barbier, mayeur de Trazegnies de 1640 à 1648 G. – // 4. t al ruelle coquelet (1504) S² – Elle aboutissait à la rue allant de l’église au château. // 5. ruelle dict Collot (1699) G. – Collot, Nicolas. V. Collot. // 6. ruelle Deldoncq (1890) N¹ – Jean Baptiste Deldoncq vivait à Trazegnies en 1784 P¹ –  // 7. ruelle Delval (1847) C. – Alexandre Delval, né à Trazegnies en 1825, commissaire voyer d’arrondissement, conseiller provincial du Hainaut. t 1901. // 8. t ruelle maître Dominique (1782) G. – ruelle monsieur Dominique (1818) N¹ - Elle allait de Saint-Joseph à la grand place de Trazegnies au début du XVIII ème siècle. // 9. ruelle giraut (1748) N¹ – ruelle geraut (1753) N¹ – Djèrô, Gérard. Elle donnait accès a la rue allante a leglise (1766) N¹ – (rue des Ecoles). // 10. t ruelle Godefrind (1716) N¹ – Godefrwè, Godefroid. // 11. t ruelle charles goret (1771), située près de la fontaine de l’église. // 12. ruelle Libotte (1457) C. – François Libotte est cité à Trazegnies en 1693 N¹ -  Voir Libotte // 13. ruelle Maghe (1847) C. – V. Maghe. // 14. t ruelle de la marcelle (1782)  V. Marchienne. // 15. t ruelle Marcq (1847) C. – Elle allait de la grand place à la ruelle de l’Abbé. // 16. ruelle Matez. Louis Matey t 1786. // 17. ruelle Michaux (1909) A. P.V. Michaux. // 18. t ruelle Nicaise (1744) N¹ – Nicolas. // 19. t ruelle saint nicolas (1427) G. – ruelle qui va au bénéfice st nicolas (1694) G. – ruelle regardant le bénéfice st nicolas (1713) N¹ – ruelle st Nicolas (1749) N¹ – Situation à déterminer. Le bénéfice ecclésiastique de Saint-Nicolas était à la collation des marquis de Trazegnies et avait son siège à la chapelle castrale. // 20. t ruelle olingère (1847). Elle menait de la rue de l’Abbé à la rue à Cailloux. // 21. prairie proche le moulin, tenante a la riviere, passant parmy, t a la ruelle au wez, au maret (1725) G. – closiere Foulon, tenant a la ruelle desauwez (1750) G. – wez «petit étang », abreuvoir pour animaux. V. Welz.

Ruffin, Prairie de – (1712) G. – cens nommée vulgairement des Ruffin (1712) G. – La prairie était proche du grand moulin. La cens comprenait, en 1712, une masure sur deux caves vouttées, une grange et deux escuries. Elle avait appartenu à Nicolas Ruffin et était alors la propriété d’Albert Foulon. G.  

Ruisseaux. 1. Trieu des fosses, traversé par le ruisseau des fosses joignant d’occident au terrein appelé les garennes et du 7triom au chemin allant au grand bois. (1782) G. – Ce ruisseau, peu important, coulait près du Petit Bois. // 2. desoub le ry du moulin (1715) G. – sous le rieu du moulin (1728) S¹ – a la campagne de gouy, tenante a la riviere venant du moulin de Trazegnies (1750) P¹ – sis à Gouy lez Piéton, tenant au ruisseau de Trazegnies (1844)  – sis à Trazegnies, tenant au ruisseau du moulin (1891) N¹ – Ce ruisseau, aujourd’hui sous aqueduc, passait,grossi de plusieurs ruisselets, au pied du moulin banal, avant d’entrer sur le territoire de Gouy lez Piéton où il est appelé le ruisseau de Trazegnies

Ry. V. Ruisseaux.

Saint Jean. 1. a les pres de saint jean, tenant à la ruelle desauwez (1750)  – prairie de s. ian, dite trieu Buteau (1787) P³- Un pré de Saint Jean devenait banal à dater du 24 juin, à la fête de Saint Jean, autrement dit, ce pré naturel était ouvert à la vaine pâture, au droit pour tous les habitants de la commune de faire paître leurs bestiaux après la récolte de la première herbe, Ch. Roland. Les prés Saint Jean.Annales de
la Société Archéologique de Namur. T. XXVIII. (1910). Notons : à Pont à celles : prairie commune a la saint jean (1778) A. P. – A Rêves et à Lutteal : pré a une coupe de st jean (1794) A. P. – // 2. Rue Saint Jean. Elle aboutit à la route de Gosselies. 

Saint-Jean – Rue de . Elle prend son départ dans la rue de Chapelle pour aboutir dans la rue de la Briqueterie       

 Rue Saint -Jean La rue Saint-Jean à sa sortie dans la rue de Chapelle.

Saint Joseph. Au chemin allant a saint joseph (1656) S² – chemin en hurée (berge couverte de broussailles) qui mesne de saint joseph a la ruelle achapt (1691) N¹ – chapelle s. ioseph (1696) N¹ -campagne de s. joseph (1847) C. – à Saint Joseph (1891) à N¹ – La chapelle fut fondée en 1638 avec le bénéfice ecclésiastique par Gilles Roland, mayeur de Trazegnies. La chapelle actuelle date de la fin du XIX ème siècle. Le sentier mène du chemin de Fontaine (rue des Ecoles) à
la Grand’ place. La campagne est située derrière la chapelle, en direction de Courcelles. V. Closières.

Saint-Joseph  - Sentier – Ce sentier fut pavé au début du XXème siècle. Il doit sa dénomination du fait qu’à une de ses extrémités, se trouve la chapelle « Saint-Joseph ».    

 Saint-Joseph Le sentier Saint-Joseph vu depuis la rue Delval.

 Rue Saint-Joseph 2 L’entrée du sentier Saint-Joseph vu depuis la rue Rectem

Saint-Laurent. t Bois de st laurent (1627) S¹ -Petit bois dit st Laurent de deux bonniers, tenant au grand bois de Trazegnies (1787) – Portion du Grand Bois de Trazegnies. Les arbres de haute futaie appartenaient au seigneur du lieu ; mais la raspe (taillis) revenait au prêtre titulaire du bénéfice de Saint-Laurent en la chapelle du château.

Saint-Martin. Au – (1737) G. - Auberge qui portait l’image du patron de la paroisse.

Saint-Nicolas. V. Ruelles.

Saint-Roch. Rue – Chapelle Saint-Roch. Chapelle érigée sur le Pachy du Curé après l’épidémie de choléra de 1866. La rue Saint-Roch qui va de la place de l’église à la chapelle, était autrefois le tienne Foulon. V. Foulon.  Actuellement, elle se dénomme : Rue Vilain. 

 Saint-Roch  La chapelle Saint-Roch à l’intersection de la rue Vilain et de la rue de Gouy.

Sartraulx. Une mesure a – (1427) G. - Dérivé de sart (essart), « défrichement ».

Savelon. 1. a – (1291) Analectes… VII, 379. -  Bonnier au sablon (1715) G. – prairie nommée saublinois (1733) S¹ – bonnnier au sauvelon (1775) S¹ – Situation : tenant au pachis delpotte (1778) S¹ - // 2. trô au sâp (trou au sable), situé derrière le Pachy Touron. Sablière publique vers 1862. – terre au sable (1920) A. P.

Savoyard. Chemin du – (1778) G. – chemin du savoiart (1788) N¹ -  Situation : près du chemin de
la Bricterie.

Saulx mahieu. Vers le – (1427) G. – royage du sau mahieu (1671) G. – roye del saux mahieu (1714) G. –campagne du saux mahy (1750) P¹ – Situation : au chemin qui vat du mont au berger a courselles (1714) G. – Sau Mahieu, « le saule de Mahieu ».

Sau mareu. Croix del – (1701) P¹ - Situation : près du cerisier (1707) C’est la croix du saule de Marie.

Sauch de noewez. Le voye allant del – (1474). Obituaire. Archives du presbytère de Gouy lez Piéton. – a la saulx des nauwes (1656) S¹ – a la saulx de nauwe (1685) N¹ – la saulle de nauwes (1737) G. – Situation : tenant au baty hennaut (1750) G. – au chemin de saint ioseph (1770) G. – Saulx, « saule », est féminin en wallon. – nauwe, « noue », terre grasse, pré humide. Ces saules isolés sont des tétards, nombreux partout autrefois. 

Saucy. Au sauchiel (1291). Analectes… VII, 379. – au saulci  (1565) S² – deseur sauchy (1650) G. – prairie de saulchy (1702) P¹ -prairie saulsi (1787) P³ – Saucy (1858). C’était une terre humide, favorable aux saules, située au dessus des étangs (1787)   Elle est couverte par le terril du puits de charbonnage n° 5. A peu de distance, sous Chapelle lez Herlaimont, le même vocable a donné avec – etum - : sousois (1670) N¹ – saulsoy (1755). Archives du presbytère de Chapelle lez Herlaimont. – sausoir (1759) N¹.

Seghin. Avenue Auguste -. Prolongement de la rue Neuve, tracée après 1894. Auguste Seghin, conseiller communal, t 1912.  L’avenue Seghin vue depuis la rue Latéralle.  - L’avenue Seghin vue depuis le croissement de la rue de
la Soupe et de l’avenue du Grand Jardin.

L'avenue Seghin L’avenue Seghin vue depuis la rue Latéralle.

Seigneur. 1. tenant au chemin du – sur la couturelle (1713) G. - // 2. Le petit pain, joindant au chemin du seigneur (1710)-// 3. rue du seigneur (1787) G. – // 4. Tous les chemins relevaient du seigneur du lieu. C’est pourquoi dans les descriptions de biens, un chemin public se dit chemin du seigneur. Il se conçoit ainsi que le chemin de
la Couturelle soit distinct et éloigné du chemin du Petit Pain. La rue du Seigneur est le nom de la grande rue reliant le château à l’église. Hélas, il y a peu d’années, l’administration communale, par passion politique et par ignorance de l’histoire, débaptisa cette rue pour la dénommer sans beaucoup de bonheur : rue Destrée.

Seigneur - Rue du – C’est ce qui reste de la rue qui auparavent partait du château pour se terminer au pied de l’église.

 Rue du seigneur La rue du Seigneur vue depuis la cour Michaux.

Seneffe - Rue de- Ancienne dénomination : Chemin des Cassons.  Ce chemin fait la délimitation avec la commune de Courcelles. Actuellement, cette rue est fort fréquentée du fait qu’elle donne accès à l’autoroute E41 et qu’elle se dirige vers le village voisin de Gouy-lez-Piéton.

Rue de Seneffe La rue de Seneffe.

Sentiers. 1. sentier Dewitte (1847) C. – sentiè –dewit’ P¹ – Jean Baptiste Dewinter habitait la localité en 1743. S¹ - Joseph Dewinter, tonnelier, mort le 16 juillet 1822. P¹ - La mauvaise prononciation wallonne pourrait mener à confusion entre les deux noms propres flamands : Dewinter (Lhiver) et Dewitte (Leblanc). Il s’agit bien, ici, de la famille Dewinter, seule représentée à Trazegnies dans les documents de 1740 à 1850. Ce sentier présente la particularité de se terminer en partie en rue. (à partir de l’intersection du sentier Colot)

  Le sentier Dewitte Vue du sentier Dewitte débouchant dans la rue Destrée.

2.  sentier du Pouillety (1847) C. – Il allait de la rue à Cailloux à la route (rue de
la Station). – Le pouyetî est un marchand ou éleveur de poules (pouye). // 3. sentier vers Courcelles (1847) C. – V. Courcelles. V. Saint-Joseph.

Soive. Au long du – (1672) G. –au long de soive (1713) G. – a long de soive (1718) G. – au long de Coive (1755) N¹ – le long de Coive (1782) G. – au long d’swôf’. – C’est le nom d’un sentier qui, sur tout son parcours, sépare les territoires de Trazegnies et de Gouy lez Piéton.  Le sentier de Soive situé un peu après l’entrée du 1er cimetière.

 Rue de Soive  - Campagne Vue du sentier de Soive (après le cimetière)

Dessoive, « limite ». La chaintre, bordure du champ labouré que laisse la charrue au bout du sillon. se dit ici desoive ou desoivre. Dans le cas présent, ne faut-il pas comprendre au long desoive, long étant adjectif qualificatif ? Les textes seraient des transcriptions fautives d’une expression dialectale.

Le sentier de Soive La sortie du sentier de Soive vue depuis la rue du Bosquet. Ce sentier prend son départ près du cimetière et aboutit dans la rue des Bois. 

Soive - Rue de – Cette rue prit cette dénomination à la suite de la fusion des Communes. Anciennement, elle s’appelait : rue du Cimetière du fait qu’elle menait au cimetière. Rue de Soive  La rue de Soive au départ de la rue de Gouy.

    Rue de Soive - Cimetière  La rue de Soive près du cimetière de Trazegnies. Cette rue se termine en sentier, qui sert surtout pour les tracteurs des fermiers riverains. La section qui rejoint la chaussée romaine (Brunehaut)

Soleil. cabaret nommé par enseigne le soleille (1702) N¹.

Soupe. Rue de la – . Rue récente qui est le prolongement de la rue Verte. Nom donné en souvenir de la soupe populaire distribuée durant la guerre de 1914-1918.

 Rue de la Soupe (Dubois) La rue de la Soupe vue depuis son croissement avec la rue du Château.

Rue de la Soupe La rue de la Soupe vue depuis la rue Verte.

Stade - Avenue du . Cette avenue fut créée dans la seconde partie du XXème siècle. Elle doit sa dénomination du fait qu’elle jouxte le stade communal de Trazegnies.

 Rue du Stade La rue du Stade. (vers l’avenue de l’Europe).

Rue du Stade 2 Rue du Stade – Vue depuis l’avenue de l’Europe (le stade se trouve à droite).

Stordoir. Maison que lon dist le – tenant au marez (1524) S² – estant dit le stordoir (1709) G. –Stordoir, « moulin à huile », « pressoir ». La maison du Stordoir fut exposée publiquement le 2 octobre 1524, à l’ordonnance de Jean, baron de Trazegnies, et adjugée à Philippe Moreau pour 9 livres tournois par les exécutions faites de Martin de la haye et apres de Katherine Rideau, sa femme. S².

Fin de la rubrique consacrée aux rues R et S

31
jan 2007
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Les rues O & P 

Oies. Marais des – (1847) C. – marè dès auwes (prononciation ancienne, suivant M. Ferdinand Philippe), marè dès was (actuellement). Ce marais s’étendait, autrefois, de la Grand Place au marais Pauscot. Son emplacement est traversé par la grand’ route de Gosselies.

     Marais des Oies 1     Le marais des Oies. Aujourd’hui, il se situe entre la rue de Chapelle pour abouttir dans la rue Destrée. Le marais des Oies   possède deux entrées dans la rue de Chapelle.

Marais des Oies 2 Une des deux entrées du marais des Oies vue depuis la rue de Chapelle.

Olingère. V. Ruelles.

Olive. Au Bonnier de l’ – (1755) N¹ – Situation campagne de
la Bénite Epine. Bien appartenant à l’abbaye de l’Olive, sous Morlanwelz. A Courcelles : terre de l’Oliff (1697) N¹.  

 Orangerie (1858). Popp. Dépendance, maintenant démolie, du château de Trazegnies.

Oseraie. terre dite l’ – (1887) N¹ – Situation : au pré Notre-Dame ; cadastrée Sen   B, n° 1000a ; en bordure du chemin de fer (hors service- de Bascoup à Trazegnies).

 Pajouet. V. Closières.

 Pain. Les rentes du petit – (1632) P¹ – le petit pain (1681) N¹ – prairie nommée le petit pain (1710) G. –maison ditte communement le petit pain (1771) N¹ – Situation : le marais de desoub le petit pain, tenant le marais desoub leglise (1671) G. – Ce bien était grevé de rentes en nature, convertibles en pains, dues aux pauvres. Son propriétaire était tenu de livrer, chaque année, aux pauvres de Trazegnies un vasseau, un quartier et deux pintes de blé et aux pauvres de Monceau sur Sambre trois vasseaux de blé.

PâquerettesRue des - Cette rue fut créée dans la seconde moitié du XXè siècle. Elle fait partie de la Cité « Saint-Joseph » (Section n° 26)

  Rue des Paquerettes    La rue des paquerettes vue depuis l’avenue de l’Hôtel de Ville                           

Pajot. Courtil – (1780) P¹.

Pattart. Maison dite le dernier – (1720) G. – C’était certainement le nom donné à un cabaret où l’on dépensait, comme le voulait l’enseigne, tant était grand le plaisir, jusqu’à son dernier sou (patard).

Pâturage. Tenant au grand pasturaige de mondict seigneur (le marquis de Trazegnies) (1666) S¹ – au grand pâturage de monseigneur le marquis (1777) S¹.  

Pauvres. As pres des poures de trazegnies (1547) S² – courtil des pauvres (1673) G. – prêt des pauvres (1698) G. – le jardin et les prêts des pauvres (1699) G. – èl pachî dès poûves. – Situation : le courtil tenait à la rue du Seigneur et au marais par embas. Le pré bordait le bois de Trazegnies. Ces biens étaient loués publiquement à des particuliers par la table des communs pauvres du lieu. Cette institution possédait 33 bonniers, les terres des pauvres  (1693) G.

Perfont prêt (1537) S² – a parfonprez (1698) S¹ – a parfond prets (1756) S¹ – Situation : tenant au chemin allant au pieton. – Perfond, « profond ».

Perisel. Terre au – (1291). Analectes… VII, 379. Ce vocable est dû à l’existence d’un poirier sauvage aux environs de la culture. – Dérivé de pirus, « poirier » et suffix – el qui a donné ici – iel. V. Saucy (Seuchiel).

Pesant. jardinaiges ayant appartenu à jean pesant, gisant en les heritages dudit – (1665) S¹ – pachi pesant (1715) N¹ – a pesant (1754) S¹ – pré avec digue et ruisseau, au lieu dit Pesant, tenant au réservoir et au ruisseau du moulin et au chemin du Buthia (1891) N¹ – Situation : teant au jardin allant à chapelle les herlaymont (1775) S¹ – En 1627, Jacques Pesant, demeurant presentement a seneffe, par suite du décès de son père, appelé aussi Jacques Pesant, fait relief d’un fief ample d’un Bonnier et 60 verges de jardinage gisant es jardin dudit pesant S¹ – En 1775, le fief nommé vulgairement la prairie de pesant, est resté sur exposition publique à Antoine Bouillon S¹.

Peupliers. Deux bonniers dit au – (1744) S¹.

Piedsente (vieux français), sentier pour piétons. Ces sentiers traversaient les champs pour rejoindre au court les localités voisines. – Piessante, remplacé par sentier depuis le début du XIX e siècle dans les documents officiels, est fréquent sous la plume des scribes aux XVII e et XVIII e siècles. Pièsinte sert souvent de terme générique ; vôye est employé davantage pour la spécification, V. Herlaimont. V. Piéton. V. Saint-Joseph. V. Vôyes.

 Piéton. l. surper pienton (1135). Barbier. Op. cit. II, 17. – inter pintonen (1179). Id. II, 54. – le mort pienthon. Id. II, 302. le pieton (1310). Id. II, 443. – l’heritage dumoulin du piethon (1525) S² – la riviere du pietton (1627) S² – la riviere du Piéton (1696) N¹ – Piéton. Ce ruisseau prend sa source à Anderlues. Après avoir traversé le village de Piéton, à qui il a donné son nom, il fait sur 500 mètres la limite entre ce village et Trazegnies et ensuite la limite entre Trazegnies et Chapelle lez Herlaimont.Il se jette dans
la Sambre à Charleroi. Son eau, jadis claire et profonde, abondait en truites et en écrevisses (1615-1793) ; elle est actuellement noire et bourbeuse. Piéton, premier élément inconnu ; second élément – on (celtique ou gaulois) qui détermine les plus anciens noms de rivière. C. Roland. Toponymie namuroise, 191 (1899). Ce suffixe – onno, « cours d’eau, source », est certainement préceltique et préibère. A. Dauzat. La toponymie française, p. 118 (1939). // 2. piessante allant au pieton aboutissant a la gloriette (1749) N¹ – sentier du piéton (1821) N¹ - èl vôye dou
pièton. Sentier disparu depuis quelques années qui, du Petit Bois et à travers champs, menait droit au clocher de l’église de Piéton. C’était l’itinéraire des gens de Lobbes et d’Anderlues qui se rendaient, le 10 août, à la foire de Saint-Laurent, sur la place du château de Trazegnies.

Le Piéton   Le Piéton à l’orée du Grand-Bois de Trazegnies .

Piéton – Rue de – Cette rue se dirige vers la sortie du village en direction de la commune de Piéton.

 Rue de Piéton

1/ La rue de Piéton à l’entrée de Trazegnies (en venant de Piéton).

Détail: vue du pont de l’autoroute qui anjambe la rue de Piéton

Pire. Bonnier au – de leis le terre Raudoul (1291) Analectes… VII, 379. – Situation inconnue. Pire. « chemin empierré », C’est l’équivalent du liégeois Pîdge (petreum). Bulletin de Toponymie et de Dialectologie. T. X, p. 328.

Pistolle. Bonnier, dit le bonnier a – (1744) S¹ -  Pistole, pièce de monnaie. Terre de bon rapport.

Place. La – de Trazegnies (1680) N¹ – la place de ce lieu (1762) N¹ – La place (1847) C. Cette place qui s’appelle maintenant la grand place du château, place Albert 1er, était unique sous l’ancien régime. // Trazegnies possède trois autres places d’origine moderne : 1.la place de l’hôtel de ville ou place Larsimont, bourgmestre, Trazegnies, 1818 + 1890. // 2. la place de l’église et, depuis 1930, la place Florian Delbruyère, dite par le populaire èl place d’in viè la d’zou, à proximité de l’église. Florian Delbruyère, né à Trazegnies de Louis Delbruyère et d’Antoinette Larsimont, lieutenant d’artillerie, mort à Doungu (Haut Congo) le 24 avril 1894. // 3. la place verte, en face du puits n° 5 des charbonnages de Bascoup. Elle a été créée, à la fin du XIX e siècle, au centre d’une cité pour ouvriers mineurs. Elle est bordée d’arbres et couverte d’herbe.

Place – Rue de la – Cette petite rue relie la place Albert 1er à la rue de la poste.

 Rue de la Place Rue de la Place vue depuis la rue de la Poste.  Détail: On apperçoit la tour N-O du château de Trazegnies.

La place Albert 1er. C’est l’ancienne place du Château, débaptisée à la fusion des communes. Au sommet de celle-ci, se trouve l’entrée du parc du château de Trazegnies.

     Place Albert 1er     Une vue de la place vue depuis l’entrée du parc du Château de Trazegnies .                    

Poscot. l. 1. prairie ou maret acquis de la communauté de trazegnies, joindant a lautre maret et au ruisseau (1698) G. – tenant au chemin du seigneur, a la ruelle Godefraine, au maret pauscot et a la cens Deltenre (1730) G. – prairie a deux coupes contenant un Bonnier ditte communement le maret poscot (1773) N¹ – chemin du marais pouscot (1847) C. – marais poscot (1656). Plan manuscrit. – marè pôsko, marè pôko. – Dans le principe, ce bien s’appelait simplement le marais et appartenait à la communauté. Aliéné en faveur d’un particulier, à la fin du XVII e siècle, il porta dès lors le nom de son occupant. En 1773, l’ancien marais, devenu par amendement une prairie entourée de haies, appartenait à la famille Delbruyère. N¹ – // 2. une mesure de prêt a regain ditte la mesure Poscot (1747) N¹ – prairie ditte communement la prairie poscot pette (1780) N¹ – Ce dernier bien fut mis en location publique par son propriétaire, François Carnière, en 1780. // 3. Pasquier Pette est cité parmi les hommes de fief du marquisat de Trazegnies, en 1666. S¹. – V. Marais des Oies.

Poste – Sentier de la – Nom donnée à cette ruelle en souvenir du bureau de poste qui se trouvait au pied de la ruelle. (Section n° 26). En fait, c’est le prolongement de la rue Saint-Joseph (il se trouve dans le même axe)

 Ruelle de la Poste Vue du bas du sentier de la Poste.

Poste - Rue de la – Cette rue, parrallèle à la place Albert 1er, rejoint la rue à Cailloux. (section n° 33).

     Rue de la Poste    Rue de la Poste vue du bas de la place Albert 1er  

Potte. 1. Jardin  gissant a la potte (1557) S² – maison nommée la Potte (1637) P¹ – fief del Potte (1689) N¹ – trios censes de la potte (1739) P¹ – chemin des Pottes (1847) C. –
La Potte (1887) N¹ – èl cinse dèl’pote. – Plein fief de la seigneurie de Trazegnies. En 1637, Henri Delbruyère laisse, par droit de primogéniture, à son fils Herman la maison nommée la Potte avec 3 bonniers de jardin. P¹ – En 1773, François Delbruyère, fils de Pierre, fait relief de la potte consistant en une maison, jardin, prets et terre de 16 a 17 bonniers. S¹ – Sur les reliefs et les possesseurs de ce fief: L. Deltenre. Histoire de la paroisse de Trazegnies. Documents et Rapports de la Société Archéologique de Charleroi. T XXXIV, pp. 140, 141 (1939). Cette ferme et la voisine, la petite potte, brûlèrent le jour de la Toussaint 1739. P¹ – // 2. Fief  de la petite potte (1638) P¹ – fief gisant  à la petite Pottes (1701) P¹ – Fief ample du marquisat de Trazegnies. Domaine différent et voisin du précédent. Par testament du 30 juin 1638, Nicolas Petite fonde un obit sur ce bien. P¹ – Le fief quon dist la potte se consistant en un jardin contenant 3 mesures est dévolu, en 1652, à Jérôme Petit, fils de Nicaise. S¹ – Par testament du 27 juin 1684, Jacqueline Petit veut que Gillion Motte, son époux, jouisse de ce bien comprenant alors chambre, estable, grange, jardin et un petit fief contigu, et puisse, en cas de nécessiter, le charger d’une rente de 12 florins. G. – En 1714, Motte, âgé de 82 ans, outre ayant esté fourragé plusieurs fois pendant cette guerre, usa de la faculté et leva la rente de 12 florins. G. –
La Petite Potte a été licitée, en faveur du censier Louis Joseph Ghislain, le 27 Janvier 1777 (N¹) et était occupée par lui en 1781. P¹ – // 3. Le chemin des Pottes (1765) (N¹) s’arrête aujourd’hui, venant du château, aux fermes des Pottes.Il se prolongeait jadis dans le Petit Bois et passait entre les deux étangs pour rejoindre en ligne droite la drève du Grand Bois. Ce prolongement a été supprimé dans les environs de 1850 par le marquis de Trazegnies, au grand mécontentement des fermiers. La suppression les obligeait à un détour pour atteindre leurs cultures ; mais le marquis désirait la tranquillité dans son bois. // 4. Jehan del Potte, échevin d Trazegnies à la Saint-Jean 1461. S¹ -  Potte, « terre sujette à servitude ». Roquefort. Op. cit.v°  Potte. – Pote, « petit trou en terre, fosette ». J. Haust. Dictionnaire liégeois, p. 502 (1931) et A. Bayot. Bulletin de Toponymie et de Dialectologie. T. IX, p. 102 (1935) – Même lieu dit à Pont à Celles : sous la juridiction de traulée, sur la campagne delpotte (1758) N¹ -sous la juridiction de potte, campagne de Maiemont (1780) N¹ – champ de la potte (1843) A. P.  (Section n° 33)

Pottes - Rue des - Dénomination de cette rue en souvenir de la ferme qui portait ce nom. (Qui existe toujours de nos jours) (Section n° 33)

    Rue des Pottes    L’entrée de la rue des Pottes depuis la rue de Piéton. Au fond: La ferme des Pottes.

Pouillety. V. Sentiers.     

Poulet. V. Viviers.

Prague - Rue de – Cette rue fut créée dans la seconde partie du XXème siècle. Elle se situe dans la cité de L’Yser.

 Avenue de Prague Une portion de la rue de Prague

Preaulx. Pre es – (1427) G. – aux preaux (1701) P¹ -Les preaux (1718) P¹ -Préha (1847) C. – Situation : sur les versants d’un ruisseau, près des anciens marais. Cet endroit est encore couvert de prairies. – Pratellum, « Préau », « petit pré ».

Presbytère. La cure (1701) P¹ – la maison du curei (1779) P¹ – Ce bâtiment, reconstruit en 1757, est le presbytère actuel.

Prets. Les grands – dessous le moulin (1754) N¹ – campagne des prés (1856). Plan manuscrit – champ des prés (1887) A. P. – Les grands prés faisaient suite aux préaux dans la direction de Gouy, sous Butia.

Prés - Rue des – Cette nouvelle fut créée dans la seconde partie du XXème siècle. Elle prend son embouchure dans la rue du Butia et se termine en cul-de-sac.

 Rue des Prés La rue des Prés depuis son embouchure de la rue du Butia.

Prusse. La rue de –. C’est avec l’argent gagné en Prusse rhénane durant les campagnes (étés) de briques, faites après 1870, que presque tous les habitants de cette rue construisirent ou achetèrent leur maison. J. Degrouve. Trazegnies. Histoire et géographie, p. 57 (1929). Elle se situe entre la rue de Gosselies et la rue de l’Yser.

 Rue de Prusse La rue de Prusse vue depuis la rue de l’Yser

Rue de Prusse 2 La rue de Prusse vue depuis la rue de Gosselies

 

 Fin de la rubrique consacrée aux rue O et P

30
jan 2007
Posté dans Les rues M et N, Non classé par toponymiedetrazegnies à 6:12 | 6 réponses »

Ma Campagne - Cette rue fut baptisée ainsi du fait qu’elle se trouve en bordure de la campagne . Elle fait aussi la délimitation du village avec Souvret.

Rue ma Campagne  Vue de la rue Ma Campagne prise depuis la rue de la Marche     

Madame. Pachy -  (1711) G. – prairie madame (1739) S¹ – sentier de la prairie madame (1847) C. – Cette propriété de 3 bonniers () faisait, au XVIII e siècle, partie du douaire de la baronne de Bode, marquise de Trazegnies. // Les seigneurs de Trazegnies possédaient à Hériamont, sous Pont à Celles, un bien dit : la closure madame (1733) S¹.

Madame – V. Sentier

Sentier Madame Le sentier Madame (La partie vue depuis son entrée dans la rue de Chapelle)

Le sentier Madame Une section du sentier Madame (vers la rue de Chapelle)

 

         Sentier Madame 2 Le sentier Madame au départ de la rue du Château.

Mahieu. V. Sau Mahieu. 

Malplaquet. A la maison quon dist malplacquiez appartenant audit Gabriel (du Ponceau) et tenant aux terres du Seigneur et commandeurs du piethon et passé le grand chemin allant de Mons a Namur (1525) S² – Malplaquy (1696) G. – maison et prairie dite malplaquée (1699) G. – maison dite male plaquée (1710) G. –  Barthélémy Dartevelle engage (donne en garantie) sa maison dite communement malplacquée tenant au grand chemin de Mons (1772) N¹ – Malplaquet (1858) Popp. – môplakie. Maison solitaire au bord d’un grand chemin. En 1709, elle servait d’hostellerie. G. // Le sens est obvie. Un bien rural de Gouy lez Piéton, également mal situé, se dit èl mô stichi (mal mis) et  une ferme de Thuillies est dite au mô campè (mal placé). // cfr. J. Haust. Top. et Dialect. Bulletins de Toponymie et de Dialectologie, T. XIV, p. 295. Malplaquet a été traduit par « mauvais champ », plakêt, désignant un « carré de potager. A. Carnoy. Dictionnaire étymologique des communes de Belgique, p. 364. (1940).

Marai. l. cense nommée le maret (avant 1550). Copie du XVII e siècle. S¹ – marez desoub le chateau (1698) G. – le courtil au marez (1720) S¹ – jardin présentement annexe au grand jardin du marez (1720) S¹ – // 2. t maret de desoub leglise (1671) G. – // 3. t maret de deseur le mouli (1671) G. // 4. marais des oies (1847) C. // 5. maret Pauscot (1730) G. // 6. maret desoub le petit pain (1671) G. //  Dans le creux où coulait le ruisseau qui prenait sa source au pied du château et qui se dirigeait vers Gouy lez Piéton, s’allongeait ce chapelet de marécages. Actuellement le ruisseau est conduit par un aqueduc et les marais ont disparu. La cense du marais appartenait au seigneur, le baron de Trazegnies (XVI e s.) S¹ -   Les marais étaient presque tous la possession de la communauté qui, par enchères, comme il se pratique en 1671, les louait périodiquement à des particuliers en les qualifiant : marets communs. G. – V. Pain (Petit-) ; V. Pauscot. – . Marais des Oies

Marche – Rue de la – Cette rue doit sa dénomination au fait qu’elle se dirige vers le village voisin : Forchies-la-Marche. Elle se situe dans la section n° 33. Elle relie la rue du Château à la rue Ma Campagne. C’est dans cette rue que se situe la cité Henne.

 Rue de la Marche Le carrefour de la Marche et de la rue de Piéton.

Marchienne. Le cavains dit la – (1697) G. – tenant jusqu’à la marcenne (1713) G. – tenant au chemin qui va a leglise et a la ruelle de la marcelle (1782) G. –  Situation approximative : au nord de l’église,à la limite du territoire de Gouy. // Pourrait, semble-t-il, être un dérivé de « marais ». On en fait généralement un diminutif de marca, « marche », « limite ». cfr. E. Legros. La philologie Wallonne en 1944. Bulletin de Toponymie et de Dialectologie T. 19, p. 175, n° 68 (1945). Ce lieu dit, toujours situé près d’une démarcation territoriale, est assez répandu : le marcelle (XIII e s.) à Gerpinnes. J. Roland. Toponymie de la commune de Gerpinnes. Documents et Rapports de
la Société Archéologique de Charleroi, T. 41, p. 45 (1936) ; en le marchelle (1487) à Monceau sur Sambre. Bulletin de
la Société de Littérature Wallonne de Liège. p. 315 (1913° ; chemin del marzelle (1693) à Ragnies. A. P.terroir de Biercée, au lieu dit le Pont de bois, tenant à la marcelle de Thuin (an XIV). Acte du notaire André, de Lobbes. A. P.le cavin de la maricielle à Angre. Th. Bernier. Recherches historiques sur le village d’Angre. Annales du Cercle Archéologique de Mons. T. XII, p.475 (1875)

Marcq. V. Ruelles.   

Marliere. A le – (1291). Analectes… VII, 379. – a le marlier (1427) G. – (1590) S² – deseur le marlier (1694) N¹ – prairie soub le marlier appelé le pré notre dame (1701) N¹ – le bois de la marliere (1772) S¹ – la marlière (1821). Plan manuscrit. A. P.èl mârière. – Marle, « marne », – suffixe collectif – arius. La marnière était en contrebas du plateau argileux. Le petit bois était farci d’excavations atteignant la couche marneuse. La marne servait à l’amendement des terres (1701) P¹ – Les cailloux de marne étaient employés à la construction des murs et à la surcharge des chemins. On exploita à divers endroits du village. Durant le XVIII e siècle et au début du siècle suivant, on tira la marne près du presbytère et, sur une plus grande échelle, le long de la rue de Corbeau, en pratiquant des galeries qui s’amorçaient au fond de puits de 3 à 4 mètres. Vers 1866, à 30 pas au midi de la chapelle de Saint-Joseph, une profonde excavation se produisit. On reconnu une ancienne marnière mal comblée.

Marlière. Avenue de la - Rue Floréal (début du XXème siècle). Cette avenue qui fait front à la façade Louis XIII du château de Trazegnies, longe son parc jusque la porte charretière. Elle fut créée dans la première partie du XXème siècle. Auparavent, c’était un sentier qui reliait l’accès du château à la porte charretière.

 Rue de la Marlière L’avenue de la Marlière vers la porte charretière.

Masure.  a la grande rue (1682) G. – masure de la cens Deltenre (1701) P¹ – les massures Deltenre a la grande rue (1756) N¹ – masure « maison », mais déjà au XVII e et XVIII e siècles, de peu d’importance ou délabrée. On trouve rarement ce terme dans les actes. L’emploi du mot maison est, au contraire, fréquent et s’applique à des constructions de bonne apparence : la maison de feu ioseph Roland (un riche bourgeois) gisant sur la place de trazegnies (1689) N¹ – la maison (très bien bâtie, mais mal située) dite malplaquée (1699) la maison du mayeur (au pied de l’église) (1701) P¹ – la maison de ville (1744) S³ -  la maison pastorale (1787) . 

Matey. La ferme – (1787) èl coûr Matè. Situation : rue du seigneur. L’emploi écrit du mot ferme, au lieu de cense, est rare à cette époque. Louis Matey, senior (t 1786) possédait ce bien en 1745. N¹ – L’ancienne « cour » de ferme est traversée par un chemin communal, jadis simple aisance particulière, pour aller de la rue du Seigneur à la rue des Ecoles.

Maturins, Le pâturage des – commun à la st Jean. Il était compris dans les petits prêts de dessous la marlière (1745) N¹ – Pré d’un bénéfice ecclésiastique du château de Trazegnies. 

Mercier - Rue cardinal – Cette rue fut créée dans la seconde partie du XXème siècle. Elle fait partie de la cité de l’Yser. (Section n° 27). Désiré Joseph Mercier, cardinal belge (1851-1926) . Il fut l’un des pionniers du néothomisme. Archevêque de Malines en 1906. Durant les hostilités de la Grande Guerre 1914-18, il fut le défenseur de ses concitoyens.

Cardinal Mercier La rue du Cardinal Mercier

Michaux. La maison – (1745) N¹ –  èl cour litchô. Cet héritage, comprenant une maison en une prairie, appartenait, en 1745, aux enfants de François Michaux. La « cour » était traversée par un chemin particulier, allant de la rue du Seigneur à la ruelle à Chats. Cette aisance est devenue, avec le temps, un chemin communal. V. Ruelles. 

Michaux - La cour – Cette cour, qui est en fait une petite place, se trouve au sommet de la dénivellation de ce sentier qui est pavé sur toute sa longueur. Il fait la jonction entre la rue à Chat et la rue du Seigneur.

       Cour Michaux      La cour Michaux vue depuis la rue à Chats.                

Monceau des bergers. Chemin du – (1701) P¹ – chemin qui va du mont de berger a courcelles (1704) G. – Mont du berger. – (circa1770)    Carte de Ferraris. monchâ dè berdjis. – Situation : a la roye del saux mahieu (1714) – Il y avait deux endroits ainsi désignés: l’un vers Courcelles, l’autre sur le territoire de Trazegnies, au point culminant, 180 mètres d’altitude, en bordure du chemin de Mons vers Namur, tenu pour un diverticulum. Notre mont du berger est figuré sous l’aspect d’une butte artificielle, parfaitement ronde, sur la carte de Ferraris. Cette élévation était donc assez importante et assez caractéristique pour servir, vers 1770, de repère aux ingénieurs militaires. Elle est maintenant rasée. O, peut, à notre sens, la considérer, jusqu’à plus ample informé, comme un tumulus. Dans les champs, les monchâ d’traîne (tas de cailloux et de chiendents) servaient volontiers d’observatoire et d’abri aux bergers surveillant les troupeaux. Les monticules de terre, à plus forte raison, jouèrent, pour eux, le même rôle. c’est un lieu dit courant dans la région : campagne du monceau des bergers (1790) A. P. à Gouy lez Piéton. – champ du monceau des bergers (1843) A. P.  à Pont à Celles.
Monplaisir  . pâture Dartevelle dite – (1750) P¹ – Situation : près du chemin de la bricterie. – môplèsi, mau, « mauvais » : plessis, « enclos » et par étymologie populaire, mon plaisir (?).

 Mont. V. Almons. V. Fastoumont. V. Robiermont.

 Morlet. V. Try.

Motte. V. Fiefs. V. Potte.

Moulins. Est in villa Trasniacas mansus indominicatus…molendina // (IX e siècle). Desriptio villarum  de l’abbaye de Lobbes. M33IV.  Archives de l’Etat à Mons. – cum censu moledini sub curia siti…. (1163). Barbier. Op. cit. T. II, n° 40. – canal du bies du moulin. Copie du XVII e s. Version française de la charte de 1220. S¹ – le moulin de Trasingnies (1416). Compte de la mairie de Nivelles. Archives Générales du Royaume à Bruxelles. – moulin a eauwe  (av. 1550) S¹ – paichy du moulin (1671) G. – pré du moulin (1720) G. – sentier du moulin Larsimont (1847) C. – le grand moulin (1891) N¹ – le moulin Purnode (1915) A. P. – Moulin domanial de Trazegnies. En 1416, il était occupé par un certain Severin. Philippe Baudinne (avant 1682) et, après lui, son fils (1699) le prirent à bail du marquis de Trazegnies. G. - Jean Pierman était fermier du moulin banal en 1709. G. - Les Larsimont semble l’avoir occupé dès 1720. Jean Baptiste Larsimont le louait en 1733. La veuve Larsimont est dite meuniere de trazegnies en 1753. P¹ –  Cette famille exploita le moulin jusqu’en 1890. Le moulin à eau à farine fut vendu en 1891 par les héritiers d’Alexandre, marquis de Trazegnies, aux charbonnages de Bascoup. N¹ –  En 1908, Isidore Purnode le racheta. Il fut divisé en deux, suite à un partage familial, en 1922. Faute d’eau, la roue ne tourne plus : le moulin marche à la force électrique. V. Ruisseaux.

Moulin – Rue du Petit – Cette rue fut nommée ainsi en souvenir de l’ancienne voie qui menait au moulin banal. (section° 26)

 Rue du Petit Moulin    La rue du petit-Moulin                                                        

Moulin - Rue du Grand - Cette rue conduisait vers le « Grand Moulin » . Elle conduit à l’ancien moulin banal., qui aujourd’hui, est transformé en deux habitations.

Rue du Grand Moulin La rue du Grand Moulin. C’est au fond de cette impasse que se situait l’ancien moulin.

Moulin a chaux. Piesente qui vat au – (1672) Situation : a la roue du vivier.

Moulin Kèlin. – le petit moulin (1898) N¹ –  C’est également un moulin à eau, proche du vieux moulin, désaffecté à l’heure actuelle. Kèlin, sobriquet des meuniers Léonard. – Charles – Augustin Léonard avait, le 16 octobre 1793, obtenu octroi pour un moulin à moudre grains, malgré l’opposition de la dame de Trazegnies. Conseil des finances. carton 790. Archives Générales du Royaume à Bruxelles.

Mousquoy. Journal appelé – tenant au chemin du piéton (1685) Situation exacte inconnue. petite terre en forme de mouchoir ?

Mousson. Bonnier tenant a – couture (1427) G. – terre dite Culture Mouchon (1876) A. P. – Situation : champ dessus l’église ; cadastre : Son        A, n° 202. Terre labourable portant le nom de son propriétaire, Jacques Misson (corps de l’acte) ou Muysson (signature) avoue tenir en foi et hommage de Jean, baron de Trazegnies, un fief ample de 20 livres tournois de rente, contrepannée (hypothéquée) sur des biens du terroir de Trazegnies. (Chirographe du 27 mars 1543) S² - Jehan Muisson, son fils, marchand de sayes, demorant en le ville dit quesnois, fait relief en 1559. La graphie de 1876 est le résultat d’une méprise provoquée par la ressemblance phonétique du nom primitif incompris avec mouchon (oiseau).

Mur le preste. Derriere le – (1427) G. – a la roye des murs le preste (1657) S¹ – au royage de mure le prête (1724) G. – en la campagne de meurt le Prête, tenant du midi au chemin de
la Reine (an XIII) A. P.
– 
Murs, « ruines », vestiges de maçonnerie. La dernière graphie est influencée par la prononciation dialectale : meur.

Namur. grand chemin allant de mons a namure (1545) S² - au vieux chemin de Namur (1791) A. P. – le grand chemin (1891) N¹ – On soutient que c’est un diverticulum. G. Desamps in Annales du Cercle Archéologique de Mons. T. XXIII, p. 112 (1892) et D. Van Bastelaer in Documents et Rapports de
la Société Archéologique de Charleroi. T XIX, p. 129 (1893). Ce chemin, profondément encaissé, offrait une brèche de 4 à 6 mètres dans le terrain limoneux. Un petit sentier courait sur la crête pour la commodité des piétons. Le fond du chemin se montrait sableux et caillouteux sous la couche argileuse. Les berges qui atteignaient le maximum de hauteur près de Malplaquet, donnaient à cette voie de communication les allures d’un très vieux chemin (vers 1860). 

 Neuve. Rue - . Cette rue, tracée après 1894, relie la place du Château à la rue Latérale. (voir rue du Grand-Jardin )  Cette rue se dénomme aujourd’hui : Avenue Seghin (Voir Seghin)

Nespéria. Au mespelleriau (1427) G. – evers le nespleriau (1517) S² -vers le mspelleriaux (1690) N¹ – nespelleriau (1755) N¹ -nelperiau (1787) P- nespperiaux (1791) N¹ -Nesperriau (1858). Popp. Situation : près de
la Bénite Epine. On peut refaire *mespelar-ellu « bois des petits néfliers ou petit bois des néfliers. Mespilus, « néflier » + arius, suffixe collectif + ellum, suffixe diminutif qui en français a donné- eau et dans le dialecte local – ia. (Section n° 26)

Nespéria - Rue du – Dénommée ainsi, du fait de sa proximité du lieu-dit Nespéria. Cette rue relie l’avenue de l’Hôtel de Ville à la rue de l’Yser.

   Rue Nespéria    La rue Nespéria depuis l’avenue de l’Hôtel de Ville. 

Nicaise. V. Ruelle. 

Nielle. terre a – (1787) Situation inconnue- Anielle pourrait être un nom d e personne. Le mot français nielle n’est pas du langage populaire de chez nous.

Nivelles. Chemin de bruxelles a fontaine (1687) G. –chemin allant a nivelles (1698) G. –chemin de fontaine a nivelles (1699) G. –le long du grand chemin qui passe la chaussée (romaine) (1700) P¹ -chemin de nivelles (1856). Plan manuscrit. – Ce grand chemin de terre menait de Bruxelles à Fontaine l’Evêque, via Nivelles. Il a porté, au cours du XIX e siècle, les noms les plus divers dans sa traversée de Trazegnies : la chaussée, rue du Cimetière, rue des Ecoles, chemin de Fontaine, chemin de Gouy, chemin de Marchienne, chemin de Nivelles, chemin de Souvret, rue de
la Station, chemin du village,
ruwe des cayes, èl brisè,  » route empiérée ». L’empierrement avait été fait en 1846 ; A cette époque, tous les chemins du village étaient encore de terre, à l’exception de la rue du Seigneur qui était pavée. – V. Fontaine. V. Rectem – V. 11 Novembre. (Section n° 26)

 Nauwe. V. Sau de Nauwez.

Notaire, Cens dite du – (1868) A. P. –  l’cinse dou notére. C’est la ferme de la grande Potte qui a appartenu à François Théodore Delbruyère, notaire à Trazegnies, dont le protocole s’étend de 1769 à 1796. Elle figure sous ce nom dans le partage des biens de la famille Delbruyère, réalisé le 4 octobre 1868, devant le notaire Frère de Charleroi. Elle a repris maintenant son ancien nom. –V. Potte.

 Notre-Dame. l. aux IX mesures notre dame (1517) S² -Bonnier notre dame (1643) S¹ – preits nostre dame (1670) G. –  terre notre dame (1718) G. – au champ du pré Notre Dame (1887) A. P. –  Biens d’un bénéfice ecclésiastique de l’église de Trazegnies, placé sous le vocable de la Vierge. Les 9 mesures tenaient au terroy derquignies (au territoire de Requignies, vers Courcelles) ; les autres biens étaient situés à proximité du Saucy. // 2 chemin nostre dame (1670) G. chemin de la Vierge. continuation vers le village du chemin du Gros bec. Il est compris dans l’itinéraire traditionnel d’une procession qui, une fois l’an, prenant le départ de l’église, parcourt les campagnes pour honorer la célèbre Vierge miraculeuse, Notre-Dame de Trazegnies. C’est aussi l’itinéraire suivi par des groupes de paroissiens priant pour un malade. Cette pieuse coutume locale, connue sous le nom de tour de la Vierge, se pratiquait encore au début de la seconde moitié du XXème siècle.

Notre Dame –  notre dame de Bohaim (1747) N¹ – campagne notre dame de Bohem (1756) N¹ – de Bohain (1767) N¹ -  Chapelle Boin (circa 1770). Carte de Ferraris. – sur la campagne n. dame de boheme (1778). La chapelle de Notre-Dame de Bohême se trouvait au bord du chemin (disparu) allant vers Courcelles. Elle est citée en 1772 (G) et en 1807 () – Détruite dans la première moitié du XIX e siècle, son souvenir s’est complètement perdu. isolé, le terme de 1770 serait incompréhensible. Il représente une annotation phonétique défectueuse. Les géomètres du cadastre ne furent pas les seuls à estropier les vocables ruraux, les ingénieurs militaires du XVIII e siècle leur avaient donné des leçons.

Notre-Dame des Grâces. chemin n. dame des grâces (1782) G. –Campagne de n. dame des graces (1787) G. – Chapelle disparue. Vers Courcelles, au bout de la route de Gosselies.

Notre-Dame – Chemin – Ce chemin relie le Petit Bois de Trazegnies à la rue du Gros-Bec. Il longe en partie le ring R3 pour y passer en dessous avant de rejoindre la rue du Gros-Bec.

 N-Dame Le chemin Notre-Dame vers la rue du Gros Bec.

Novembre - Rue du 11 – Cette rue était dénommée antieurement,  rue des Cayes, chemin de Nivelles. Elle prit sa nouvelle dénomination dans la première partie du XXème siècle, en souvenir de l’armistice signé le 11 novembre 1918. (Section n° 26.)

 11 Novembre  La rue du 11 Novembre vue depuis son intersection avec la rue de Pont-à-Celles et la rue du Petit Champs

Fin de la rubrique consacrée aux Rues M et N.

30
jan 2007
Posté dans Les rues L et J par toponymiedetrazegnies à 11:23 | Pas de réponses »

   Les rues L & J

  Jardins. Les – du chasteau (1630) S¹ – le jardin de monseigneur (1720) S¹ – le jardin du château (1758) S¹ – Parc du château de Trazegnies, aujourd’hui disparu, appelé communément èl grand djârdin. V. Curé

Jardin - Avenue du Grand- -Appelée autrefois Avenue des Combattants (avant la fusion des communes). Du souvenir des Grands-Jardins du château de Trazegnies, c’est tout ce qu’il reste : La dénomination  »rue des Grands-Jardins » gratification reçue lors de la fusion des communes.

 Rue du Grand Jardin La rue du Grand Jardin vue du sommet de la place Albert 1er .

Rue du Grand Jardin 2 La rue du Grand Jardin vue depuis la rue de la Soupe.

Justice. La Maison de – (1860) P¹ - Bâtiment de la cour féodale et scabinale de l’Ancien Régime. Il s’élevait sans style (1860), sur la grand’place. La porte était décorée aux armes de Trazegnies. Ses armoiries furent enlevées en 1851. P¹ – La construction, étant en fort mauvais état, subit une restauration à la fin du XVII e siècle. (Voir la rue du Château)

La d’zou. Invié – Partie basse et ancienne du village, au pied de la butte de l’église. Invié la d’zou (vers là-dessous) a parfois tendance à s’altérer en èl vî la d’zou (le vieux là-dessous). – V. Fontaine (d’inbas). De nos jours, cette place s’appelle : Place Delbruyère. (Voir place)

Lambiert. Terre a le – haye (1291). Analectes… VII, 379. Le « bois de Lambert » était seans au tieroit de Trazegnies. Situation inconnue.

Lamy. V. Fief.

Larsimont - Place – Place de l’Hôtel de Ville (1913) – Cette place fut débaptisée à la fusion des communes.

  Place Larsimont Vue de la place Larsimont. Au fond, on apperçoit la Maison de Tous.   

Latérale. Rue - Rue inaugurée dans la première partie du XXème siècle. Elle relie la rue de la Station à la rue de l’Argilette.

Rue latérale La rue Latérale vue depuis son intersection avec la rue du Château et la rue de l’Argilette.

Lateux. Jardin nommé de Mathy - (1703) P¹ – jardin dit communement jardin latteur (1748) N¹.

Lejuste. RueRue récente reliant la rue Verte à la route de Gosselies, créée par M. Fernand Philippe, bourgmestre de Trazegnies en 1891, et baptisée par lui, en souvenir de son père. Désiré Philippe surnommé Flipe Lèjus’. Ce dernier portait ce « spot » (sobriquet) du fait de ses auteurs : Eloi Philippe, dit le « philosophe », et Eugénie Lejuste.

Rue Lejuste La rue Lejuste vue depuis la rue Verte.

Libotte. rue -  ruelle Libotte (1457) François Libotte est cité à Trazegnies en 1693. Cette rue relie la rue Deldoncq à la rue Destrée. Elle fut créée dans la seconde moitié du XIXème siècle. Auparavant, c’était un sentier qui reliait la rue du Seigneur au haut du village.

Rue Libotte La rue Libotte vue depuis son intersection avec la rue du Petit Champs, la rue Deldoncq et la ruelle Delval.

Limbre. maison nommée le – tenant a la ruelle regardant le bénéfice de s. Nicolas et au chemin du seigneur (1713) G. – maison ditte communement le limbe, tenante a la ruelle saint Nicolas (1772) N¹.

Long. l. Gissant deseure le bois a t long Bonnier de terre appartenant a la chapelle notre dame (1585) S² – // 2. terre nommée longue terre (1788) G. -  Situation : au dessus du bois, près de la Gloriette. // 3. Bonnier de petit prêt dit t le long bonnier (1763) N¹ - Situation : dessous le bief du moulin. // 4. Longu’ tchèmise (longue chemise). Lieu dit récent d’une terre sise près de la rue André, vers Chapelle. V. Buisson (Long -) ; V. Soive, (Long de -).

Lorent. V. Fosses.

Lôrette. El vôyelette dè – Situation: près de la ruelle du Cavalier (vers Gouy). Suivant la tradition une chapelle votive se dressait en bordure de ce sentier. L’édicule, dédié à Notre-dame de Lorette, aurait été démoli vers 1890.

29
jan 2007
Posté dans Les rues G et H par toponymiedetrazegnies à 7:11 | 2 réponses »

 Les rues G & H

Gamache – Impasse. Cette impasse se trouve dans le milieu de la rue des Bois (Section n° 26).

 Impasse Gamache L’impasse Gamache vue depuis son entrée dans la rue dus Bois.

Garennes. Terrain appelé les – (1782) G. Les Garennes (1858). Popp. Situation : portion du Petit Bois. Réserve du gibier du seigneur.  

Garennes  Rue de la – Cette rue se trouve à l’entrée du Petit-Bois. Elle conduit à l’ancien relais de chasse des marquis de Trazegnies.

 Garennes La rue des Garennes – Propriété privée

Geraut. V. Ruelles.    

Godfront. V. Ruelles.  Gissiere  . Prairie ditte la – (1720) S¹ – pont de la chisiere (1757) N¹ – En 1720, un procès était en cours entre le marquis de Trazegnies et le monastère de Floreffe, dont le bon droit fut reconnu, concernant la prairie. Le pont permettait le passage du ruisseau du Piéton, en face du prieuré d’Herlaimont. Gissière. « jachère ».

Gloriette. Terre seant au lieu condist gloriere (1312). Barbier. Op. cit. t. II, n° 446. – heritage empres la gloriete (1525) S² – glosiere de la gloriette (1699) G. – gloriet (1715) G. – cens de la gloriette (1754) P¹ – cabaret de la gloriette (circa 1774). Carte Ferraris. – cens de la gloriette sous Trazegnies (1829) P¹ – èl gloriète. – Situation : ferme au bord du vieux chemin de Namur, touchant Malplaquet. L’héritage de 1525, placé entre
la Gloriette et Malplaquet, fut donné à rente par Jean, seigneur de Trazegnies, à Gabriel du Ponceau, à charge d’y construire une maison dans les trois ans. En 1788, la ferme était occupée par les enfants de feu Philippe Martin. G. – La leçon de 1312 parait suspecte. L’examen du manuscrit, conservé au Grand Séminaire de Namur, a été sollicité. N’ayant pas obtenu de consulter l’original, il nous a été impossible de vérifier l’édition du chanoine Barbier.

Godfront. Courtil dit – tenant a la cens de
la Tenre
(1674). G. – ruelle Godefrind (1716) N¹ – Le courtil (jardin) tenait à la ruelle; celle-ci s’amorçait à la rue du Seigneur et descendait vers le marais Pauscot. Ce vocable est un patronyme : Godefrid, Godefroid. 

Goret. V. Ruelles.

Gouy. Chemin de – . Il est nécessaire de distinguer deux chemin menant à Gouy lez Piéton : l’ancien chemin de Nivelles et l’ancienne aisance de Gouy. // 1. chemin allant a nivelles (1694) N¹ – mouvant sous le jugement de trazegnies, tenant au chemin qui vat vers gouy (1698) G. – Chemin de terre, jadis de grande communication, allant, par le territoire de Trazegnies, de Fontaine l’Evêque à Nivelles. Il est profondément encaissé sur une longue distance et réduit en fait, aujourd’hui, à servir de chemin d’accès pour la culture. // 2. le voyelet (petit chemin) qui vat de goy a trazeignies (1474). Obituaire, Archives du presbytère de Gouy lez Piéton. – piedsente (sentier) allant a gouy (1698) G. – on va a gouy passant le piedsente le long de notre grange (à côté du presbytère de Trazegnies) suivant le chemin qui passe pardevant le chateau de Lahayes (sur Gouy) (1701) P¹ – avenue de Gouy vers Trazegnies (1811)  N¹ – au chemin de Trazegnies au chateau (de Gouy) (1863) A. P. Ce chemin ne fut, dans le principe, qu’une simple aisance reliant le château de
la Haye sous Gouy au village de Trazegnies. Au XVIII e siècle, il était devenu une allée particulière bordée d’arbres. (Plan manuscrit de 1768 n° 2524. Archives générales du Royaume à Bruxelles). Cette avenue, publique après
la Révolution et pavée au siècle dernier, a accaparé tout le transport au détriment du vieux chemin de Nivelles. // 3. Gouy lez Piéton – Gowi – Gaudiacus (980) C. G. Roland. Toponymie namuroise. Annales de
la Société Archéologique de Namur. T. XXIII, p. 432. 1899. Goei (1186) Analectes pour servir à l’histoire ecclésiastique. T. XIV, p. 186. Gouy supra Piéton (1256) V. Barbier. Op. cit. T. II, n° 259. (1892). – Goy (1474). obituaire, f° 17. Archives du presbytère de Gouy lez Piéton – Gouy (1698) G. Ghoy (1663)  N¹ – Goy sur Piéton (1742). Registre de frère Malmedy. Archives du presbytère de Gouy lez Piéton. – Gouy (1811) N¹ – Notons que lez (prés de) de la forme officielle est un non sens. On devrait dire comme autrefois sur. Il s’agit, en effet, du ruisseau le Piéton qui arrose Gouy et non du village de Piéton qui n’est même pas limitrophe. Gouy a pour racine Gaudius (nom d’homme gallo-romain) et pour suffixe – acus (domaine). A. Vincent. Les noms de lieux de
la Belgique. p. 64 (1927). A. Dauzat. La toponymie française. p. 270. (1939). On  a cependant estimé que le radical n’est pas un gentilice, mais bien un nom commun : gaudium
, joie + – acus. Donc : « maison de plaisance ». A. Carnoy. Dictionnaire étymologique du nom des communes belges. p. 221 (1940).

Gouy - Rue de – Cette rue se situe à la sortie du village pour se diriger vers Gouy-lez-Piéton. Elle débute à partir de la chapelle Saint-Roch pour se limiter à la rue du Bosquet. Avant la fusion, cette rue aboutissait près du bosquet de Gouy-lez-Piéton.

   Chapelle Saint-Roch   C’est après la chapelle Saint-Roch que débute la rue de Gouy. Celle-ci se termine au carrefour de la rue de Soive et de la rue du Bosquet. 

Gosselies. Route de – au Roeulx. Chaussée de Bascoup. (1867) - Route provinciale, décrétée par arrêté royal de 1840, construite par voie de concession de péages suivant les arrêtés royaux des 24 octobre 1842 et 9 octobre 1850. Bascoup qui mène la route, est un hameau de Chapelle lez Herlaimont. – à bach’coû. – ancien français bacicol (XV e siècle). A. Bayot. Bascoup (Baisscos en 1576). Revue belge de Philologie et d’histoire. T. XIV, p. 280. (1935).

De nos jours, elle commence aux « 4 chemins » jusque la rue de l’Epine. Au début du XXème siècle, elle était bordée d’arbres. Ces arbres furent abattus vers 1930 pour permettre l’électrification de la voie vicinale. Certains de ces arbres furent replantés le long de l’esplanade du château de Trazegnies.

 Rue de Gosselies    La rue de Gosselies vue depuis « Les 4 Chemins ».

 La rue de Gosselies 2      La rue de Gosselies vue depuis la rue de l’Epine. C’est ici que ce situe l’entrée du village en venant de Courcelles.

Grand-Rue – Ancienne dénomination : chemin de fontaine à nivellesRue de
la Station
– Cette rue prit sa nouvelle dénomination en 1976 à la fusion des communes. Elle part depuis les « 4 chemins » pour se diriger vers le village voisin : Souvret. C’est la deuxième artère de Trazegnies la plus commerçante (Section n° 33).

 Grand-Rue 1    La Grand-Rue vers la commune de Souvret. Cette rue fait l’intersection avec la rue à Caillou, la rue Croix-Sabot- la rue Verte, la rue de
la Soupe et la rue Latérale. 

  Grand-Rue 2 La Grand-Rue vue depuis son intersection avec la rue Latérale.

C’est ici que se situe la limite entre les communes de Souvret et Trazegnies.

Greffe. Prairie nommée la prairie a – proche de la grotte (1733) S¹ – le pachy a graffes  (1744) – Ce bien de deux bonniers appartenait au marquis de Trazegnies. Situé près du petit bois, en bordure de la grande drève, il était rempli d’arbres fruitiers (greffés) (1744) .

Gros beche (1701) G. – gros becq (1720) G. – closiere gros bèche (1750) P¹ – chemin du gros bec (1891) N¹ – gros bètch – Situation : tenant au bois de trazegnies (1750) P¹ – Configuration parcellaire en bec, en pointe. dans un acte, à propos d’un autre bien, il est dit : terre tenant de bec… (1716) N¹ – Au bord de ce chemin du Gros Bec, suivant une tradition, aurait existé une ferme détruite par fait de guerre. On n’en voit déjà plus de trace sur la carte de Ferraris (circa1770) et il n’a pas été rencontré de document en faisant mention.

Gros-Bec - Rue du – Cette rue prend son départ dans la rue de Chapelle pour aboutir à l’orée du Grand-Bois.  Rue du Gros-Bec Le Gros-Bec – A gauche, cette portion est abandonnée du fait qu’elle longe l’autoroute. Auparavant, ce chemin rejoignait l’entrée du Petit-Bois de Trazegnies. A droite, la rue continue vers le Grand-Bois de Trazegnies, et ce, à travers les campagnes. Rue du Gros-Bec   Vers le Grand-Bois de Trazegnies. La rue du Gros-Bec se transforme en un chemin pour les fermiers. Il est très endommagé du fait du passage des tracteurs des riverains Cette vue fut prise dans la portion qui aboutit au Grand-Bois de Trazegnies. Grotte. Le prez proche de la – et les vergers derriere la maison Gillion Motte (1720) S¹ – Ce pré gît proche du parc seigneurial. La localité ne possède aucun affleurement rocheux. Il s’agit sans doute d’une grotte artificielle comme affectionnait l’art des jardins au XVIII e siècle. Guernica – Place de – (section n° 27)  - Guernica – Ville d’Espagne (Biscaye) –  Cette place fut inaugurée dans la seconde partie du XXème siècle en mémoire du martyre de cette ville qui fut détruite par l’aviation allemande au service des franquistes pendant la guerre civile (1937).  (Pas de vue)Halle. La – de ce lyeu (av. 1550) S¹ – sur la place de trazegnies devant la halle (1655) G. – Ce bâtiment appartenait à la communauté, il semble avoir été adossé à la maison de justice (cour féodale et scabinale du lieu), à un endroit bien choisi pour le commerce, face à l’unique place que possédait alors la localité. La terre franche de Trazegnies jouissait de rares privilèges économiques. L. Deltenre. La foire de Saint –Laurent à Trazegnies. Bulletins de
la Société d’Archéologie de Charleroi, n° 4, p. p. 54-58 (1938).

 Hanon. Batty – (1537) au battils henen (1644) S¹ – battil henon (1650) S¹ – chemin hannaut (1670) G. – battils honnon (1679) S¹ – chemin henneu (1682) G. – chemin hennault (1707) N¹ – chemin henau qui va a courselle (1722) G. – au batil Hainaut (1744) S³ – batil haynaut (1775) N¹ – Ce chemin, prolongeant la ruelle à Cailloux, menait à Courcelles. Il fut supprimé après la création de la grand’ route de Gosselies au Roeulx. La partie de ce chemin, située dans la campagne de Notre-Dame de Bohême (section A. n° 337 et 338 du cadastre), fut rachetée le 21 mai 1845 par la famille Delbruyère et les parcelles jusqu’alors séparées furent réunies. On e doit pas donner à ce battil un sens similaire à celui du sart de hainault (1704) N¹ – (Courcelles Rianwelz) ou à celui du trieu de Brabant (1843) A. P. – (Pont à Celles). Si notre battil gisait relativement proche de la limite du comté de Hainaut, il devait cependant, comme le courtil de Hennau (1716) N¹ – (Souvret), sa désignation à l’occupant et non à sa situation géographique. On sent nettement la tendance des scribes, au fur et à mesure que le temps s’écoule et que le sens original se perd davantage, à transcrire un nom courant, mais inexact et à remplacer Hanon, diminutif du prénom Jehan, par Hainaut, le nom du comté. Ce prénom est devenu un nom de famille : François hanon résidant a Courcelles (1768) N¹ -. V. Baty.

 Haye, « bois » – V. Courtoises hayes : V. Lambert haye. 

 Healme. Maison et brasserie nommée le – gissant devant la halle du lyeu (avant 1550) S¹ – Ce bien appartenait à Jean, baron de Trazegnies, mort en 1550, et avait un heaume pour enseigne.

Henne - Cité - Nom donné en souvenir d’un ingénieur-industriel qui résidait à Trazegnies au début du XXème siècle. (Rue Lejuste). « Grand Prix Fernand Henne » : Ce prix était lié au jeu de balle de la section de Trazegnies lors des concours. Cité Henne – Cette cité ouvrière  fut créée pour les mineurs du puits n° 6 des Charbonnages de Mariemont-Bascoup au début du XXème siècle. Elle se trouve à la sortie du village en direction de Piéton (section n° 33).

Cette cité a la particularité d’avoir son entrée et sa sortie dans la rue de
la Marche. En fait, elle présente une forme semi-circulaire.

 Cité Henne La rue de la cité Henne   La cité Henne Cette vue nous montre la rue qui se trouve derrière la cité.

Hénoch. V. Boucher. 

Herlaymont. l. Petit chemin qui va a – par le bois (1701) P¹ – la piescente allante a la prioré de Herlemont (1704) N¹ – la violette d’herleumont (1847) C. vôye dè l’abîe. – Sentier, aujourd’hui disparu, menant de Trazegnies au prieuré d’Herlaimont, sous Chapelle. Il partait du Pachy Madame, traversait des prairies cloturées avec tourniquets aux issues, longeait la maison de
la Couturelle, touchait le bout des étangs et atteignait le bois de Saint-Laurent qui était une portion du Grand Bois, enfin, après la traversée du feuillu, aboutissait au prieuré. // 2. Le prieuré d’Herlaimont  fut fondé au XII e siècle par les sires de Trazegnies en faveur de l’abbaye de Floreffe. U. Berlière. Monasticon belge, T. I, p. 422 (1890). Il fut supprimé à la révolution française. La maison du maître (titre du supérieur), reconstruite en 1783, existe encore. – Herlaimont passa, sous le Concordat, de la paroisse de Trazegnies à celle de Chapelle. // 3. Herlaimont.  Herlamont (1163). Barbier, op. cit., T. II, n° 40. – Herlemonte (1181). Id. T. II n° 58 – court de Hellamont (1289). Id. T. II, n° 384. heritages de Herleumont (1641). Testament. Archives du presbytère de Chapelle. – terres de Herlemont (1701) N¹ – herlaymont (1755). N¹ – la maison de herlaimont. Registre des morts de 1806 à 1834. Archives du presbytère de Chapelle. Herlaimont pour A. G. Chotin. Etudes étymologiques et archéologiques du Hainaut, p. 143 (1866) signifierait : « mont boisé » et pour E. Förstemann. Altdeutsches Namenbuch. Personn. I, 626 (1900) : « mont de Herlai », forme du nom germanique Herleich. cette seconde interprétation est seule valable.

Hôtel de Ville – Avenue de l’ – Cette rue prit sa dénomination dans la seconde partie du XXème siècle. Elle se trouve  dans la cité  » Saint-Joseph » . (section n° 26)

Rue de l'Hôtel de Ville L’avenue de l’Hôtel de Ville depuis son départ de la rue Rectem. A droite : la Poste

 Avenue de l'Hôtel de Ville L’avenue de l’Hôtel de Ville vue depuis la rue des Roses.

 Hostel. Deseur le champ de l’ – (1700) N¹ – au champs de Lostel  (1713) G. –le champ de l’hotel  (1744) S³ – champ du Losté (1858). Popp. – èl tchamp d’l’hosté. – Hostel, « demeure », « maison » (?). A notre connaissance, les bâtiments n’ont pas laissé de trace. 

Houduart. Terre a – buisson (1291). Analectes…VII, 379. Ce bien était seans ou tiroit de Trazegnies. Sa situation exacte est inconnue. L’influence germanique donne ce type de composition : déterminant + déterminé, mettant en tête le nom de la personne.

Hugelot. Au bonnier des pauvres nommet bonnier – (1616) – Situé à
la Bénite Epine ; appartenait à la table des communs pauvres de la localité.

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